Accueil | Par Pablo Pillaud-Vivien | 12 juin 2018

Adrien Quatennens : « Le plan B de sortie de l’UE n’est pas un objectif politique en soi »

Alors qu’il va bientôt fêter sa première année à l’Assemblée nationale, le député de La France insoumise Adrien Quatennens était l’invité de la Midinale pour un petit tour de l’actualité politique.

Vos réactions (6)
  • envoyer l'article par mail envoyer par mail
  • Version imprimable de cet article Version imprimable

 

VERBATIM

 

 Retour sur sa première année à l’Assemblée nationale 
« Dans le débat parlementaire, c’est clair qu’il peut y avoir une frustration dans la mesure où on a relativement peu de prise face à un groupe majoritaire composé de plus de 300 député-es. »
« Grosso modo, la majorité, fait bloc contre tout ce qui vient de l’opposition – et en particulier quand cela vient des bancs de l’opposition humaniste, écologiste et sociale. »
« Le débat parlementaire permet de poursuivre le débat dans l’opinion. »
« Ce que nous portons, les propositions que nous formulons à chaque amendement ou nos propositions de loi, infusent ensuite dans le débat parlementaire. »
« Dès qu’on met un bâton de dynamite dans ce que propose le gouvernement, derrière, on fait systématiquement une proposition. »

 Sur la France insoumise aujourd’hui 
« Avec la France insoumise, il y a un gage de crédibilité. »
« En plus d’être une force centrale dans le pays, des gens qui n’étaient pas forcément d’accord avec nous politiquement, nous écoutent avec attention voire nous signifient carrément leur accord. »
« “Macron est le président des riches”, certes, ce n’est pas seulement la France insoumise qui a fait le boulot mais, incontestablement, elle y a contribué par ses démonstrations. »
« Dans le pays, il y a une ambiance de campagne permanente. »

 Sur la gauche en tant que concept et en tant qu’étiquette 
« La question n’est pas de jeter tout un héritage de la gauche. »,
« Je suis jeune militant avant d’être député et je sais tout ce que le mot gauche comporte et tout ce qu’il veut dire. »
« Un mouvement qui convoque les gens sur le fond plus que sur un étiquetage ou des codes traditionnels, est plus en capacité de rassembler et de faire éclater le plafond de verre qui nous sépare du pouvoir. »
« Dans l’action, il y a la nécessité d’être ensemble. Après, pour le reste et notamment pour des questions d’élections, il est clair qu’on a des débats d’ordre stratégique qu’il faut poursuivre et des désaccords de fond – je pense notamment à la question européenne. »
« Je ne considère pas que l’unité soit un préalable, c’est-à-dire que l’unité peut découler d’accords sur le fond mais si on commence à dire que l’unité est un préalable et après que l’on discutera de fond, on se retrouve bien souvent avec des constructions hybrides politiques qui finissent sur une espèce de ventre mou. »
« Se mettre d’accord n’est pas un objectif en soi. »

 Sur la stratégie de la France insoumise pour les prochaines élections européennes 
« Plutôt que de faire de l’incantation comme une certaine gauche le fait depuis des années en disant “il nous faut l’Europe sociale, il nous faut l’Europe environnementale” sans jamais véritablement identifier les points de blocage et trouver une solution de manière opérante pour pouvoir y mettre fin, ça reste de l’incantation. »
« Quand Benoît Hamon commence par dire qu’il est d’accord pour discuter avec la France insoumise à la condition qu’elle revoit sa copie intégralement sur les questions européennes, clairement, c’est difficile. »
« Ce n’est pas parce que nous avons des intérêts divergents que l’on ne peut pas s’entendre. »
« Ce sont les tenants de l’Europe libérale qui sont en train de rendre l’Europe détestable. »
« Ce n’est pas la France insoumise qui a poussé au Brexit. Ce n’est pas la France insoumise qui fait que l’extrême droite revient partout dans les différents Parlements en Europe. »

 Retour sur la dichotomie plan A / plan B 
« La stratégie plan A / plan B est une stratégie dans le cadre de la conquête du pouvoir au niveau national, pas au niveau du Parlement européen. »
« On ne peut pas, à traités constants, appliquer notre programme et mener une politique ambitieuse écologiquement et socialement. »
« Le plan A, c’est une liste de revendications que nous voulons porter avec nos partenaires européens. »
« Le plan B de sortie unilatérale de l’UE n’est pas un objectif politique en soi. Mais si nous sommes contraints de devoir l’activer, nous l’activerons. »
« Le plan B participe d’une forme de crédibilisation du plan A. »
« Pour l’élection européenne, il va s’agir de faire la démonstration de ce que peut faire un groupe d’insoumis au Parlement européen. »
« Pour les élections européennes, la principale motivation pour les citoyennes et les citoyens, ce sera de mettre une pilée à Emmanuel Macron. »

 Sur la grève à la SNCF 
« Le décloisonnement du politique, du syndical et de l’associatif, constitue un point d’étape important. »
« La courte majorité qui concerne que la réforme est une bonne réforme est obtenue avec un bashing médiatique constant. »
« La bataille que les cheminots mène, c’est de montrer que ce sont d’abord les usagers qui subiront l’ouverture à la concurrence. »
« Personne, dans la majorité, ne peut nous faire la démonstration que la mise en concurrence va améliorer quoique ce soit. »
« Nous ne voulons pas la privatisation de la SNCF. »
« Il y a eu quelques reculs avec les mobilisations. »

 Sur la polémique liée à la programmation du rappeur Médine au Bataclan 
« Quoiqu’on pense des paroles d’un artiste quel qu’il soit, on ne peut pas museler l’art. »
« On ne peut pas se permettre de faire la police de l’art. »
« Il y a de l’opportunisme politique qui vise à utiliser le passage au Bataclan de cet artiste. »
« On a assez à faire avec le renforcement des anticorps républicains. Il ne faut pas se tromper de combat. »

Vos réactions (6)
  • envoyer l'article par mail envoyer par mail
  • Version imprimable de cet article Version imprimable

Vos réactions

  • Plan A , plan B ?????? C’est objectivement incompréhensible .

    valentin Michel Le 12 juin à 14:13
       
    • @valentin Michel Le 12 juin à 14:13

      Soit vous accepter de renégocier les traités, soit on se tire avec ceux qui ont un autre projet que « l’ordoliberalisme » pour les peuples d’Europe . Rien de plus facile à comprendre.

      Gege Le 12 juin à 16:05
  •  
  • Si c’est pas un objectif de sortir de l’UE, pourquoi en parler et le maitre en plan B dans un programme ?
    Il faut écouter Montebourg, aller à Bruxelle et secouer très fort le cocotier...

    er.batt Le 12 juin à 15:07
       
    • @er.batt Le 12 juin à 15:07

      Mettre le plan B dans le programme, c’est marquer sa détermination, sa force envers ceux qui seraient tentés de dire non à une renégociation. C’est dire quoiqu’il advienne ça ne continuera plus comme avant car il y a urgence.

      Quand à Montebourg , on a déjà donné, on l’a vue à l’œuvre , il secoue beaucoup avec sa langue.

      Gege Le 12 juin à 16:15
  •  
  • Quel débit ! pas facile pour le journaliste de poser une question.
    Bien joué !!!
    Après, on reconnait tous les éléments de langage de JLM. Rien de très original.

    pierre 93 Le 13 juin à 15:31
       
    • @pierre 93 Le 13 juin à 15:31

      Parce que vous vous croyez original , en reprenant à votre compte un argument que l’on retrouve à la lecture de Valeurs Actuelles ou de The Économist ?

      Gege Le 13 juin à 18:45
  •  
Qui êtes-vous ?
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.