Accueil > Société | Par Catherine Tricot | 29 janvier 2018

Pentagon Papers : le courage nécessaire

En rendant hommage à la détermination de quelques-uns pour préserver la liberté de tous, le film de Steven Spielberg résonne puissamment avec les enjeux actuels de la presse indépendante et d’opinion.

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Depuis mercredi, on peut revivre sur les écrans un moment crucial de la presse américaine, celui de la publication par le New York Times puis par le Washington Post d’un document révélant l’inanité criminelle des gouvernements qui faisaient la guerre au Viêt-Nam. Pentagon Papers de Steven Spielberg résonne avec notre actualité.

Il retrace un épisode de la saga des lanceurs d’alerte qui, au risque parfois même de leurs vies, portent à la connaissance du public et de la justice des pratiques criminelles et liberticides.

La part belle aux têtus

Ici, il est question de l’analyste Daniel Ellsberg, qui copia une à une les 7.000 pages d’un rapport secret pour les donner à la presse : les administrations de Kennedy, Johnson, Nixon savaient qu’elles ne pouvaient pas gagner la guerre, mais s’obstinaient à envoyer une génération de jeunes hommes à l’abattoir. Depuis, Daniel Ellsberg a confirmé son engagement en soutenant WikiLeaks et Julian Assange.

Comme Les Heures sombres, qui se centre sur le courage solitaire de Winston Churchill, Pentagon Papers fait la part belle aux valeureux têtus. Il met en lumière la présidente du Washington Post, Katharine Graham, qui va engager l’avenir du journal pour préserver la liberté de la presse et le si chéri premier amendement de la constitution américaine. En ces temps d’explosion des cadres collectifs, cette détermination, ce courage sont devenus si nécessaires !

Le film de Spielberg retrace le parcours de cette femme propulsée, après le suicide de son mari, à la direction du Washington Post et qui va faire face avec hauteur. Meryl Streep incarne avec justesse ce combat rendu encore plus difficile par les trois fois riens qui discréditent les femmes, même les plus hauts placées. Brûlante et éternelle actualité : Christine Lagarde, dans une interview au Monde, confie qu’elle aussi est encore regardée avec condescendance, bien qu’elle dirige le FMI.

Le temps qu’il faut pour devenir un grand média

Mon attention a été retenue également par un autre fil qui court dans le film, l’histoire d’un journal et les relations entre les journaux. Au moment des faits, en 1971, le Washington Post n’est pas encore un quotidien de premier plan. Mais il est déjà banni par la Maison blanche, qui lui barre l’entrée au mariage de la fille Nixon. Le Post réussira à contourner l’interdit en nouant des connivences avec les autres journaux et en publiant à sa une des clichés confiés par ses confrères. Piètre victoire en apparence puisque, le même jour, le New York Times délaisse la fête nuptiale et sort les premières pages des Pentagon Papers.

Le Washington Post a néanmoins remporté une petite victoire symbolique. Il apprend aussi à reconsidérer ses priorités : ce sera la guerre au Viêt-Nam. Cette solidarité entre journaux indique déjà un esprit, celui de faire face ensemble. On voit les relations d’amitié entre Katharine Graham et le directeur du New York Times. Cet esprit va s’avérer indispensable pour ne pas laisser la justice américaine interdire les révélations sur la guerre du Viêt-Nam.

Contre ce que Macron appellerait peut-être des fakes news, le Washington Post va prendre, au péril de sa survie, la décision de relayer le New York Times et de publier les pages censurées par la justice. Il sera suivi par l’ensemble de la presse américaine, rendant impossible sa propre condamnation. Il faut du temps pour devenir un grand média, se tromper et recommencer, prendre les bonnes décisions. S’il n’y avait pas eu les Pentagon Papers, le Washington Post aurait-il osé révéler, trois ans plus tard, le scandale du Watergate qui finira par faire tomber Nixon ?

L’indépendance en commun

Pentagon Papers montre aussi qu’au-delà de la concurrence entre les journaux, il y a un combat plus important, celui de la liberté de la presse et des nécessaires contrepouvoirs. Emmanuel Macron parle volontiers de la montée de l’il-libéralisme, c’est à dire la concentration des pouvoirs dans les seules mains des gouvernements élus, réduisant à rien la dissociation de l’exécutif et du législatif, l’indépendance de la justice, la liberté d’expression, la place des corps intermédiaires...

Les relations que Macron entend nouer avec la presse, entre interviewes de complaisance et petites questions improvisées, sa remise en cause du service public de l’audiovisuel, sa proposition de loi contre ce qu’il s’arroge le droit de déclarer fakes news sont inquiétantes. Certes, la France n’est pas la Turquie. Mais elle n’a pas à s’en rapprocher.

Pour s’opposer à ces menaces, l’exigence d’indépendance et de moyens qui correspondent aux besoins actuels des médias publics et d’opinion devrait nous réunir. Les médias indépendants devraient quant à eux se poser la question de leur convergence, de leur travail en commun. Cette atomisation confine au ridicule. Quel sens y a-t-il d’avoir côte à côte, en rivalité, L’Humanité, Politis, le Monde diplomatique, Regards, Médiapart, Bastamag, Le Média ? la production d’informations, d’enquêtes et d’analyses, de vidéos et de son suppose de gros moyens matériels et intellectuels. La somme de nos moyens et savoir-faire est non négligeable. Leur éclatement fait un grand pschitt.

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Vos réactions

  • La liberté de la presse est incompatible avec le socialisme. Il la nie absolument. Lénine promulgua le premier décret sur la presse le 9 novembre 1917, deux jours après la prise du pouvoir par les communistes en Russie, pour interdire les journaux que son parti ne contrôlait pas. Cette mesure d’urgence se généralisa et, dans l’application des principes qui la justifiaient, imposa sur la longue durée le contrôle strict par le pouvoir de tout organe de presse, qui ne pouvait qu’en dépendre. L’absence totale de liberté éditoriale, en particulier pour les journaux d’information générale, le concept même de liberté de la presse étant absurde dans la logique marxiste, perdurèrent jusqu’à la fin du régime. L’opinion publique dans les démocraties y voyait une des caractéristiques les plus emblématiques du communisme, qu’on l’approuve ou qu’on la condamne.

    L’Humanité, principal organe de presse en France du parti communiste, la justifia et la défendit jusqu’au bout. Il était le seul quotidien français autorisé en URSS. Les autres publications étaient à l’unisson. Même Regards dans sa première mouture, périodique fondé en 1932 par Léon Moussinac, ne s’illustrait pas par un excès de critiques à l’égard de l’URSS. On apprécie particulièrement ici que Regards dans sa version actuelle se différencie de ces conceptions éditoriales, ainsi que cet article, qui fait l’éloge de la liberté de la presse aux États-Unis, le montre. Ce faisant Regards prend le contrepied d’un des principes fondamentaux du socialisme.

    Glycère Benoît Le 29 janvier à 10:17
       
    • @glycere - l’excuse historique des régimes totalitaires communistes ne doit pas exempter d’ interroger les relations entre les États et les medias dans un contexte démocratique... Car il n’y a aucune raison de croire, bien au contraire, que ce qu’on nomme usuellement un contre-pouvoir à l’autorité en place (la presse et les médias d’informations) ne subit pas de pressions afin de manipuler l’opinion qu’elle est censée participer à fabriquer.
      Votre approche n’apporte rien au debat, et ne fait que rappeler votre combat contre une idéologie marxiste...

      Carlos Le 29 janvier à 13:37
    •  
    • G.Benoît , notre grand timonier de la Démocratie formelle remet le couvert en rouvrant" le livre noir du communisme" soviétique et en oubliant , comme c’est commode ! de préciser le contexte dans lequel Lénine et ses camarades ont décidé d’interdire la presse bourgeoise russe contre révolutionnaire.Mais il est vrai que G.Benoît ne s’embarrasse pas de ce détail de l’histoire tellement il est persuadé qu’il n’y a rien de meilleur que le capitalisme et sa presse "libre".

      Sur ce point également, il oublie un détail pourtant essentiel : cette presse est "libre" parce qu’elle est riche et qu’elle défend les riches et leur pouvoir de domination sur la société. On peut jouir sans entrave de la liberté d’expression aussi longtemps qu’on ne remet pas en question cette domination.

      Si "no money", la presse n’existe pas et sa liberté non plus !

      Enfin, ne nous leurrons pas sur "l’espace de liberté "concédé par le système en place : malgré les "lanceurs d ’alerte", les journalistes "free lance", les quelques journaux et films qui dénoncent la réalité du monde comme il va mal sous le capitalisme, ce dernier , aux dernières nouvelles continue de se bien porter , et tel le lion, n’a que faire des puces dans sa crinière.
      Souvenons-nous : pas plus le courageux "j’accuse" de Zola dans l’Aurore, et que , plus près de nous, "l’affaire du Watergate" n’ ont nullement suffi à renverser le veau d’or qui est toujours debout !

      Enfin, Glycère B. depuis quand le journaux d’information générale ne sont-ils pas des journaux d’opinion ? Votre conception idéelle du monde vous rend idiot .Redescendez donc sur la terre !

      Samuel M Le 29 janvier à 14:05
    •  
    • Au lieu de répéter toujours la même chose tu ferais mieux de lire Aude Lancelin "La pensée en otage"....

      Dominique FILIPPI Le 29 janvier à 14:05
    •  
    • @Carlos. Si, elle y apporte quelque chose, dans le cas présent sur la question de la liberté et du pluralisme de la presse, illustré par la situation aux États-Unis. L’idéologie marxiste ne me dérange pas en tant que telle. Chacun est libre d’y adhérer ou non et je défends cette liberté comme les autres, celle de la presse par exemple dont je parlais quelques lignes plus haut. Ce que je combats c’est le communisme, qui est un régime. Ne confondez pas une idéologie, qui est une construction de l’esprit, et un régime, qui détermine l’exercice du pouvoir dans un État souverain.

      Glycère Benoît Le 29 janvier à 14:22
    •  
    • Samuel M le Vychinski du forum en remet une couche dans la langue de bois pour défendre le bilan du communisme. S’il trouve que la presse riche, la presse bourgeoise, n’a pas droit à la parole, au motif qu’elle est contre-révolutionnaire donc en soi nuisible, qu’il le dise et propose une loi pour la faire interdire. Sinon, qu’il s’en accommode après avoir reconnu qu’elle avait le droit d’exister et qu’elle était libre de sa ligne éditoriale.

      Les exemples cités ont tous pour cadre des démocraties, donc le monde capitaliste. On attend de Samuel M qu’il cite un exemple à l’honneur de la presse, pour la qualité rédactionnelle et le courage face au pouvoir en place, dans les pays communistes, disparus ou actuellement existants. Samuel M, qui n’est pas idiot, devrait en être capable.

      Enfin, Samuel M, depuis quand les journalistes n’ont-ils pas le droit d’avoir une opinion, qui n’est pas forcément proche de la vôtre ? Qui leur a jamais dénié ce droit ? L’exprimer ne les exonère pas de respecter la déontologie de leur profession, et aussi bien il n’y a pas lieu de présumer qu’ils y manquent, quelle que soit la ligne éditoriale de leur journal. Votre conception binaire du monde vous égare, revenez sur terre parmi vos concitoyens, qui ne sont pas idiots du seul fait de ne pas la partager.

      Glycère Benoît Le 29 janvier à 15:06
    •  
    • @Glycere - Je vais donc éviter de confondre Marxisme et communisme, dont puisqu’il faut être précis, vous attribuez au 1er les ferments "totalitaires" du second comme vous me le faisiez remarquer il y a peu encore dans l’article sur le parti socialiste, ce qui à priori, devrait logiquement vous faire combattre autant l’un que l’autre, malgré ce que vous indiquez :

      le caractère totalitaire du communisme réside dans la doctrine marxiste elle-même.

      Auriez-vous ajouter un peu de nuance à vos réflexions ?

      Pour autant, Non, je répète que je ne vois pas en quoi votre interprétation erronée du sujet vous amènerait à être en plein dedans :

       "cet article, qui fait l’éloge de la liberté de la presse aux États-Unis, le montre".
       "Ce faisant Regards prend le contrepied d’un des principes fondamentaux du socialisme."

      Car tout de même, ce dont il s’agit dans cet article c’est moins de faire l’éloge de l’administration américaine que, pour illustrer, des "lanceurs d’alerte qui, au risque parfois même de leurs vies (serait-il dangereux de faire éclater la vérité aux EU sur les pratiques d’un gouvernement si profondément démocratique ?), portent à la connaissance du public (via des médias tout de même "indociles" qui se comportent comme un contre-pouvoir) et de la justice des pratiques criminelles et liberticides (ce qui indique bien que même là ou le droit est la norme, il convient toujours d’être vigilant ).

      Vous êtes probablement bien le seul à y avoir vu ce que vous décrivez (j’attends qu’on me détrompe au besoin) et je suis sûr que cela doit profondément interpeller l’auteure de cet article...

      carlos Le 29 janvier à 16:05
    •  
    • @ Tricot. S’il est possible d’aborder la prose de Mme Tricot sans défriser les éternels pongistes, Glycére, Carlos, Filippi sans oublier les habituels commensaux de la place du Cl Fabien, je trouve désopilent et surtout lamentable la phrase suivante : " Brûlante et éternelle actualité : Christine Lagarde, dans une interview au Monde, confie qu’elle aussi est encore regardée avec condescendance, bien qu’elle dirige le FMI." !!! Elle est regardée par les "grands" de ce monde pourri comme le larbin qu’elle est des capitalistes et banquiers internationaux ! Quant aux lanceurs d’alerte auxquels Mme Tricot rend hommage, on aurait aimé qu’elle puisse en citer un en un siècle dans son journal de référence, l’Humanité qui jusqu’à la chute du mur de Berlin parlait du" bilan globalement positif" des pays dits "socialistes".

      René-Michel Le 29 janvier à 18:31
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    • @René Michel - ca ne me defrise pas du tout ...

      Carlos Le 29 janvier à 18:45
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    • @René-Michel. Moi non plus.

      Glycère Benoît Le 29 janvier à 21:01
    •  
    • @Carlos. Mon interprétation du sujet n’est pas erronée : elle repose sur un fait qui n’a rien de contingent : le socialisme ne peut reconnaître l’existence d’une presse libre, pluraliste et indépendante du pouvoir. N’imaginez pas que votre avis équivaille à la vérité. Un peu de modestie ne le déparerait pas, au contraire.

      Pour le reste vous avez raison il aurait fallu pour être plus précis parler de marxisme-léninisme. Une thèse les dissocie dans l’origine théorique des crimes, l’imputant au léninisme seul, d’autant que Lénine a été chef d’État en plus que théoricien. Le régime qu’il fonda n’a pas fait l’objet de déviation lorsque Staline devint secrétaire général du PCUS. Une autre thèse décèle les ferments du totalitarisme dès le marxisme, soit en bloc soit en partie. On ne peut cependant l’imputer à Marx lui-même, qui n’était pas marxiste. Comme auteur il reste important.

      Le caractère idéologique des crimes communistes leur confère un mobile qui les précède de loin. Ce ne sont pas des crimes aventureux, œuvre d’une autorité de fait, d’un pouvoir de rencontre n’ayant pour but que le brigandage et la corruption. Son dessein était universel, tout lui était subordonné. Il enrôla pour l’accomplir des croyants et des cyniques, des psychopathes et des voyous, des calculateurs et des imbéciles.

      Glycère Benoît Le 29 janvier à 22:30
  •  
  • @Glycère Benoît Le 29 janvier à 14:22

    Si j’ai bien compris...TINA....

    Dominique FILIPPI Le 29 janvier à 14:26
       
    • TINA ...puisque tu récuses un partage des richesses....Le rejet du totalitarisme n’est qu’un alibi méprisable...Tu devrais avoir honte de tant de mépris des gens...DEGAGE !

      Dominique FILIPPI Le 29 janvier à 14:30
    •  
    • @Dominique FILIPPI. Dégage ? Le dégagisme est-il une illustration de la liberté de la presse ? Je ne pense pas. Mais tu penses le contraire : quelqu’un exprime sur un forum, donc sur un espace médiatique, un argument qui te déplaît et ton réflexe, formulé de façon sommaire mais claire, est de vouloir le faire taire. On frémit à la situation que connaîtrait la presse si des gens comme toi arrivaient au pouvoir en France. Quand ce sera le cas, ils me mettront en prison pour diffusion de mauvaises idées. En attendant je ne dégage pas.

      Glycère Benoît Le 29 janvier à 15:17
    •  
    • Glycère arrête ton délire anti marxiste et anticommuniste qui rabaisse ton discours au niveau des officines de la Guerre froide ou des torchons de notre extrême droite.
      Je n’ai pas vécu au temps de Lénine, ni de Staline, ni dans aucune des démocraties populaires de l’après seconde guerre mondiale... je suppose que toi non plus. Alors , tu es bien incapable de citer un journal ou un média "libre" de ces époques ... À l’exception de "Free Europa" sans doute.

      La resucée des pages du "livre noir du communisme "- apparemment ton bréviaire de la haine - ne suffit pas à me convaincre que le pouvoir des riches est le meilleur qui soit et que sa presse et son cinéma soient les meilleurs du monde.

      Ne joue pas au plus fin.Les tenant du capitalisme savent très bien comment faire pour mettre la presse au pas. Taper à la caisse, poursuivre en justice leur direction et rédaction et quand cela ne suffit pas, leur gouvernement peut censurer, pousser à l’exil ou liquider purement et simplement les journalistes indépendants et lanceurs d’alerte...
      Au cas où, bien improbable actuellement, le peuple français décidait de renverser le pouvoir des riches, croit-on vraiment que la "presse d’information générale" et d’opinion, détenue à 95% par le CAC 40, applaudirait la nouvelle donne et ne mènerait pas le combat de classe contre le changement sur le plan médiatique en toute "indépendance" ? .

      Samuel L Le 29 janvier à 15:39
    •  
    • Glycère, tous les exemples cités sont dans un "cadre démocratique"(sic). Un "cadre ", oui seulement un "cadre". Et cela vous suffit ? peut - on en conclure qu’on peut donc étrangler les libertés, bafouer les droits de l’homme, exploiter son prochain jusqu’au trognon, le priver d’une vie décente,pourvu que ce soit dans un "cadre démocratique" ?

      Marc L Le 29 janvier à 20:21
    •  
    • @Marc L. Non bien sûr cela ne me suffit pas. Défendre la démocratie donc l’État de droit comme cadre juridique où elle peut s’exercer ne signifie pas qu’on approuve les abus qui s’y commettent. Ils sont interdits justement et les contrevenants s’exposent à la rigueur que leur destinent les lois.

      Si vous estimez que la démocratie est coupable en elle-même, alors remplacez-la. Sûr de vous dans la dénonciation de tant de turpitudes vous devriez l’être aussi quant au moyen d’y mettre fin et donc de décrire, au moins dans les grandes lignes, le régime politique qui le pourra.

      Glycère Benoît Le 29 janvier à 22:42
    •  
    • @Samuel L. Il n’y a rien de délirant dans mon propos. Que nous n’ayons pas vécu sous le communisme ne nous empêche pas d’en parler. Nous ne délirons pas en le faisant même si c’est, de toi à moi, de deux façons différentes. Par ailleurs nous en avons chacun le droit, alors que toi seul l’aurait si nous étions en régime socialiste.

      On peut citer tous les titres qu’on veut pour monter que la liberté de la presse existe en France et dans les autres démocraties. Elle en est une des caractéristiques, reconnue pour particulièrement significative. L’Humanité, le journal communiste, y paraît et est même subventionné par l’État, l’horrible État capitaliste oppresseur du peuple. Si l’Humanité a des difficultés, elles sont dues à la raréfaction de son lectorat. Peu de Français apprécient de lire ce journal et personne n’est obligé de l’acheter.

      C’est toi qui veut finasser en inversant les rôles : tu es incapable de citer un journal libre des pays communistes. Que la presse se réduise en France à un seul titre, à l’image de La Pravda, de Neues Deustchland, de Trybuna Ludu ou de Granma, c’est ça que tu veux ? Moi non.

      Glycère Benoît Le 30 janvier à 10:56
    •  
    • Glycère Benoît, Vous faites la bête ou quoi ? Faut-il rappeler l’histoire politique de " L’Humanité " qui fut depuis sa création en 1904 plusieurs fois interdite de parution et saisie avant d’être distribuée dans les kiosques ou ses abonnés... Et cela Monsieur le démocrate, sous la IIIe , IVe et Ve République parlementaire...

      Et puisque vous prenez vite le train pour l’Est, avec le livre noir du communisme sous le bras, dès que vous êtes en difficulté, la presse dans les ex-démocraties populaires de derrière" le rideau de fer" , cher à Churchill, désormais converties au capitalisme sauvage et à la liberté d’entreprise, est-elle vraiment plus libre qu’avant sous la coupe des nouvelles oligarchies ? C’est à voir, quand on voit les journalistes indépendants et les lanceurs d’alertes, poursuivis en justice, emprisonnés ou même assassinés, sans même parler de l’interdiction d’être communiste , de le dire et de l’écrire, comme en Pologne actuellement ?

      Laurent D. Le 30 janvier à 11:36
    •  
    • @Laurent D. Ou quoi ? Je ne fais pas la bête. L’Humanité fut interdite pendant la Drôle de guerre car à l’époque le PCF, inféodé à l’URSS alliée de l’Allemagne contre laquelle notre pays était en guerre, était lui aussi interdit. Cette mesure, contre le PCF et son organe central, était une maladresse politique mais pouvait se justifier.

      Où avez-vous vu que je serais en difficulté ? C’est un forum ici et il est ouvert à tous. Son point d’orgue n’est pas de créer des difficultés pour laisser planer l’idée ambiante que le socialisme est un bon régime et que ses détracteurs sont des crétins.

      Enfin le capitalisme, s’il est sauvage selon vous, n’interdit pas aux peuples qui le subissent de retourner au communisme. C’est son contraire, il doit donc être civilisé. Regrettez-vous sa disparition ? Les oligarchies n’y existaient pas laissez-vous entendre. Certes, mais quelle était alors la situation des journalistes ?

      Glycère Benoît Le 30 janvier à 14:49
  •  
  • @C. Tricot - j’ai la nette impression que ressort sur le tapis, à travers l’interrogation sur l’utilité d’une presse de "gauche" aux moyens dispersés, la question de l’unité de la "gauche" tout court... Je me trompe ?

    Alors, si telle n’était pas votre intention, je m’en excuse. Pour autant, la diversité des medias à "gauche" ne leur impose nullement de choisir une mise en concurrence forcenée car à trop croire en un seul business model (annonceurs/lectorat ou spectateurs) on oublie très facilement qu’il leur est tout à fait possible de mettre en place des plateformes coopératives d’échange, de collaboration, de formation et d’évolution communes susceptibles de créer une émulation positive pour réinventer leur activité et envisager de nouvelles pistes pour leur avenir respectif... Y compris en terme de modèle économique...

    L’information n’est effectivement pas en soit une ressource "finie", ni rare (même si elle donne lieu à des manipulations ou à une concentration financière dans les mains de quelques uns) en tous cas pas tant qu’informer ne constitue pas un délit... Elle est donc à disposition de tous. La massification des audiences autours de gros acteurs du web qui captent les recettes publicitaires et donnent accès à l’information fait penser à certains que dorénavant, payer l’information apparait inutile à beaucoup de lecteurs... Sans pour autant que la question de la nature réelle de l’information transmise soit interrogée...

    Car, si dans notre société, c’est la rareté qui fait la valeur sur le modèle de l’exploitation des ressources naturelles, il y a une exception qui s’affirme par la nécessité, pour les pays notamment qui n’en disposent d’aucune, à travers l’investissement dans le développement de l’éducation : celle de l’accès aux connaissances et à l’information !

    Le domaine générique de la "connaissance" (terme toujours plus adapté que celui d’"intelligence", ou d’"informations"), est en effet la ressource humaine par essence "infinie" qui donne le ton sur la manière dont on peut envisager une économie de l’information par la coopération et l’échange :
    1) les echanges y sont à somme positive (Une information échangée ne change pas de "propriétaire" mais une fois partagée enrichie bien celui qui la reçoit),
    2) le temps d’echange et de traitement que l’on consacre à l’information, s’il peut s’avérer plus long que celui du "buzz", peut permettre une valorisation accrue de l’information,
    3) les combinaisons de l’information ne sont pas linéaires ( 2 informations croisées vont en générer à minima une 3ème, tout autant valorisable que les 2 initiales).

    Ce n’est pas tellement le nombre des medias dits de "gauche" qui est désespérant, mais bien leur adoption par la majorité d’entre eux d’un modèle économique biaisé (car en souffrance et qui permet la main mise d’intérêt privés puissants sur les médias) qui va conditionner, de façon éthique, ce qu’on va y trouver... Le nouveau business model des medias d’information devrait évoluer pour devenir celui du risque assumé et de l’incertitude, mais aussi celui la coopération et de l’innovation !

    Carlos Le 29 janvier à 15:20
  •  
  • @Glycère Benoît Le 29 janvier à 15:17

    Tu es un mouton de panurge qui répète comme un perroquet les rabâchages des larbins de France 2 , France 5 etc....Tu ,ne mérites pas que je continue avec quelqu’un qui croit être libre alors qu’en fait tu es sous influence .Le débat est terminé. J’invite Carlos ou autres à ne plus répondre à ce troll...

    Dominique FILIPPI Le 29 janvier à 17:06
       
    • @Dominique FILIPPI. Carlos et les autres intervenants ne sont pas tes larbins et tu n’as pas à les pousser à faire ce que tu as envie qu’ils fassent en appelant à la vindicte. C’est ça aussi la liberté de la presse. Vu ? À bientôt sur le forum.

      Glycère Benoît Le 29 janvier à 22:51
  •  
  • @Glycère Benoît Le 29 janvier à 22:51
    N’espère plus rien d’eux ni de moi... et vérifie ton foie....

    Dominique FILIPPI Le 30 janvier à 07:54
       
    • Merci de ta sollicitude hépatique, je n’en espérais pas tant de ta part. Quant aux autres, tu n’es pas leur porte-parole.

      Glycère Benoît Le 30 janvier à 08:25
  •  
  • @Glycère Benoît Le 30 janvier à 08:25
    Je peux me tromper mais je crois que les autres savent à quoi s’en tenir à ton sujet.

    Dominique FILIPPI Le 30 janvier à 08:54
       
    • Je ne suis pas masqué. Je plaide pour le régime parlementaire et je réprouve le régime socialiste, c’est ma position constante sur le fond. Les occasions ne manquent pas, à travers les sujets de réflexion que nous présente l’actualité, de parler pour la démocratie, ce n’est pas oiseux. Là le sujet est la liberté de la presse, qui montre, comme d’autres, la différence entre les deux régimes. C’est précisément parce qu’elle existe en France que je peux m’exprimer ici, sans haine et sans crainte, mais fermement et sans souci du qu’en dira-t-on.

      Glycère Benoît Le 30 janvier à 09:15
    •  
    • Glycère, il n’est nul besoin d’en rajouter chaque fois. Pour beaucoup ici, tes positions sont claires bien qu’elles soient contestables sur le fond.

      J’ai observé qu’il leurs a été souvent opposé , d’une part, l’analyse concrète de la réalité concrète d’un monde et d’une société dans lesquels la démocratie avec un grand D n’existe que dans ton esprit éthéré ;

      D’autre part, s’agissant de l’histoire complexe du communisme du XXe siècle, il leurs a été rétorqué une lecture différente et critique de l’historiographie dominante qui semble avoir ta préférence ;

      Enfin, il leurs a été objecté les raisons diverses pour lesquelles les actes peuvent ne pas être conformes aux idées dans une histoire déterminée fondamentalement par la lutte des classes et les rapports changeants des forces économiques , sociales, politiques et idéologiques.

      Cela dit, mais s’en trop nourrir d’illusions, afin que ces échanges parfois rudes te conduisent à un "aggiornamento" et peut- être à un "risorgimento" personnel ?

      Fabrice D. Le 30 janvier à 10:38
    •  
    • @Fabrice D. Bien sûr qu’elles sont contestables, quel que soit le sujet abordé, ici la liberté de la presse. Elles sont contestables et défendables, comme toute position politique est c’est bien parce que les communistes interdisent de contester les leurs que je les combats. Quant à mon aggiornamento personnel, il est permanent, je passe mon temps à prendre du recul sur moi-même et à anticiper les événements.

      La lutte des classes existe dans toute société et Marx a eu raison d’en souligner l’importance, on peut même dire que ce fut de sa part une intuition première qui conditionna le reste de son œuvre. On peut s’interroger sur la forme qu’elle doit prendre. En France et dans les autres démocraties cette lutte est encadrée par le droit. Ses différents acteurs, patronat et syndicats, se parlent et négocient des accords dans le but d’arriver à une position d’équilibre, acceptable par toutes les parties, cela jusqu’à la prochaine négociation. Ce mécanisme, qu’il me paraît essentiel de préserver – mais tu diras que c’est contestable – est détruit par le communisme. Telle est la loi fondamentale de la politique : négocier, c’est reconnaître.

      Glycère Benoît Le 30 janvier à 11:19
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  • G.Benoît , merci de rendre hommage à cet espace de liberté d’expression critique qu’essaie de faire vivre difficilement "Regards" ! Mais je ne sais pas comment tu peux soutenir ici que nous vivons dans le meilleur des mondes "démocratiques" quand le pouvoir médiatique appartient à 95% à la classe dominante, qu ’une oligarchie ou plutôt une ploutocratie dirige l’appareil d’État à son profit, que les consultations "démocratiques" envoient au parlement des candidat(e)s qui n’ont pas les mêmes moyens de se faire entendre, et surtout, qui sont la plupart du temps désignés par une minorité de citoyens inscrits sur les listes électorales, les autres , les plus nombreux s’abstenant d’user de leur droit démocratique de citoyen ?

    Fabrice D. Le 30 janvier à 10:56
       
    • Merci Regards. Je ne soutiens pas que nous vivions dans le meilleur des mondes possibles. Je dis simplement que la logique de la démocratie et celle du socialisme s’excluent. Comme il y a encore beaucoup de gens qui n’arrivent pas à le comprendre, il faut le répéter sans cesse. On peut préférer l’un ou l’autre régime, mais on ne peut pas en faire la synthèse. Si l’on attribue à chacun des avantages propres – tu vois je suis large – ceux-ci ne sont pas cumulables.

      Alors il faut choisir. Quoi que l’on choisisse l’histoire reste tragique et la notion de ‘meilleur des mondes possibles’ n’est qu’à l’usage des démagogues. À propos les communistes avec leurs lendemains enchanteurs et leur jeunesse du monde faisaient du lourd dans le genre.

      Glycère Benoît Le 30 janvier à 15:12
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  • @Samuel L Le 29 janvier à 15:39

    Glycère fait l’intéressant.....Laisse tomber...Tu perds ton temps....

    Dominique FILIPPI Le 30 janvier à 12:11
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  • @Fabrice D. Le 30 janvier à 10:56

    Glycère fait l’intéressant.....Laisse tomber...Tu perds ton temps....

    Dominique FILIPPI Le 30 janvier à 12:13
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  • @Fabrice D. Le 30 janvier à 10:56

    Ne tiens pas compte des recommandations de Dominique FILIPPI qui essaie de déclencher contre moi un chorus de haine et de calomnie. Il ne supporte pas qu’on exprime des opinions différentes des siennes. Fais comme tu le voudras, chacun est libre sur ce forum et doit le rester.

    Glycère Benoît Le 30 janvier à 12:36
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  • glycere ? comme glycérine ?

    Je vous cite une définition médicale

    La glycérine végétale est surtout connue des mères de famille pour ses vertus anti-constipation qui en font l’ingrédient de base de suppositoires particulièrement efficaces.

    Donc si je comprends bien glycére est un laxatif puissant ?

    Ah je comprends mieux alors ? Glycere est surtout la pour nous faire C...R !

    buenaventura Le 31 janvier à 19:02
       
    • Llllloooooooooooollllll
       !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

      Carlos Le 31 janvier à 20:33
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