Accueil | Entretien par Pablo Pillaud-Vivien, Pierre Jacquemain | 11 avril 2022

Azzedine Taïbi : « On ne peut pas laisser notre jeunesse seule face à la candidate fasciste »

Azzedine Taïbi, maire communiste de Stains, vice-président de l’Union populaire est l’invité de #LaMidinale.

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UNE MIDINALE À VOIR...

 

ET À LIRE...

Sur le score de Mélenchon
« J’ai un sentiment très partagé. Celui d’avoir participé à une belle mission, celle de voir Mélenchon atteindre un score extrêmement fort, avec une belle progression si l’on compare à 2017. Dans un contexte particulier où malheureusement la totalité des candidats de gauche ont mené une campagne anti-Mélenchon. Malgré ça, on a tenu bon. Il y a aussi un sentiment de colère, de gâchis. Je sentais bien que ça allait se jouer à très peu. »
« Il fallait mettre son choix partisan de côté et défendre l’intérêt général. On ne doit pas laisser cette jeunesse complètement désarmée face à une candidate fasciste et un candidat ultra-libérale. Il y avait cette alternative qui consistait à se rassembler autour de la candidature de Jean-Luc Mélenchon. »
« On a été un certain nombre à faire aussi notre autocritique. »
« Il y a eu plusieurs tentatives pour créer les conditions du rassemblement avec les communistes et les écologistes. Chacun a traîné parce qu’ils avaient une stratégie différente de celle de Jean-Luc Mélenchon. »
« La plus grande responsabilité, elle est sur le fait que les candidats de gauche savaient très bien que ça allait se jouer de très peu. »
« Mélenchon a pris la mesure de l’importance des quartiers populaires, qui ne s’opposent pas à la ruralité, au contraire, c’est les mêmes préoccupations. »
« On ne va pas reconstruire quelque chose avec des vieilles recettes, avec des pratiques qui n’ont plus de crédibilité. Il faut s’adresser aux nouvelles générations. »
« Il faut que certains mesurent leur responsabilité d’avoir enterré l’espoir d’une nouvelle génération. »

Sur l’Union populaire
« Les membres de l’Union populaire ont des parcours très différents. Il y a une dynamique qui peut être engagée. Il faut créer des comités locaux, au plus près du terrain. »
« Il faut construire un nouveau projet de société. »
« Contrairement aux idées reçues, la jeune génération ne se désintéresse pas de la politique. Mais elle n’en a rien à cirer de cette architecture politique traditionnelle qui nous mène droit dans le mur. »

Sur les législatives
« Il y a une rupture avec le PCF. Elle ne date pas d’aujourd’hui. »
« Je crains qu’au niveau national ça soit compliqué. »

Sur le second tour
« Je trouve que Mélenchon a été très clair. Il faut faire barrage à l’extrême droite. »

Sur l’absence de mobilisation contre Le Pen
« C’est bien le drame. Ça prouve que la gauche a énormément perdu de crédit face aux habitants. »
« On pourrait imaginer un communiqué des forces de gauche appelant à une manifestation contre l’extrême droite. Mais, je vous le donne en mille, il n’y aura pas grand monde. Il n’y aura pas cet effet 2002. »
« Dans les quartiers populaires, il y a une peur bleue de faire barrage à l’extrême droite mais également de faire barrage à toutes les politiques très violentes menées par Macron. »
« On nous a méprisé pendant cinq ans et maintenant ils appellent les électeurs de gauche. C’est de la pure démagogie. »

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  • Lfi est prête comme en 2017 à vouloir tout diriger à gauche

    Dropsit Jean Pierre Le 12 avril à 00:44
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