Accueil | Entretien par Pablo Pillaud-Vivien, Pierre Jacquemain | 7 février 2022

Barbara Gomes : « À force de jouer le jeu de l’unité, nos valeurs communistes ont été effacées »

Samedi, le candidat communiste à l’élection présidentielle, Fabien Roussel, a réuni près de 3000 personnes. Un meeting aux formules bien senties. Un candidat en forme. Comme les sondages qui le donnent dorénavant devant la candidate socialiste, Anne Hidalgo, autour des 3%, voire 4%. Barbara Gomes, élue parisienne et porte-parole de Fabien Roussel, est l’invitée de #LaMidinale.

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UNE MIDINALE À VOIR...

 

ET À LIRE...

Sur la remontada Roussel
« La remontada, c’est tout ce que je souhaite. »
« Il y a vraiment besoin à gauche d’avoir une figure comme Fabien Roussel. »
« Il y a de plus en plus de personnes qui ont le sentiment que Fabien Roussel incarne l’espoir. »

Sur les question de sécurité
« Ça dépend de la priorité des Français.e.s dans la campagne. »
« On a tout un programme détaillé : la sécurité en fait partie. »
« La sécurité est un besoin essentiel pour les populations et notamment les plus précaires. »
« C’est important quand on fait partie de la république de ne pas avoir le sentiment d’être abandonné. »
« On n’a pas de honte à parler de sécurité avec une vision de gauche. »

Sur le rapport à Jean-Luc Mélenchon
« Mélenchon et son mouvement font partie des forces de gauche dont nous avons besoin. »
« Il faut créer un débat à gauche et on a besoin de toute la pluralité de la gauche. »
« Nous avons besoin d’un débat apaisé à gauche. »
« Il ne faut pas voir la candidature de Jean-Luc Mélenchon comme une concurrence mais comme une façon de créer du débat et se mettre d’accord sur des grands principes. »
« Mélenchon n’a pas besoin de nous pour être empêché ou bloqué dans les sondages. C’est pas les communistes, les écolos ou les socialistes qui l’empêchent de grimper. »

Sur l’offensive Roussel sur Jadot et Mélenchon
« Jusqu’ici, c’est pas de notre côté que venaient les boulets de canon. Ça venait des autres partis. »
« On a une ligne politique avec des valeurs et des sujets qu’on va défendre qui parfois vont nous démarquer des autres candidats à gauche. »
« Il n’y a pas d’attaque personnelle. C’est un débat politique avec des marqueurs. »
« Fabien Roussel n’est pas du tout dans une volonté de disperser ou de casser la gauche. »
« Tout le monde doit se remettre en question. »

Sur les raisons d’une candidature communiste
« À force de jouer le jeu de l’unité, les valeurs et les sujets des communistes ont été effacés. »
« On a voulu une candidature communiste pour remettre les sujets centraux : reparler de justice sociale, de salaires, de pouvoir d’achat, d’énergie. »

Sur la défaite de la gauche
« On a commencé à 1%, on est à 4%, on sera très prochainement à plus de 5%. »
« Il faut donner l’envie aux électeurs de voter à gauche. »
« Je n’ai pas envie d’exclure une bonne surprise : peut-être que la gauche va gagner. »

Sur les législatives
« Ce qui se joue dans cette présidentielle, c’est les législatives et aussi la reconstruction de la gauche. »
« Je ne sais pas si l’on doit souhaiter un accord total [de la gauche et des écologistes]. »
« Il serait bien qu’il y ait des rassemblements qui se fassent. Fabien Roussel a été un des premiers à proposer un pacte d’engagement commun. »
« On veut se mettre d’accord sur les propositions. C’est autour des propositions que les alliances pourront se faire. Mais je ne sais pas qui sera dans ces alliances de gauche. Je suis en incapacité de le dire. »
« Il faut réfléchir en termes d’idées et de valeurs. On ne doit pas réfléchir d’abord sur le avec qui on y va. »

Sur les soutiens à Fabien Roussel
« L’espoir à gauche est en train de renaître avec Fabien Roussel. Quelque chose est en train de se passer. »
« Je ne sais pas ce qui se joue stratégiquement mais politiquement, il se passe quelque chose derrière la candidature de Fabien Roussel. »
« La campagne d’Anne Hidalgo ne se passe pas comme les socialistes l’auraient voulu et ça leur donne envie de nous féliciter et de se dire : si c’est pas pour nous, au moins il y a une alternative avec laquelle on est d’accord et avec des gens avec qui on sait travailler. »
« Je ne sais pas ce que ça veut dire d’être plus proche des socialiste que de Jean-Luc Mélenchon : il y a une grande diversité à gauche. On est proches des gens qui portent les mêmes valeurs que nous quelles que soient les étiquettes. »
« On a de plus en plus de personnes à gauche qui nous rejoignent. »
« Notre priorité n’est pas d’aller séduire la droite, sociale ou pas, mais de convaincre à gauche. »

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  • Le PCF est bien obligé d’admettre, après un siècle de vicissitudes, que la révolution n’est pas d’actualité et que l’idéologie qui fonde son identité, le marxisme-léninisme, est démentie par les faits.

    Les Français, comme tous les peuples, ont toujours rejeté le communisme. Le rendre moins répulsif est un exercice fondé sur un réflexe de survie. Mais tous les discours électoraux sont incapables de ralentir l’agonie, de nier la punition de l’histoire et d’effacer de la mémoire des Français ce dont le communisme est responsable et que le PCF avait approuvé.

    Glycère BENOIT Le 8 février à 07:18
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