Accueil | Entretien par Fabien Perrier | 3 mai 2019

A. Anagnostopoúlou : « On peut mener une politique de gauche à l’échelle européenne »

Situation en Grèce, élections espagnoles, élections européennes, politique menée par Syriza : Athanasía Anagnostopoúlou, ministre grecque déléguée aux Affaires européennes, est l’invitée de la Midinale.

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VERBATIM

 

 Sur les élections en Espagne 
« Une partie du peuple espagnol a montré sa volonté de refuser les politiques d’austérité qui ont conduit l’Espagne à la crise il y a quelques années. »
« Les Espagnols ont voté pour des progressistes et ça nous donne un espoir : les choses peuvent aller mieux en Espagne mais aussi en Europe. »
« La montée de l’extrême droite est très dangereuse. C’est un problème qui concerne toute l’Europe. »
« Il est grand temps de se mobiliser contre le phénomène de l’extrême droite en Europe. »

 Sur le rapport entre politique d’austérité et extrême droite 
« La montée de l’extrême droite est le résultat des politiques d’austérité et des décisions qui ont été prises dans des bureaux fermés dans lesquels le peuple européen ne peut pas intervenir. »
« Le système démocratique européen ne permet pas aux peuples de s’exprimer et de faire entendre leur voix à Bruxelles. »

 Sur les listes Syriza de rassemblement aux européennes 
« Avec la montée de l’extrême droite il faut créer un front progressiste. »
« Il faut lutter contre les conservatismes, l’austérité et l’extrême droite. »
« Nous avons dans notre histoire, contre le nazisme ou le fascisme par exemple, cette tradition de faire des fronts quand on voit apparaitre ce danger (de l’extrême droite). »

 Sur les alliances à l’échelle européenne 
« Une partie du PS a changé et a compris le danger. »
« Il faut que le PS revienne à ses racines sociales. »
« il faut que les partis progressistes à l’échelle européenne construisent un front contre les conservatismes, la droite et l’extrême droite. »

 Sur la Grèce et l’Europe 
« La Grèce a réussi à sortir de son isolement grâce à la résistance du peuple grec qui a beaucoup souffert ces dernières années. »
« Le gouvernement de Syryza a fait une politique qui avait deux axes : une politique sociale pour préserver la cohésion de la société et stopper la marginalisation d’une grande partie de la population. Et une politique extérieure de la Grèce. Ce gouvernement a compris qu’il fallait avoir des relations de solidarités avec les peuples et Etats voisins. »
« Au lieu d’ériger des murs entre les Etats-Nations il nous faut trouver des moyens de construire des ponts. C’est ce que nous faisons avec notre voisinage. »
« Il faut que l’Union européenne comprenne qu’il est temps de s’ouvrir et de s’élargir vers les Balkans. Les Balkans peuvent être une région de résolution des problèmes, même en Europe. »
« Il faut un élargissement de l’Union européenne vers les Balkans. C’est très important pour la paix dans la région. »
« Je crois que l’on peut mener une politique de gauche à l’échelle européenne. »
« Il faut que le peuple européen voit en son avenir une source d’espoir. »

 Sur les succès du gouvernement Tsipras 
« Le gouvernement grec, quand il était soumis au mémorandums, a décidé de mettre toute son attention sur les besoins du peuple. »
« A cause de la crise, le chômage était très élevé. Le gouvernement a décidé que tous les citoyens qui n’avaient pas la sécurité sociale parce qu’ils ne travaillaient pas, puissent avoir accès à la santé partout gratuitement. »
« On a réussi à faire baisser le chômage d’environ 10%. »

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  • On a réussit une baisse du chômage de près de 10 %. Avec le départ du pays de 800 000 personnes, la plupart jeunes et qualifiées. Tu parles d’une réussite. Quant à qualifier le Psoe de progressiste c’est aller un peu vite en besogne. S’il suffisait d’être socialiste pour être dans le camp progressiste ça se saurait et dans ce cas le parti social démocrate allemand qui gouverne depuis des décennies avec la droite allemande serait également progressiste. Rappelons nous les lois Hartz, la loi El Kohmri en France, ou encore récemment le refus du Ps portugais d’augmenter les salaires des enseignants (bloqués depuis une dizaine d’années)

    choucroute Le 6 mai à 08:00
  •  
  • Les partis de gauche n’ont pas le monopole du progrès.

    Glycère Benoît Le 6 mai à 11:07
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