Accueil | Entretien par Pablo Pillaud-Vivien | 11 mars 2020

« Avec le podcast Projet Adama, on a voulu créer un espace pour combattre par les mots aux côtés d’Assa Traoré »

Le deuxième épisode de leur podcast, Projet Adama, hébergé par regards.fr vient de sortir. Elisa Da Silva et Arthur Vacher sont les invités de la Midinale.

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UNE MIDINALE À VOIR...

 

ET À LIRE...

 Sur le combat du collectif Justice et Vérité pour Adama 
« L’engagement dans le combat de Justice et Vérité pour Adama nous est apparu comme une évidence. »
« A partir du moment où l’on a entendu les discours d’Assa Traoré, on s’est dit qu’on ne pouvait pas ne pas agir. »
« Face à la mort de ce jeune homme, il y a une quête de vérité qu’il est légitime et qu’il est nécessaire de poursuivre et de soutenir. »
« Ne pas agir avec le comité Justice et Vérité pour Adama, c’est se rendre complice du crime. »
« C’est une affaire qui nous touche. »
« Avec le podcast Projet Adama, on a voulu créer un espace pour combattre par les mots aux côtés d’Assa Traoré. »
« Je ne pense pas que le combat pour Adama Traoré soit un combat identitaire. »
« Le combat pour Adama Traoré pointe du doigt les violences policières et le racisme en France mais il englobe énormément de discours par les personnes qui ont rejoint ce mouvement et par les discours d’Assa. »
« La mort d’Adama Traoré, ce n’est pas le simple fait d’une violence policière, d’une injustice et du racisme : c’est aussi du racisme dans le corps médical, un rapport de classes sociales et un questionnement plus général de la société dans laquelle on est. »

 Sur le podcast Projet Adama 
« Le podcast est une forme engagée en soi. »
« En manifestation, on retrouve souvent des gens qui écoutent des podcasts et d’autres qui en créent. »
« Le podcast permet d’inscrire les discours dans les archives. »
« Notre podcast donne de la valeur à des discours qui d’habitude n’en ont pas parce que pas légitimes. »
« Notre podcast dure 20 minutes, c’est-à-dire qu’il nécessite, de la part de l’auditeur, du temps d’écoute. »
« On veut questionner la représentation du corps noir : le mouvement Vérité et Justice pour Adama nous apprend qu’on ne peut pas représenter un corps noir sans se poser de questions. »
« Une voix, on ne peut pas l’interrompre : les gens qui écoutent le podcast ne peuvent donc pas l’interrompre. »
« Le podcast, c’est aussi l’occasion de mettre de l’importance sur les mots, le langage et le discours. »
« Quand on est arrivé dans le mouvement, on a découvert un discours sociologique avec des concepts forts comme “racisé” ou “blanchité” qu’on essaie maintenant de partager. »
« Dans le podcast, on a souhaité être le plus effacé possible : on ne nous entend qu’au début. »
« On ne choisit pas vraiment les gens que l’on interviewe : ils sont là, notamment dans les manifestations ou aux côtés d’Assa Traoré. »
« La manifestation est un lieu de foisonnement intellectuel : on prend l’espace public et on y propose de nouveaux discours. »
« On continuera de se battre tant que cela sera nécessaire. »

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