Accueil | Par Pablo Vivien-Pillaud | 1er avril 2021

Angeline Barth (CGT) : « Il faut que la démocratie retrouve sa place dans l’entreprise »

Du 22 mars au 6 avril ont lieu les élections professionnelles dans les TPE. Angeline Barth, secrétaire confédérale de la CGT, est l’invitée de la Midinale.

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UNE MIDINALE À VOIR...

 

ET À LIRE

 Sur les élections syndicales dans les TPE 
« Les élections syndicales dans les TPE servent à mesurer la représentation syndicale dans ces très petites entreprises. »
« Dans des entreprises de plus de 11 salariés, on met en place des élections syndicales de liste en un tour, c’est plus simple. »
« Les élections syndicales des TPE servent aussi à attribuer un certain nombre de postes dans les commissions paritaires interprofessionnelles où l’on discute des conditions de travail, de la santé au travail et d’égalité, sur les territoires et pour les salariés des TPE. Mais sont des instances qui sont extrêmement éloignées des salariés. »
« Les salariés des TPE n’élisent pas des représentants directs dans leur entreprise. »
« Les élections syndicales dans les TPE sont extrêmement méconnues et dont l’utilité est éloignée des salariés des TPE. »
« Même si ces élections nous permettent ensuite d’aller négocier sur les retraites ou sur l’assurance-chômage, cette mesure de représentativité nous donne aussi du poids pour aller négocier les conventions collectives, c’est-à-dire tous les aménagements et améliorations du Code du Travail dans les secteurs d’activité de ces salariés. »
« Formellement, on pourrait créer un syndicat dans une TPE mais il n’aurait aucun moyen d’action. »
« Même nous, à la CGT, on a du mal à identifier les salariés de TPE qui sont syndiqués. »
« Le taux de syndicalisation en TPE est relativement faible mais ces salariés viennent beaucoup dans nos permanences, notamment voir nos comités du salarié. »

 Sur la place des syndicats dans les TPE 
« Les TPE sont des endroits où l’on n’a pas le même rapport entre le salarié et son patron : on peut se tutoyer, on peut vivre les mêmes angoisses… »
« Les TPE sont les endroits où on est le moins bien payé, où les salaires sont les plus proches du SMIC, où il est plus difficile de faire une formation professionnelle, où il est plus difficile de parler d’organisation du travail… »
« Le fait que l’on ne puisse pas avoir d’instances représentatives du personnel dans les TPE pose des problèmes de démocratie au travail. »
« Les salariés des TPE n’ont pour repères que les conventions collectives négociées par les organisations syndicales. »
« Les autoentrepreneurs et notamment les travailleurs des plateformes commencent à s’organiser. »
« Il faut que l’on arrive, même nous à la CGT, à syndiquer des salariés qui ne sont pas forcément dans une entreprise. »

 Sur les décisions d’Emmanuel Macron annoncées hier soir 
« Emmanuel Macron prend ses décisions tout seul. »
« Nous, syndicats, avons une réunion cet après-midi avec Elisabeth Borne pour nous éclaircir un certain nombre de points, notamment l’incitation au télétravail. »
« Il y a des propos mensongers : dire que les mesures de freinage montrent leurs effets… on voit bien que les chiffres sont catastrophiques, et pas qu’en Ile-de-France ! »
« Fermer les écoles conduit au confinement t d’une grande partie des habitants. »
« Rien a été discuté : ni avec les syndicats de l’éducation nationale, ni avec les organisations syndicales interprofessionnelles. »

 Sur le télétravail 
« La question du travail est très compliquée, y compris au niveau de son impact sur la santé mentale. »
« L’accord télétravail n’est strictement pas contraignant. »
« L’inspection du travail n’a plus les moyens d’effectuer des contrôles en bonne et due forme sur la question du télétravail. »
« Du télétravail en gardant les enfants, ce n’est pas du télétravail. »

 Sur le dialogue social 
« Le dialogue social qui se construit sur la concertation est une dégradation totale de la qualité de ce qu’on peut gagner. »
« Il n’y a pas de construction collective issu d’un rapport de forces. »
« Il faudrait que l’on arrive à trouver des points de compromis et non plus de compromission. »
« Il faut que la démocratie retrouve sa place dans l’entreprise. »

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  • Cette déclaration de la CGT en faveur de la démocratie, avec l’idée qu’elle étende son principe, ce qui donc exclut qu’elle le restreigne, est tout à fait intéressante. La CGT a toujours défendu un syndicalisme de classe, proche des thèses marxistes-léninistes, opposées à la démocratie, puisque conformes au socialisme.

    Cette position reflète alors une évolution de la CGT portant sur ses références idéologiques fondamentales.

    Glycère BENOIT Le 1er avril à 18:19
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