Accueil | Entretien par Pierre Jacquemain | 9 juin 2021

Caroline Fiat : « En ce moment, j’ai peur »

Climat politique particulièrement violent, élections régionales, élection présidentielle, marche des libertés… La députée LFI Caroline Fiat est l’invitée de #LaMidinale.

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UNE MIDINALE À VOIR...

 

...ET A LIRE

 Sur la gifle à Emmanuel Macron 
« Cela fait plusieurs années qu’à la France insoumise, on fait remonter des informations comme quoi la violence monte et que nous sommes souvent menacés. »
« Il n’est pas acceptable qu’un président de la République soit menacé physiquement et encore moins que certains passent à l’acte. »
« La démocratie, c’est se battre avec des mots et des idées. Pas avec de la violence ou se faire exfiltré d’une marche comme ça avait été le cas pour la marche pour Mireille Knoll. »
« A force de dire que les députés de la France insoumise sont des antisémites ou des islamogauchistes, ce qui est totalement ubuesque, on nous met une cible dans le dos comme en témoigne la vidéo de Papacito dimanche. Et le résultat, c’est que l’on a un président de la République qui se fait gifler parce qu’à laisser faire sur certains, on trouve tout à fait normal qu’on se fasse insulter voire qu’on passe à l’acte. »

 Sur le climat politique actuel 
« En ce moment, j’ai peur. »
« On n’a pas à avoir peur d’avoir des idées, quelles qu’elles soient. »
« Je tiens à remercier les policiers et les gendarmes qui font en sorte que l’on soit protégé. »
« Il n’y a plus de respect de l’élu mais plus de respect des règles ou de la loi. »
« On attend une abstention record aux prochaines élections régionales mais c’est une règle d’aller voter, un droit. »
« Quand j’entends des gens dire que tout le monde est pareil, je me dis qu’ils perdent le droit à vivre en démocratie : c’est une menace qui pèse sur tous. »

 Sur Jean-Luc Mélenchon 
« J’ai eu beau réécouter 100 fois le passage polémique, je ne comprends pas ce qui choque : une personne qui commet un attentat le fait rarement dans un moment qui le dessert. »
« Les familles de victimes ont bien sur toute notre compassion. »

 Sur sa candidature à l’élection régionale dans le Grand Est avec Aurélie Filippetti 
« A la fois il faut montrer des têtes connues, à la fois il faut aussi de l’air et du renouvellement. »
« Notre liste est une liste de citoyens engagés, pas de professionnels avec des CV long comme le bras. »
« Sur notre liste, on a décidé de se fiche des étiquettes. »
« Je suis déçue des oukases qui ont fait que l’on n’a pas réussi à faire tous ensemble avec toute la gauche et les écologistes. »
« L’inertie des partis a été très importante. »
« Il va falloir apprendre à faire confiance aux femmes en politique - et ça aussi, c’est un combat difficile. »

 Sur la présidentielle 2022 
« On va travailler, on va se relever les manches. »
« Il va falloir faire confiance à toutes les idées qui viennent du terrain, même si elles viennent de femmes, même si elles viennent d’inconnus, même si elles viennent d’aides soignantes. »
« Moi, je fonctionne à l’instinct ce qui énerve beaucoup de gens qui fonctionnent avec des statistiques et des tableaux Excel. »
« Il faut écouter les gens et être sur le terrain. »
« Les gens veulent une belle gauche unie. Et, entre nous, quand on regarde les programmes, à part quelques virgules et quelques adverbes, il n’y a pas grand chose qui nous désunit. »
« Il faut réussir à faire en sorte qu’on ait un candidat au second tour. »
« Il y a un programme qui me tient à coeur : c’est l’Avenir en Commun, partons de ça ! »
« L’objectif, c’est de créer une 6è République. Et notre Président, ce ne sera pas Jupiter. »
« Il y a pas mal de militants qui sont déçus de voir qu’il y a déjà plusieurs candidats à gauche pour l’élection présidentielle. »

 Sur la marche des libertés et contre l’extrême droite du samedi 12 juin prochain 
« C’est un rendez-vous très important : les idées d’extrême droite et surtout le racisme sont devenus des idées qui ont pignon sur rue. Avant, c’était tabou, maintenant, on en parle tranquille. »
« On peut vomir ses idées racistes sans aucun problème. Et ce n’est pas possible… »
« Il faut aller marche samedi 12 juin pour dire que l’on est tous égaux et libres en droit. »
« Ce n’est pas une marche politique : il y a 110 organisations qui y appellent pour vivre tous ensemble. »

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  • "Il faut aller marcher samedi 12 juin pour dire que l’on est tous égaux et libres en droit." nous dit Caroline Fiat. Elle a raison, nous le sommes. En particulier en ce qui concerne les opinions politiques et le droit de les exprimer. C’est le cas pour toutes les opinions, y compris celle en faveur du RN. Il n’y a pas d’exclusion.

    Glycère BENOIT Le 10 juin à 10:54
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