Accueil | Entretien par Pierre Jacquemain | 12 mai 2021

Boris Vallaud : « Il y a chez Macron une forme de haine de l’État »

Il vient de publier Un esprit de résistance aux Éditions Flammarion. Le député socialiste des Landes est l’invité de #LaMidinale.

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UNE MIDINALE À VOIR...

 

ET À LIRE...

 Sur le désintérêt pour la politique et la place des partis 
« Quand j’écris ce livre, je pense à ceux qui ne vont pas voter. Quand je vais à l’Assemblée nationale, j’ai toujours en tête que moins d’un électeur sur deux a élu cette Assemblée nationale. C’est un problème majeur. »
« Il faut repenser les formes de l’engagement mais je ne crois pas que les partis politiques soient disqualifiés ou obsolètes. Les partis doivent malgré tout se renouveler. »

 Sur la gauche et les idées 
« Je vais envoyer à François Hollande les propositions du Parti socialiste. »
« On a renoué plus qu’avant avec les universitaires, les chercheurs et la société civile. On est en dialogue permanent avec eux. »
« On n’est pas suffisamment audibles et c’est une réalité. »
« La gauche a des idées concrètes. »
« Avec plus de justice et de partage de la richesse, tout le monde vit mieux - et en particulier les plus modestes. »
« Si on avait fait la même distribution des revenus dans la masse salariale, entre les très hauts revenus - qui ont capté une part essentielle de cette richesse - et les bas revenus, 30% des salaires les plus bas auraient augmenté de 10%. Ça n’est pas rien. »

 Sur les inégalités de capital  
« Je propose une réforme de la taxation des très grosses successions. »
« Je propose une dotation en capital pour tous les jeunes pour que bien démarrer dans la vie ne soit pas le privilège de quelques-uns. »
« Je plaide pour la co-détermination c’est-à-dire le partage de la décision avec les salariés dans l’entreprise. »

 Sur l’emploi et le travail 
« Il faut laisser le travail des machines aux machines mais il faut surtout laisser le travail des hommes aux hommes. »
« Il y a des métiers qui vont disparaître et tant mieux mais il y en a plein d’autres qui ont s’inventer. »
« Il faut penser la société du plein travail plus que du plein emploi. »
« Il faut inventer d’autres modes de rémunération. »

 Sur le progrès  
« On a besoin de progrès humains. On a besoin de se retrouver. C’est une leçon de la pandémie. On s’est beaucoup manqué les uns aux autres. »
« Je rencontre plein de Daniel Blake dans ma permanence [référence au personnage du film Moi, Daniel Blake de Ken Loach]. »
« Il faut redonner de l’humanité à nos processus. »
« Considérer qu’on n’a pas besoin des progrès techniques et de la science est une façon d’éteindre la lumière. »
« J’espère de la science, de la raison et du progrès. »

 Sur les protections sociales  
« On est au milieu d’immenses révolutions. »
« Le trait commun de nos sociétés, c’est l’incertitude. Les gens sont inquiets et insécurités. »
« Je souhaite un système universel avec une protection pour tous. »
« Je suis pour une sécurité sociale qui émancipe, qui sécurise et qui est tremplin, pas seulement un filet. »

 Sur l’impuissance politique et la haute administration  
« Je ne suis pas de ceux qui dénoncent la marée montante du fonctionnarisme ou qui dénoncent l’Etat profond. »
« Il y a chez Macron une forme de haine de l’Etat. »
« J’ai une vision romantique de l’Etat. »
« Quand des responsables politiques démissionnent, c’est l’administration qui commande. Est-ce que parfois l’administration fait plus mal que les politiques, je n’en suis pas toujours certain. »
« Le temps politique et le temps administratif sont deux choses différentes mais on a besoin d’une politique qui s’affirme. »

 Sur l’universalisme  
« L’affirmation d’une identité n’est pas nécessairement une concession faite au repli sur soi ou une déclaration séparatiste. L’universalisme n’est pas forcément la négation des identités. »
« Il fait penser la question des rapports de l’universel au particulier et du particulier à l’universel comme quelque chose de fertile. »
« Il n’y a pas assez de place pour la nuance et la réflexion. »
« Il faut avoir le courage de la nuance. »
« Les valeurs de la République ne peuvent pas être simplement un truc qu’on assène comme le fait Blanquer ex cathedra. »
« L’universel permet de penser au-delà de soi-même. »

 Sur la souveraineté  
« Une souveraineté qui ne s’adosserait pas à l’expression de la démocratie, c’est-à-dire l’acquiescement du peuple, ça serait le refuge de l’autoritarisme et de la souveraineté nationale au sens souveraineté nationaliste. »

Sur les accords/désaccords à gauche
« Je pense qu’il y a plus d’accords à gauche qu’il n’y a de désaccords. »
« Il y a des gens à gauche qui sont irréconciliables mais les gauches ne sont pas irréconciliables. »

 Sur la gauche face à 2022 
« J’aime ne pas penser que la gauche aurait déjà acté sa défaite. »
« Le prix de la défaite serait considérable pour la gauche mais surtout pour le pays. »
« La gauche a besoin d’affirmer ce qu’elle est. »
« Comme je suis optimiste, je me dis qu’il va se passer quelque chose. »
« La gauche doit retrouver ce que j’appelle la geste de François Mitterrand avec son discours sur la rupture. »
« Il faut retrouver de l’audace réformatrice. »

 Sur la place du compromis en politique  
« Je crains le simplisme en politique. La société n’est pas comme ça. Elle est compliquée. »

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  • La gauche doit retrouver ce que j’appelle la geste de François Mitterrand avec son discours sur la rupture. »

    tout est dit
    hommage au fossoyeur de l’espérance

    dan93 Le 14 mai à 10:39
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