Accueil | Entretien par Pablo Pillaud-Vivien | 7 septembre 2018

Clémence Dubois : « On parle de crise de la dette mais c’est la dette climatique qui est à redouter »

A la veille des marches pour le climat organisées un peu partout en France et dans le monde, Clémence Dubois, responsable des campagnes pour l’ONG 350.org, était l’invitée de la Midinale. Plus d’infos sur les marches sur riseforclimate.org.

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VERBATIM

 

 Sur l’importance de la marche pour le climat du samedi 8 septembre 
« Cette marche a été initiée par Maxime (…) en réaction à la démission de Nicolas Hulot. »
« Cette marche s’inscrit dans une journée d’actions beaucoup plus large. »
« Ce samedi, il y a aura près de 1000 évènements dans plus de 90 pays dans le monde dont 130 en France. »
« Des dizaines de milliers de citoyens vont aller dans la rue pour demander des comptes au gouvernement. »

 Sur les revendications de la marche 
« Ce n’est pas une journée d’actions qui peut changer les choses. »
« Le mouvement pour la justice climatique est très large et a déjà remporté de nombreuses victoires. »
« Cette marche va démontrer qu’on est aussi une diversité culturelle. »
« L’écologie, on est en train de s’en écarter à mesure que les catastrophes se rapprochent de nous. »

 Sur les objectifs de la marche 
« On n’est pas seuls, l’écologie doit être prise en compte et on doit demander des comptes au gouvernement et aux institutions qui ne prennent pas la mesure de ce qui est en train de se passer. »
« Il y a un défi : transformer ce mouvement dans la durée. »
« Je pense que ce sera une première dans la rue pour beaucoup de personnes et c’est une porte d’entrée vers l’organisation citoyenne. »
« La crise climatique est transversale : elle touche tous les secteurs. »
« Il faut appeler à la responsabilité de tous les piliers de pouvoir qui permettent à la crise climatique et environnementale de prospérer. »

 Sur Emmanuel Macron et son gouvernement en matière écologique 
« Emmanuel Macron s’est présenté diplomatiquement comme un héros du climat et a sauté sur l’occasion de Trump pour se présenter comme l’anti-Trump. »
« Aujourd’hui, il faut plus que de la communication pour vraiment devenir un héros du climat. »
« Etre juste dans la communication, ça revient à précipiter la crise en perpétuant le déni. »
« On a besoin de sortir de la politique des petits pas. »
« Ce qui est proposé par le gouvernement, c’est au mieux un statu quo, au pire pas mal de renoncements. »

 Sur la nomination de François de Rugy au ministère de la transition écologique et solidaire 
« Qu’est-ce que le ministère de l’écologie aujourd’hui en France ? Que peut-il faire ? »
« A partir du moment où le projet politique est incompatible avec l’urgence climatique et environnementale, malheureusement, le périmètre du ministère de l’environnement est assez limité. »
« François de Rugy pense que l’économie néolibérale peut être conciliée avec les questions d’écologie. »
« La crise environnementale va de pair avec un accroissement des inégalités sociales. »

 « Si j’étais Emmanuelle Macron… » 
« On a les solutions, on les a développées dans tous les secteurs. »
« Le secteur négawatts montre bien comment on peut aujourd’hui en France décarboner notre modèle de société, créer des emplois, créer de la prospérité. »
« Il y a un manque de volonté politique parce qu’aujourd’hui ce sont les lobbies, les intérêts économiques d’une minorité et la dictature des impératifs financiers qui prévalent. »
« On parle de crise de la dette mais ce qui est le plus à redouter, c’est la crise de la dette climatique et environnementale. »
« Si je peux pointer une mesure en particulier : arrêter d’emmener Total dans tous les déplacements diplomatiques. »
« Total va extraire du gaz de schiste en Algérie alors que c’est interdit en France pour des raisons sanitaires - c’est du néocolonialisme. »
« Pour avoir un vrai volontarisme politique, il faut rompre avec l’industrie fossile. »

 Sur l’importance des mouvements citoyens 
« Les victoires que l’on obtient sont liées à l’organisation de la société civile avec des stratégies communes. »
« Où que l’on soit, on peut se constituer en contre-pouvoirs parce qu’il y a énormément d’institutions qui supportent ce système : nos mairies, des universités qui ont des partenariats avec des multinationales, nos banques qui financent tous ces secteurs. »
« On peut s’organiser et demander des comptes – et aujourd’hui, c’est une question de survie. »

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  • Non la France Insoumise ne doit absolument pas, sous aucun prétexte, "s’allier" avec génération.s ou EELV.

    Ces 2 partis de politiciens professionnels trompent leur électorat. Ils veulent simplement des postes d’élus pour pouvoir rembourser leurs crédits à la consommation : cela ne nous regarde pas.

    La FI place des novices et des candidats issus de la société civile : c’est parfait. Non, la FI ne doit pas recycler les vieux briscards de generation.s et d’EELV.

    Benoit Hamon doit se retirer de la politique. Il est directement responsable de la défaite de la gauche en 2017, il doit en assumer les conséquences et non chercher à sauver sa carrière de politicien.

    connaitresonennemi Le 7 septembre à 13:21
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