Accueil | Par Pierre Jacquemain | 29 janvier 2018

Corinne Morel-Darleux : "Le bloc de gauche n’existe plus."

Elue du parti de gauche, elle est l’une des principales opposantes face à Laurent Wauquiez à de la région Auvergne - Rhône-Alpes. Au lendemain de deux élections législatives partielles, on fait le point sur l’état de la gauche, du PS, de la droite. Rencontre avec Corinne Morel-Darleux qui nous présente le vrai visage du nouveau président des Républicains.

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 Sur les législatives partielles
« Le bloc de gauche n’existe plus. »
« Il y a une très belle progression de la France insoumise ; dans l’une des deux circonscriptions, on repasse devant le FN ce qui est une satisfaction politique. »

 Sur la France insoumise 
« On agrège de plus en plus et on est de moins en moins seuls. »

 Sur le Parti socialiste 
« L’effondrement total du PS est confirmé. »
« Les congrès du parti socialiste sont devenus une blague. »

 Sur Laurent Wauquiez 
« Vu la séquence dont sortent Les Républicains, absolument désastreuses, avec le candidat Fillon, je pense que Wauquiez ou n’importe qui d’autre, Les Républicains ne pouvaient que reprendre un petit peu de couleurs. »
« Il ne faut pas sous estimer Laurent Wauquiez. »
« Il y a une remobilisation des troupes militantes mais ses propos très droitiers, très réactionnaires trouvent un certain écho chez les militants LR. »

 Sur la présidence Wauquiez en Auvergne - Rhône-Alpes 
« C’est un président de région qui est à la fois très brillant - c’est ce qui le rend dangereux -, et en même temps très autoritaire. »
« Il supprime tous les échelons de décisions intermédiaires et réseaux de concertations locales pour mieux avoir la main sur l’ensemble des dossiers. »
« Depuis que c’est Laurent Wauquiez, il y a un effet de clientélisme qui fait qu’on voit l’argent affluer du côté de la fédération régionale de la chasse, de l’UNI, de la FNSEA, du côté de sa ville du Puy-en-Velay au détriment des autres territoires. »
« On est confronté à cette mauvaise répartition des richesses et un aménagement du territoire ou l’on va renforcer les grandes villes et les grandes métropoles. »
« On travaille avec les acteurs, les associatifs, les festivals et tous ceux qui ont leur mot à dire et on se fait leur porte-parole de leurs revendications et propositions. »

 Sur la réforme de la formation professionnelle 
« On a bataillé sur cette question mais pas sur les mêmes bases que celles de Laurent Wauquiez. »
« Laurent Wauquiez nous fait doucement rire parce qu’il se bat pour conserver la formation professionnelle mais les crédits qui étaient affectés à la formation professionnelle n’ont pas été dépensés par la région. »
« Il nous faut une vraie formation professionnelle d’avenir qui aille vers les métiers de la transition, du bâtiment en éco-construction (…) des métiers dont on va avoir besoin pour l’avenir. »

 Sur les mobilisation sociales 
« J’ai de l’espoir. »
« Je ne trouve pas que la gauche soit si atone. Je trouve qu’il y a un mouvement très profond qui se passe au niveau de la population sur la question ‘asile et immigration’. »
« Il y a un mouvement de solidarité comme j’en n’avais pas vu depuis très longtemps et qui dépasse très largement les rangs militants, partidaires ou de gauche. »

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Vos réactions

  • Ces partielles montrent une seule chose ...Une majorité de personnes s’éloigne de la politique...Le suffrage censitaire revient en force...une grande majorité de citoyens pensent que la force des choses est déterminante et que nous n’avons plus prise sur notre destin...TINA a gagné.

    Dominique FILIPPI Le 29 janvier à 14:22
       
    • pense...orthographe ...

      Dominique FILIPPI Le 29 janvier à 14:24
    •  
    • @D. Filippi - Que doit on tiré du fait de dire que de plus en plus de gens s’éloignent de la politique parce que celle-ci ne leur donne pas la main sur leur destin ?

      a) on constate et pragmatiquement on s’en tient là ?

      b) on analyse pourquoi les gens en sont arrivés à cette conclusion... Et pour ma part, j’ai bien une petite idée compte tenue de la propension de la "parole" politique à être aussi volatile et inconstante que le lui permet la dichotomie si utile aux formations politiques, entre une éthique de conviction, agitée avant les élections, et une éthique de responsabilité, fort pratique pour justifier des actes contraires aux valeurs qui les ont fait élire... Et on en tire les conséquences sur le fait que la manière dont on fait de la politique aujourd’hui n’est pas celle attendue par les citoyens de ce pays ?

      carlos Le 29 janvier à 16:37
    •  
    • @ Corinne M-D Merci pour cette interview aussi intéressante que redynamisante n’en déplaise aux vieux grincheux et stals fielleux .

      René-Michel Le 30 janvier à 10:58
  •  
  • De quel" bloc de gauche" parte-t-on ici ? Il n’a jamais existé. Cette fausse conscience de l’état des choses conduit à des incantations que la réalité dément : où est "la très belle progression "de LFI dans la dernière période ? le mouvement LFI reste une nébuleuse d’aigris de la gauche "traditionnelle", et surtout du PS, et de mécontents. Cela ne suffira pas à en faire le fer de lance d’une force alternative propulsive aussi longtemps que le césarisme, le populisme et le sectarisme seront sa boussole ;

    Gus L. Le 29 janvier à 14:22
       
    • @Gus - Il est intéressant de constater que vous passez sous silence la seule chose qui cimente réellement la France Insoumise, à savoir "l’avenir en commun"... C’est en effet, un mouvement composite qui rassemble des encartés de partis divers, ou d’anciens encartés dont j’en conviens sans problèmes, d’anciens PS et certains "aigris" (pour lesquels je ne vois pas pourquoi je leur ferai le reproche d’avoir fait auparavant d’autres choix que celui du programme qu’ils ont fini par supporter) des antipartidaires ainsi que des sympathisants sans intentions militantes fortes mais qui croient pour demain en une solution responsable humaniste aux graves problèmes d’aujourd’hui.

      Pour ma part, j’en suis un sympathisant, et comme beaucoup d’autres, je ne ressents pas le besoin irrépressible de baiser le sol que J.L. Mélenchon a foulé (ça c’est pour le césarisme), ni l’ardente envie de casser la gueule à quiconque ne pense pas comme moi (pour le sectarisme... ce qui ferait de moi un énervé chronique vue la multitude des opinions présentes dans LFI... en somme tout le contraire de l’homogénéité des partis existants qui se matérialise en général par une pensée unique). Par contre, je veux bien revendiquer un certain "populisme"... un "populisme" exigeant radicalement plus de démocratie et de pluralisme pour un "peuple" fondamentalement hétérogène (NOUS), en opposition à une oligarchie quasi-homogène (EUX) dont le souhait est de confisquer le pouvoir...

      Partant du principe que LFI soutient un programme, si je doute que celui qui est déjà convaincu par autre chose puisse adhérer à un projet qui n’est pas le sien, pour tous les autres citoyens, il ne leur ait pas interdit que je sache de réfléchir à l’utilité des programmes qu’on leur propose et de choisir les solutions avancées par "l’avenir en commun". Que vous ne croyiez pas vous-même que "l’avenir en commun", qui n’est pas gravé dans le marbre et peut encore aller vers plus d’équité et de justice, soit le moyen de fédérer le plus grand nombre ne fera pas renoncer, à ceux qui le pensent, qu’une majorité puisse y adhérer.

      carlos Le 29 janvier à 17:22
    •  
    • Hé oui, même si cela ne plait pas à certains ici, tout est dit de la LFI dans cette formule trinitaire et lapidaire : "césarisme, populisme,sectarisme".
      Et quand Carlos nous décrit l’amas diffus que représente la nébuleuse insoumise que nous dit-il ? Qu’on y trouve à côté de mécontents divers et d’aigris de tous bords... "des sympathisants sans intentions militantes fortes"(sic). Sans doute les plus nombreux. Hé bien, c’est là que le bât blesse . Qui peut croire en effet que c’est avec de tels "sympathisants" à l’engagement mou que l’on pourra sérieusement mettre en oeuvre demain "une solution responsable humaniste aux graves problèmes d’aujourd’hui"(resic) ?
      En fait, sans véritable collectif militant ,conscient et organisé, et actif dans la durée ,on pourra toujours et vainement croire à des lendemains qui chantent. En accord avec Marx, le vieux Victor Hugo disait déjà au XIXe siècle :"Il ne suffit pas de croire et de prier, il faut agir".

      Robert T Le 29 janvier à 19:14
    •  
    • Elle me fait doucement rigoler la Corinne. D’abord, elle gonfle indûment les chiffres pour affirmer péremptoire que LFI progresse, alors que c’est l’abstention qui bat tous les records.
      Ensuite, elle prend ses désirs pour la réalité en voyant un mouvement social en ascension parce qu’une ou deux associations humanitaires se mobilisent en faveurs de l ’accueil des migrants . Elle devrait savoir qu’une hirondelle ne fait pas le printemps. et encore moins celui des prolétaires. Enfin, tailler des croupières à LW, président de région et des LR, est une bonne chose, mais un peu court. Surtout que le bonhomme a un vrai talent pour se faire haïr même de ses amis.

      Marc L Le 29 janvier à 20:14
    •  
    • @Robert T - je n’ai aucun soucis avec la réalité du mouvement des insoumis, ce qui m’inquiète, c’est que vos mots laissent entendre que vous croyez dur comme fer que tous les électeurs qui votent en France sont des militants endurcis... Honnêtement, je crois que vous êtes vraiment... Vraiment ... Vraiment très loin du compte.
      Il faut sans cesse convaincre et les formations politiques qui pensent être propriétaires des voix de leurs électeurs, si elles n’ont pas tiré les leçons des événements récents, feraient bien de se rappeler que ce sont bien les citoyens qui votent en dernier ressort...

      Carlos Le 29 janvier à 20:45
  •  
  • @Gus L

    Gus L la finesse , l’intelligence, la subtilité faites Homme . Le Dieu de la pensée, le grand visionnaire a parlé : 

    « Cela ne suffira pas à en faire (la nébuleuse FI) le fer de lance d’une force alternative propulsive aussi longtemps que le césarisme, le populisme et le sectarisme seront sa boussole »

    Il semble qu’en matière de sectarisme vous en connaissez un rayon , le manichéisme vous va pas mal aussi.

    Gege Le 29 janvier à 16:47
  •  
  • @Carlos Le 29 janvier à 16:37
    Crois bien qu’il m’en coute d’avoir écrit cela...J’ai 69 ans et autant d’années à espérer et militer....mais le combat me semble trop inégal et les préjugés beaucoup trop importants. J’espère avoir tort.

    Dominique FILIPPI Le 29 janvier à 17:13
       
    • @D. Filippi - Je veux bien admettre qu’à force de recevoir des coups la fatigue soit lourde, mais je suis persuadé que celui qui a fait preuve d’une obstination pendant si longtemps ne peut pas changer sa nature profonde...

      carlos Le 29 janvier à 17:30
  •  
  • Soyons sérieux, personne ne progresse dans cette histoire. les gagnants sont les absentionnistes.

    Avec 30% de votants et 38% des voix, le candidat en tête à Belfort a obtenu 11% des inscrits. Il reste quand même 9 inscrits sur 10 qui n’ont pas voté pour lui. Une paille...

    Avec 20% de votants et 29% des voix, le candidat en tête du Val d’Oise a obtenu, lui, le total pharamineux de 5,8% des inscrits. Donc, il est ignoré par 94% des inscrits.

    Et cette nana qui balance comme çà, tranquillement, que la FI progresse... Quel aplomb !

    la FI n’a pas un an mais je vous qu’elle a déjà des porte-paroles (autoproclamés) à oeillères experts en langue de bois.

    Tels sont les quelques inconvénients d’un mouvement ouvertement non démocratique et "gazeux" mais électoraliste en diable.

    Toto Le 29 janvier à 19:10
  •  
  • Toto Le 29 janvier à 19:29
       
    • Et c’est quoi le problème, vous avez oublié le PCF qui soutenait également la candidature FI.

      Certains passent ici leur temps à affubler la FI de tous les défauts de la terre , le « sectarisme » revient en boucle , alors si d’autres mouvement, partis , décident de soutenir ses candidats où est le problème ?

      Gege Le 30 janvier à 10:51
  •  
  • Débat si on peut dire vraiment curieux
    Depuis toujours les élections partielles réunissent rarement plus de 20% des inscrits, alors où est le problème ? Il n’ y a là rien d’exceptionnel, cela n’exprime nullement le désintérêt du "peuple" pour les élections.
    Les 2 candidates Fi qui étaient en 2017 en 4ème place se hissent à la 3ème place devançant le FN.
    Macron risque de perdre une députée dans le Val d’Oise et n’a pratiquement aucune chance de l’emporter à Belfort.
    Les partis PS et PC continuent leurs agonies.
    Pour le reste : LO, EELV et autres on reste dans du classique (quelque % )

    Bernadop Le 29 janvier à 19:50
       
    • @Bernadop

      Entierement d’accord avec vous , on peut ajouter que depuis 2002 le Territoire de Belfort vote à droite, de même pour le Val d’Oise . Il n’y a pas de quoi sauter au plafond, mais score honorable pour la FI .

      Rappelons que le Val d’Oise avant 2002 était le bastion de R Hue à l’epoque PCF , et le Territoire de Belfort était un bastion socialiste .

      Gege Le 30 janvier à 07:08
  •  
  • Bien vu, Toto , mais guère réjouissant . Alors qu’il faudrait songer à créer un nouveau "bloc ou cartel des gauches" face à Macron et Wauquiez, LFI continue à faire cavalier seul rejetant par son sectarisme les électeurs déboussolés d’un PS en miettes ,tiré à hue et à dia à la veille de son dernier (?) congrès et tenant la dragée haute aux militant(e)s du PCF qui prépare son prochain congrès. Tout cela n’augure rien de bon pour la suite.

    Richard B Le 29 janvier à 19:59
       
    • @Richard - vous avez raison, un bon cartel à l’ancienne... Histoire de tout changer à la manière de faire de la politique... A moins que ça n’ait déjà été fait ? Ah ben oui c’est vrai, ca me dit quelque chose ... Le front de gauche ca me revient !

      Carlos Le 29 janvier à 20:57
    •  
    • Et alors ! le Front de gauche, c’était si mauvais que ça ! une énième tentative - dans la tradition jaurésienne - de mettre d’accord le plus grand nombre sur un programme - "L’Humain d’abord "- proposant une alternative de gauche aux politiques néolibérales de la droite et social libérales du PS.
      Oui mais voilà, JLM est arrivé avec ses copains pour tout casser et rebelote , tout recommencer... Cela ressemble furieusement à un jeu politicien qui finit par lasser les plus endurcis.Et pas qu’eux visiblement, quand on voit les scores de l’abstention ou le nombre des sympathisants LFI au militantisme mou et volatil.

      Alain E. Le 30 janvier à 10:05
    •  
    • @Alain E

      Faire croire aux électeurs que le PCF pourrait appliquer son programme sans remise en causes des traités de l’UE , autrement qu’en prononçant l’incantation « il faut changer l’Europe ! » , c’est refaire le coup de Hollande et de sa fameuse renégociation des traités.

      C’est pour ne plus avoir à en rabattre sur la seule stratégie qui permette l’application d’un programme réellement de gauche que JLM et d’AUTRES ont quitté le Front de gauche . A l’époque certains dont l e PCF disait que JLM était seul , on peut constater dans les faits ce qu’il en est. Deux élections partielles où la FI arrive en troisième position dans des bastions de droites.

      Certes l’abstention est très forte, mais c’est toujours le cas lors des partielles, surtout quand elles se déroulent peu de temps âpre le second tour des législatives.

      Gege Le 30 janvier à 11:15
    •  
    • Les risques évidents qui pourraient accompagnés un nouveau Front de Gauche sont déjà connus (puisqu’on y a déjà eu droit)... Pour n’en citer que quelques uns :
       confusion politique
       flou sur la ligne défendue
       orientation à la carte (manque de cohérence fatal sur certains sujets),
       conflits internes et tiraillements
      etc...
      Un beau spectacle auquel beaucoup de sympathisants de gauche ont déjà pu assisté. Je ne suis pas sûr qu’ils veuillent signer, en tous cas pas moi, pour une deuxième représentation de ce qui n’est rien d’autre que l’expression d’une conception centralisée du pouvoir aux mains des directions des formations politiques plutôt que dans celles des citoyens eux-mêmes et qui fait très probablement partie des causes majeures de cette abstention si prégnante, du dégoût qui l’accompagne et du désintérêt pour la chose politique...

      Au moins, avec la France Insoumise, il y a une remise en question de cette manière de faire de la politique tout en permettant la mise en place d’actions communes en fonction des convergences car c’est on ne peut plus simpliste que de croire que puisqu’on refuse la "tambouille politicienne" dans toute sa splendeur, il y aurait un récusation totale de la vertu du dialogue et de la concertation avec tous ceux ressentent le besoin de s’opposer aux effets dévastateurs de l’idéologie néolibérale !

      carlos Le 30 janvier à 11:23
    •  
    • Totalement d’accord avec Carlos.
      Dans ces deux élections, FI est 3 ème dans deux circonscriptions peu favorables à la gauche. C’est pour moi le point important.
      Que cela déplaise aux microbes, qui se disent de gauche est surprenant.

      Je me souviens du temps où ceux-là appelaient avec force à la discipline republicaine pour faire élire leurs candidats PCF ! Sont-ils conscients aujourd’hui d’être les meilleurs alliés de Macron et de Wauquiez ?

      Pierre Magne Le 30 janvier à 12:07
    •  
    • Parce qu’il n’y a pas de "confusion politique", ni d’amas diffus dans le mouvement LFI peut-être ? ni "conflit interne" , ni "tiraillements" ? Les dernières élections corses, n’ont-elles pas montré qu’il n’en était rien, avec la mise à l’index des insoumis fricotant avec les cocos de l’ile de Beauté par un JLM impérial souhaitant bon vent aux listes de droite indépendantiste et autonomiste !!! Quant à l a"tambouille électoraliste" dont serait exempte LFI regardez les élections législatives partielles !
      C’est beau la foi des nouveaux convertis, mais ça rend aveugle.

      La diversité d’une gauche en miettes rend pertinente la question de la constitution d’un nouveau bloc de gauche d’où le sectarisme, le césarisme et le populisme devraient être absents.

      Richard C. Le 30 janvier à 13:12
    •  
    • @Richard
       confusion politique ? je ne pense pas puisque le programme "l’avenir est commun" qui cimente les électeurs est clair.
       "amas diffus" dans le mouvement LFI ? probablement puisque celui-ci est hétérogène de part son ouverture et la diversité de son électorat...
       "conflit interne" ou "tiraillements" ? S’il y a une lutte de pouvoirs à l’intérieur de LFI, comme il y en avait pour orienter le Front de Gauche en son temps entre les différents partis le composant, celle-ci n’est pas en tous cas visible de ses sympathisants... Si par contre vous évoquez par là, toute autre chose que cette lutte de pouvoir, par exemple les différentes opinions sur certains sujets que peuvent avoir entre eux, y compris les députés LFI, alors ne vous en inquiétez pas car cela prouve simplement que la pensée unique qu’on trouve si souvent ailleurs est remplacée à LFI dans son rôle unificateur par le programme !

      Si par contre, vous pensez que ces "tiraillements" sont illustrés par le cas des élections en Corse, où une modification du programme "l’avenir en commun" au profit d’une alliance avec le PCF qui donnait naissance à un nouveau programme "Avenir, Corse en commun", alors c’est que vous n’avez pas compris
      l’importance du programme dans LFI... D’ailleurs aux elections régionales, des candidats PCF ont été soutenus par la France Insoumise car ceux-ci ont clairement indiqué supporté le programme "l’avenir en commun".

      carlos Le 30 janvier à 14:53
  •  
  • "le bloc de gauche n’existe plus" C’est quoi cet OVNI politique évoqué au passé ? Je ne l’ai jamais vu.
    Avec un total électoral de gauche à 25 % , tous les progressistes sont confrontés à un énorme problème.
    Comment reprendre l’offensive ?

    BERTHIER gilbert Le 30 janvier à 10:24
       
    • Les temps changent. Les gens aussi. Le contexte aussi.
      Le rejet des politiques est majoritaire aujourd’hui.
      Ils nous faut donc changer nos méthodes , pour agir, pour mobiliser les gens sur leurs problèmes, sur leurs colères ...
      Ce n’est pas facile évidemment. Mais d’autres l’ont fait et ont réussi. Nous devons aussi le faire et le réussir ...

      Pierre Magne Le 30 janvier à 12:20
    •  
    • Et j’ajoute pour le déplorer que l’opposition crédible s’appelle la droite LR.

      BERTHIER gilbert Le 30 janvier à 18:51
  •  
  • Progression de la FI a ces élections il y en a qui vivent dans leur monde, il y a la réalité, en juin 2017 autour de 60 % d’abstention et la nous sommes a ces législatives partielles, 70 et 80 % d’abstention il faut êtres sérieux et ne pas dire des énormités pour rester crédible et surtout ne pas utiliser des élément de langage

    leon Le 30 janvier à 13:26
       
    • @leon

      2016 législatives partielles 10e circonscription du Nord 1er tour 21 % de participation et 22% au deuxième.

      2016 législatives partielles 1er circonscription du Bas Rhin 22,28% de participation au 1er tour et 20,31% au deuxième.

      Je peux continuer la liste , à 2 ou 3% près c’est toujours pareil dans les partielles . Ceux qui découvre aujourd’hui ce fait , découvre la lune , si sa va peas supprimons les partielles .

      Que ça plaise ou non la FI arrive en 3ème position dans les deux cas , c’est un fait politique indiscutable. Ceux qui ont voté FI , ont votez FI , chacun avait ses propres motivations, mais cela fait de la FI une force de rassemblement pour la gauche radicale.

      Gege Le 30 janvier à 17:02
  •  
  • Concernant les dernières élections législatives partielles, LFi aurait tort de s’attribuer à elle seule le résultat de sa candidate ( 11% environ dans un océan d’abstentions). En vérité, ce sont des électeurs de toute la gauche qui ont fait bloc pour faire bonne figure dans des circonscriptions acquises à la droite.Pour le reste, cela montre tout le chemin à parcourir pour rendre majoritaire une volonté de changement alternatif et progressiste.

    Jean L.belfortin Le 30 janvier à 14:08
       
    • @Jean - Il est tout à fait évident, comme vous le pensez, que des électeurs ont agit par réflexe en votant anti-droite plutôt que réellement LFI... De fait, la proportion de ceux qui votent pour le programme "l’avenir en commun" (comme projet de société humain et ecologiste), et de ceux qui votent parce qu’ils se reconnaissent simplement dans des valeurs (par opposition à d’autres... marquées foncièrement à droite en l’occurrence) ou simplement pour ce qu’ils considèrent comme la seule opposition possible dans ce contexte particulier, reste à établir, mais une chose est claire et sûre :

      - C’est le citoyen qui est propriétaire de son vote et qui décide en dernier ressort !

      LFI peut malgré tout revendiquer, qu’à minima, elle a positivement conduit à terme sa mission d’information auprès des électeurs quant à son rôle d’opposant au pouvoir en place (pour l’électorat de gauche... qui votât pour elle même par dépit), ou du contenu du programme lui-même (pour les autres).

      Dès lors, on peut au moins laisser à ceux des militants qui ne se sont pas ménagés pour que l’information circule, le soin de s’attribuer un peu les "fruits" de ces efforts... C’est humain.

      Quoiqu’il en soit, je suis tout à fait en accord avec votre dernière phrase compte tenue l’abstention :
      cela montre tout le chemin à parcourir pour rendre majoritaire une volonté de changement alternatif et progressiste

      carlos Le 30 janvier à 18:01
  •  
  • "A minima", oui c’est le moins qu’on puisse dire au vu des résultats de ces élections législatives partielles.
    Ainsi, en dépit des ordonnances qui livrent le salariat au bon vouloir des patrons , de la loi de finances 2018 qui avantage toujours les riches en lésant les pauvres et les couches moyennes, du moins 1,7% sur les pensions de 8 millions de retraités , de la destruction de milliers d’emplois dans l’industrie et le commerce, de la décrépitude de nos services publics de santé du berceau à la tombe ( dans mon département : une maternité qui est sur le point de fermer en mars, et des Ehpad où le personnel est en souffrance) ...Ainsi en dépit de tout cela, les électeurs désespérés et résignés restent chez eux et ne sanctionnent même plus les auteurs politiques de leurs maux... lesquels sont élus ou réélus par défaut d’une gauche atomisée ou/et par un petit nombre de suffrages exprimés...
    Le mal est profond. À quand et comment le sursaut salvateur ?

    JHENRY Le 30 janvier à 19:57
  •  
  • Ce qu il y a de positif dans l interview de Corinne , c’est qu une fois pour toute, il est bien pointé par une ex ou responsable national du PG , que le cartel des gauches et son ultime et défunt anachronisme , Jai nommé l inénarrable FDG qui à bel est bien été passé aux oubliettes.

    Que le "cartel des gauches " a fait place au " cartel des citoyens de gauche " c est a dire a la FI !

    Que le PS n’a plus le leadership et ne sera plus jamais un pole de composition .

    Que le PCF allié encombrant est perçu désormais par les électeurs comme une résurgence d un passé déjà lointain et devient groupusculaire dans l indifférence générale .

    Que abstention ou pas force est de constater quand dans des élections mêmes partielles , la FI arrive en troisième position

    Que plus jamais rien ne se passera dans la sphère politique comme avant , et ce grâce a JLM et d une certaines manière a Macron , qui ont "ringardisé" les partis godillots et autres cartels d intérêts .

    la conclusion de Corinne est que :

    Il y a un mouvement de solidarité comme j’en n’avais pas vu depuis très longtemps et qui dépasse très largement les rangs militants, partidaires ou de gauche. »

    Comme elle a raison , malgré les vieilles barbes, les scro gneu gneu de la révolution populaire , et bien la vraie révolution passe désormais par

    les crèches collectives ; Les ZAD, les AMAP , les jardins partagés, les babas yagas, les établissements de retraités collectifs et autogérés , les nouvelles solidarités, voila le nouvel élan a gauche ou tout simplement les valeurs partagées au sein de la FI et de bien d’autres .

    Personne ne veux plus passer et veulent surtout SE passer des vieux partis avec bureau national et comité exécutif, permanents alimentaires et élus a vie

    Merci a toi Corinne de nous l’avoir rappeler

    buenaventura Le 31 janvier à 17:10
       
    • Il est bien poussif cet "élan" incarné pêle mêle par insoumis, zadistes, amapistes, etc. Tout ce petit monde de zozos, bobos et rebelles de bac à sable s’agite dans le bocal néocapitaliste en prenant bien soin de ne pas le casser.
      Pendant ce temps -là, il en est d’autres, dans le silence médiatique assourdissant, qui s e prennent dans la gueule des amendes en milliers d’euros et des mois de peine de prison avec sursis et inscription sur le casier judiciaire, pour avoir mener la lutte des classes avec cette foutue CGT et de ce foutu PCF ! On attend encore votre "élan " de solidarité.

      Sylvain V. Le 1er février à 12:12
    •  
    • @Sylvain - j’imagine que les "vrais" héros de la lutte n’ont que faire d’une solidarité avec "tout ce petit monde de zozos, bobos et rebelles de bac à sable"...

      Carlos Le 1er février à 19:01
  •  
  • C’est acté : la gauche est sortie essorée du premier tour des législatives partielles , dans le Val d’Oise comme à Belfort, devenues terres d’élection des droites et extrême droites, sur fond d’abstention record des désespérés et des résignés.

    Cela dit, on peut se consoler dans le Val d’oise avec le résultat de la candidate LFI (11,47%) et idem, dans le territoire de Belfort, avec 11,6% , obtenus ici après une alliance avec le MRC chevènementiste et les communistes ( Aîe ! au prix d’une "tambouille électoraliste" que désavouerait sûrement JLM).

    À ce sujet,du reste, il semble bien que ce dernier qui n’avait pas de mots assez durs pour ses amis insoumis corses alliés aux communistes en décembre 2017, envisage , loin des tréteaux médiatiques, désormais de "rassembler la gauche" plutôt que de "fédérer le peuple".
    Manuel Bompard, le coordinateur des campagnes électorales de LFI, vient de déclarer à l’AFP, qu’"un travail en commun" (sic) serait possible avec l’aile gauche d’un PS qu’il considérait comme mort il n’y a pas si longtemps moribond.
    S’agissant des prochaines élections européennes, de la même façon, Bompard , envisage également possible des listes communes avec Benoît Hamon... "tambouille" , "tambouille", vous avez dit "tambouille" ?

    Gérald V. Le 31 janvier à 19:30
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  • Cela ne se passera pas de cette manière Gérald , soyez en assuré.

    Si rassemblement a gauche il y a ; cela ne se fera que dans le cadre de l’avenir en commun et avec les modes de désignation FI.

    Sinon elle risquerait de disparaître étant devenu sans objet, la FI va finir de siphonner en toute clarté les dernières forces en décrépitudes a gauche, c’est sans volonté d hégémonie mais c’est la seule alternative crédible.

    buenaventura Le 31 janvier à 21:50
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  • Gus L, Robert T, Marc L, Richard B, Alain E, Richard C, Gérald V... et tous le même langage, le même "argumentaire " anti FI,
    pro P"C"F, vous trouvez pas ça bizarre vous ? Moi si, ça pue le seul et même troll stalinien qui veut leurrer avec un effet de nombre.

    René-Michel Le 1er février à 01:17
       
    • Et vous , vous ne trouvez pas bizarre l’entrisme LFI sur le site de Regards, comme au bon vieux temps du trotskisme soixante huitard ? On sait où cela a mené : au PS mitterandien , jospinien et mélenchonien et à la catastrophe hollandienne... Et bientôt "insoumises" ?

      blaguàpart Le 1er février à 11:56
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  • Ici radio FABIEN .

    bom bom bom bom

    attention les murs ont des oreilles

    bom bom bom bom

    ils sont partout

    bom bom bom bom

    Mélenchon est dans le salon , je répète , Mélenchon est dans le salon

    bom bom bom bom

    ils sont pourri a la FI ; je répète, Ils sont pourri a la FI

    buenaventura Le 2 février à 18:12
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