Accueil | Entretien par Pierre Jacquemain | 27 septembre 2021

Astrid Petit (CGT Santé) : « Olivier Véran ne veut pas comprendre le malaise des sages-femmes »

Depuis vendredi dernier, les sages-femmes sont en grève. Alors que les maternités continuent d’être fermées, les sages-femmes sont sous-payées et sous-valorisées. Elles sont aussi les grandes oubliées du Ségur de la Santé. Astrid Petit, membre de la direction de la CGT Santé, est l’invitée de #LaMidinale.

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...ET A LIRE

 Sur les conditions d’exercice des sages-femmes 
« Les sages-femmes en France sont majoritairement salariées et majoritairement dans les établissements publics. »
« Il y a 23400 sages-femmes en activité en France. »
« On est dans des conditions de travail extrêmement dégradées liées à un sous-effectif, aux fermetures de lits, aux fermetures de maternité. »
« Le corps des sages-femmes n’a fait qu’augmenter depuis cinq ans. »
« Dans la mobilisation, il y a tout un passif qu’il faut analyser : la profession est dans un malaise profond. »
« Les sages-femmes sont au carrefour des politiques de santé avec les réductions des capacités hospitalières. »
« Malgré l’engagement d’Emmanuel Macron, il y a encore des maternités qui ferment aujourd’hui. »
« Ce qui m’inquiète, c’est qu’Olivier Véran ne répond pas aux préoccupations des aides-soignantes. »
« On effectue les accouchements et on en est responsables - même s’il existe une chaîne de responsabilités partagées avec les médecins. »

 Sur l’hospitalisation à domicile 
« Les patients sont de plus en plus renvoyés chez eux sans que les structures soient adaptées. »
« Les personnels se trouvent isolés les uns des autres. »
« Il y a un nivellement par le bas de l’offre de soin. »
« On ne pourra jamais se passer de l’hôpital. »
« Notre système hospitalier n’a pas fait face à la crise sanitaire. »
« Ce qui m’inquiète le plus dans les annonces d’Olivier Véran, c’est qu’il annonce qu’il continue de dégrader les maternités. »

 Sur le statut des aides-soignantes 
« À la CGT, on se félicite que les sages-femmes restent dans la fonction publique hospitalière. »
« Il y a un problème de positionnement dans les établissements de reconnaissance de la sage-femme comme profession médicale. » 
« Sur le statut actuel des sages-femmes, il y a des choses qui ne vont pas - notamment s’agissant du déroulement et de l’avancement des carrières. »
« Il ne peut pas y avoir de hiérarchie entre les sages-femmes. »

 Sur la prime de cent euros et les annonces d’Olivier Véran 
« Olivier Véran ne veut pas comprendre le malaise des sages-femmes. »
« Les sages-femmes pallient au manque de médecins. »
« Il y a un sous-effectif de sages-femmes. »
« On a des postes budgétés et qui ne sont pas pourvus dans les maternités. On manque d’effectifs. »
« Nos jeunes collègues sont maintenues en CDD, renouvelés sans cesse, précaires avec des salaires en dessous des grilles - ce qu’a reconnu Olivier Véran. »
« Il n’est pas normal que 20% des effectifs des sages-femmes ne soient pas stagiaires ou titulaires. »
« Dans la fonction publique hospitalière, les sages-femmes sont le corps de métier où il y a le plus de contractuelles. »
« Olivier Véran aurait dû annoncer une titularisation de toutes les sages-femmes.é »

Sur les femmes et le mépris 
« On est des femmes fortes. »
« Les métiers de la santé sont très féminisés et très peu valorisés. »

 Sur la mobilisation des sages-femmes 
« On a eu une grève ce weekend et on a la date du 7 octobre qui est posée dans le paysage pour se retrouver le plus nombreux possible devant le ministère de la Santé. »
« Je suis en colère et je suis déterminée. »
« Il va falloir revaloriser la profession des sages-femmes. »
« Ce qui est le plus important, c’est que ça soit localement que les équipes s’organisent. » 
« S’il faut faire grève ou s’il faut occuper [des lieux], on le fera. »
« Les élus ont une responsabilité et peuvent nous accompagner pour faire pression. »
« Il y a une grande solidarité des patients, de la population et des médecins. »

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