Accueil | Entretien par Pierre Jacquemain | 23 novembre 2018

Anne-Sophie Pelletier : « Le peuple doit reprendre sa place et c’est par la rue que nous y arriverons »

Où en est-on des luttes pour les EHPAD ? Quelles réponses apporter aux mobilisations des gilets jaunes ? La candidate insoumise pour les élections européennes Anne-Sophie Pelletier, déléguée CGT EHPAD, était l’invitée de la Midinale.

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VERBATIM

 

 Sur la situation dans les EHPAD 
« La situation dans les EHPAD est la même qu’il y a quelques mois. »
« Bien qu’Agnès Buzyn nous ait présenté un plan EHPAD, c’est toujours le même bazar. »
« Je vais être un peu chauvine mais je pense sincèrement que la grève de Foucherans a commencé à changer les consciences des citoyens sur la prise en charge de nos aînés. »
« La mobilisation du 31 janvier [2018] a été inédite dans sa forme puisqu’elle regroupait des familles, des directeurs d’EHPAD et des syndicats. »
« Depuis le 15 mars [dernier], on peut regretter qu’il n’y ait pas eu de nouvelle mobilisation pour les EHPAD. »

 Sur les manifestations des infirmiers cette semaine 
« Dans le public, les personnels sont réquisitionnés donc ça ne permet pas d’aller manifester. »
« La santé est un secteur où si les soignants se mobilisent, ce n’est pas forcément repris par les médias parce que ce n’est pas vendeur. »
« Les syndicats ont un peu oublié ces salariés et n’arrivent plus à mobiliser autant qu’il y a 10 ans. »

 Sur les gilets jaunes 
« Les syndicats n’ont pas venu venir cette colère qui montait de la France des oubliés, de la France périphérique, de la France des campagnes. »
« Ces mobilisations des gilets jaunes, c’est le reflet de politiques qui n’ont pas été mises en place pour cette France des territoires ruraux. »

 Sur les dérives de certaines mobilisations de gilets jaunes 
« Il ne faut pas généraliser mais il y a des dérives qu’on ne veut pas voir. »
« On a le droit d’être fâché mais pas facho. »
« Parce qu’il y aurait des fachos, on ne va pas soutenir la majorité de ces gilets jaunes qui ne le sont pas ? »

 Sur son rapport aux gilets jaunes 
« Moi, j’habite un petit village : si je veux amener ma fille au collège, si je dois faire des courses, si je veux aller à la gare, si je veux aller travailler, je dois prendre la voiture. »
« Derrière, il n’y a pas de véritable alternative sur des politiques de transports. »
« Bien sûr que la transition écologique est nécessaire, mais pas au prix de taxes et de racket fiscal. »
« Je serai en gilet jaune samedi mais je vais aussi aller à la manifestation contre les violences faites aux femmes. »

 Sur les réponses à apporter aux gilets jaunes 
« Quand on est syndicaliste et qu’on fait des manifestations ou des grèves, ça arrive d’être avec des gens, des syndicats avec qui on n’est pas d’accord ; mais on le fait pour l’intérêt général. »
« Ce n’est ni aux syndicats, ni aux politiques de reprendre la main sur ce mouvement. »
« La réponse aux gilets jaunes, c’est que nous prenions conscience que le peuple doit reprendre toute sa place et que c’est par la rue que nous y arriverons. »
« C’est évidemment une remise en cause des institutions. »

 Sur la possibilité d’intégrer des gilets jaunes dans la liste insoumise pour les élections européennes 
« A la France insoumise, à partir du moment où des gens sont d’accord avec notre orientation programmatique qui est l’Avenir en commun, pourquoi pas. »
« On part des besoins de la base pour pouvoir apporter des réponses. »

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