Accueil | Par Pablo Vivien-Pillaud, Pierre Jacquemain | 11 mai 2021

Cécile Cukierman : « La sécurité est un sujet d’actualité réel qu’il ne faut pas balayer d’un revers de manche »

Ce week-end, les militants communistes ont voté massivement en faveur de la candidature de Fabien Roussel à l’élection présidentielle de 2022, rompant ainsi avec les précédents soutiens à Jean-Luc Mélenchon en 2012 puis 2017. Cécile Cukierman, sénatrice et porte-parole du PCF, est l’invitée de #LaMidinale​.

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UNE MIDINALE À VOIR...

 

ET À LIRE...

 Sur la candidature de Fabien Roussel en 2022 
« Faire des choix pour 2022 ne veut pas dire que les choix de 2012 et 2017 ont été des erreurs. Nous sommes dans des situations et des temps politiques différents. »
« Les communistes veulent porter la candidature de Fabien Roussel pour être utile. »
« Quand on fait une campagne, c’est pour aller jusqu’au bout. »
« Il faut aller à la rencontre des Français-es. »
« Nous avons encore beaucoup de militants. Il y a une force militante disponible. »
« Nous ne ferons pas une campagne au rabais. »

 Sur les thèmes de campagne de Fabien Roussel 
« On ne fait jamais campagne sur des points de désaccords. On fait des campagnes sur ce qui intéresse les Français. »
« Nous sommes nombreux à gauche à avoir dénoncé la casse d’EDF. »
« Si on veut garantir l’accès à ce bien commun qu’est l’énergie, nous avons besoin d’un mix énergétique. »
« La jeunesse est un enjeu important. C’est l’avenir de notre pays. Nous proposerons un pacte pour la jeunesse. »
« Il faut assurer l’autonomie de la jeunesse. »
« La sécurité est un sujet d’actualité. Nous ne pouvons pas balayer cette réalité d’un revers de manche. »
« La gauche n’est pas responsable de tous les maux dans notre pays en matière d’insécurité. »
« Les premières victimes de l’insécurité sont les femmes et les hommes qui vivent dans les quartiers populaires. »
« Il faut rétablir une police de proximité, une police du quotidien. »

 Sur l’hypothèse d’une primaire de la gauche et des écologistes  
« On n’est jamais candidat quoi qu’il en coûte donc on ne prendra pas d’engagement aujourd’hui pour les cinquante semaines qui viennent. En revanche, si l’élection avait lieu la semaine prochaine, il le sera. »
« Jusque-là, les primaires ont été une catastrophe. Ça ne répond pas aux besoins d’associer celles et ceux qui se détournent des urnes. »
« On oublie de dire que dans notre pays, l’élection présidentielle a deux tours. Les pays qui ont la tradition des primaires ont souvent des élections à qu’un seul tour. »
« On le voit aux régionales, une seule liste à gauche ne fait pas plus de voix à gauche que plusieurs listes à gauche. » 
« S’il y avait une formule magique pour que demain, une véritable politique de gauche sincère, qui ne trahisse pas ses engagements, qui écoute et qui s’adresse réellement par les politiques qu’elle développe au peuple, je crois que tout le monde l’aurait déjà prise. »
« Je pense personnellement que la proposition d’une primaire n’est pas la réponse au défi politique auquel j’ai envie de m’attaquer. »

 Sur les régionales, les départementales et les alliances à géométries variables du PCF 
« Comme toutes les formations politiques de gauche, LFI, EELV, le PS, on a des réflexions et des stratégies différentes selon les régions. »
« Il ne faut pas mélanger une élection avec une autre. »
« On a besoin d’un espoir de voir changer les choses. »
« C’est la droite qui a le vent en poupe et c’est à ça que je veux m’attaquer. » 

 Sur le PCF de l’Allier qui a choisi de s’allier avec le PS alors qu’au niveau régional, le PCF est allié avec LFI 
« Sur la région Auvergne-Rhône-Alpes, ne donnons pas plus d’importance à certains événements qu’ils en ont. »
« Certains disent qu’il y a des dissensions chez les communistes d’Auvergne-Rhône-Alpes mais on parle d’un seul département. »
« Les communistes à l’échelle de la région - y compris dans le département de l’Allier - n’ont pas qu’une seule voix. »

 Sur l’unité du PCF quant à la candidature de Fabien Roussel à la présidentielle 
« Il y a eu la consultation des communistes mais maintenant, il faut savoir laisser retomber les choses et voir comment chacune et chacun va s’engager. »
« Je ne crois pas que notre parti soit au bord de l’explosion quand je vois la mobilisation de ce week-end et les choix qui ont été faits. »
« Il appartient au Parti communiste d’entendre qu’il y a eu des expressions différentes et de se rassembler. »
« Certains feront des choix différents des nôtres au Parti communiste mais ça ne veut pas dire qu’ils ne sont plus communistes. »

 Sur la polémique initiée par le Rassemblement national quant à la présence d’une femme voilée sur une affiche de campagne LREM 
« Je m’excuse mais je pense qu’il y a trois choses dans cette polémique qui n’est pas qu’une polémique : 

  • D’abord, moi, je suis profondément laïque et, personnellement, je ne suis pas favorable à ce que sur les documents officiels de campagne apparaissent des signes religieux de quelque religion que ce soit. Je crois que la laïcité a toujours été un combat dans notre pays. Il ne s’agit pas de stigmatiser telle ou telle religion mais de permettre à ce que nos candidats soient les porteurs de nos principes de laïcité ;
  • Deuxièmement, ce qui est scandaleux, c’est que LREM retweete quelqu’un du Rassemblement national : c’est là qu’il y a un scandale. On voit que tout ceci est instrumentalisé pour diviser la société alors que la laïcité devrait la rassembler ;
  • Et la troisième chose, c’est que LREM ait besoin du Rassemblement national pour savoir ce qu’il se passe dans ses propres rangs. »
    « Depuis quand dans ce pays, quand on se dit attaché aux valeurs de la République, on reprend les éléments du Rassemblement national pour s’exprimer ? »
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Vos réactions

  • ‘…je suis profondément laïque’ nous dit Cécile Cukierman. Est-elle aussi profondément communiste, c’est-à-dire adepte à fond de la doctrine marxiste-léniniste ? On pourrait penser que oui, vu son niveau de responsabilité. Or un des fondamentaux de cette doctrine – un point profond donc – pose que l’Etat n’est pas neutre à l’égard des religions. Il se donne pour mission de les éradiquer, car elles sont l’opium du peuple. Les croyants sont des drogués, ils se trompent ou sont trompés par les classes bourgeoises, qui d’ailleurs doivent elles aussi être éradiquées. Pour un communiste, profond du moins, les religions doivent être réprimées en vue de leur disparition. Au lieu que la laïcité, même superficielle, pose que l’Etat doit être neutre vis-à-vis des croyances religieuses et des opinions politiques, qui relèvent de choix subjectifs. Quelle confiance accorder a des gens qui se prévalent d’une chose et de son contraire ?

    Glycère BENOIT Le 11 mai à 19:03
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  • Profondément communiste !
    Oui et 1989 n’est pas la fin de l’histoire !!
    Sur la religion ma mère née en Pologne a fait parti de la jac jeunesse agricole catholique ! Par contre elle est contre toutes les injustices et elle est communiste !
    Ça ne la jamais empêche comme moi d’avoir de bonnes relations avec des personnes ne partageant pas nos opinions !
    Toujours être sur du factuel !!

    Dropsit Jean Pierre Le 12 mai à 23:26
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  • On peut être profondément communiste mais on ne peut pas être profondément laïque en même temps. Prises séparément ces deux conceptions peuvent être défendues, mais militer pour les deux à la fois ne permet pas de rester cohérent avec soi-même. Un État communiste a des attributions incompatibles avec le principe de laïcité. Il n’est pas neutre à l’égard des croyances et des opinions. S’il le devenait le régime perdrait sa stabilité et s’écroulerait.

    Un pouvoir communiste n’a jamais de bonnes relations avec les personnes qui ne partagent pas les opinions de ceux qui l’exercent. Au vrai il n’a pas de relations du tout : un opposant n’existe pas.

    Votre mère est une personne parfaitement respectable mais, si je ne m’abuse, elle n’a jamais exercé le pouvoir. Mettons qu’elle y accède en restant égale à elle-même. Si elle se donne alors de construire le socialisme en vue de d’anéantir, selon ses vues, toutes les injustices, que ferait-elle face à ceux qui lui disputeraient son pouvoir ? Regarderait-elle l’argument du type ‘Mais nous sommes majoritaires dans le peuple’ comme recevable ? Si oui, qu’elle s’interroge alors sur sa proximité avec ces grands hommes, puisque communistes comme elle, que sont les Xi, les Kim, les Castro, qui, eux, ont le pouvoir. Pour de vrai. C’est ça le factuel.

    Glycère BENOIT Le 13 mai à 00:26
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