Accueil | Par Pablo Pillaud-Vivien | 2 mars 2018

Cynthia Fleury : "Je ne sais pas si on est capable de produire une GPA éthique."

Membre du Comité Consultatif National d’Éthique, philosophe et psychanalyste, Cynthia Fleury est l’invitée de #LaMidinale. Petit tour d’actualité autour des questions d’écologie et d’environnement, de démocratie et de droit, du mouvement social et de la gauche.

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 Sur notre rapport à la nature 
« Plus nous avançons dans l’histoire, plus nous considérons comme inaugural notre rapport à la nature, le lien de notre naissance. »
« Petit à petit, il y a une forme de désubstantialisation du lien qui se fait avec la nature. »
« Tous les milieux, même dits naturels, sont anthropisés. »
« La question de l’anthropocène a remis au goût du jour la question du rapport à la nature. »
« On est la prométhéisme, c’est-à-dire un homme qui considère qu’il est dans la possible maîtrise, dans l’exploitation et dans le pillage. »

 Sur les modèles alternatifs 
« Il y a quantité de petites insularités qui surgissent, de manière de penser le rapport à la nature différemment, plus équilibrées. »
« Il y a des modes socio-économiques où l’on repense les modèles de croissance à partir d’une économie qui produirait des externalités positives. »
« Mais quand on est sept milliards, mêmes ces insularités commencent à être conséquentes surtout dans un monde qui valorise de manière assez forte ce que Serge Moscovici appelle les minorités actives. »

 Sur notre capacité à transformer positivement notre société 
« Le seul agenda à l’international que nous ayons, c’est ce vague consensus sur la question du réchauffement climatique, c’est la porte ouverte à toutes les schizophrénies et à toutes les impuissances. »
« Il y a de plus en plus, au niveau local, des possibilités de changer. »
« Nicolas Hulot, c’est quand même le dernier que l’on peut accabler sur la question climatique. »
« Les politiques sont évalués sur des temporalités courtes. Pour l’environnement, ce n’est pas la temporalité la plus aisée. »

 Sur la démocratie 
« La durabilité de la démocratie n’a aucune évidence. »
« C’est par la vitalité de notre action citoyenne que nous venons revitaliser la démocratie. »
« Je crois à la conception étatique de l’intérêt général mais je crois aussi l’Etat n’a pas le monopole de la conception de l’intérêt général. »
« Le différentiel entre les pratiques et les principes est immense. »

 Sur le mouvement social 
« On a reproché longtemps le caractère inefficace du seul mouvement social. »
« Le mouvement social n’est pas mort. »

 Sur l’éthique du don d’organes 
« On considère qu’un esprit, une âme est indissociable d’un corps. »
« Nous préservons notre humanité en préservant le fait qu’entre nous, un certain type de qualité d’échanges doit se maintenir. »
« Nous ne sommes pas simplement un stylo. »

 Sur la GPA 
« Je suis personnellement contre la GPA. »
« La GPA, elle existe, elle est déjà là. »
« Je ne sais pas si on est capable de produire une GPA éthique. »

 Sur la gauche 
« Il faut redonner à la gauche une base idéologique plus visible. »
« Les querelles du Parti socialiste ont eu raison de lui. »

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Vos réactions

  • « Plus nous avançons dans l’histoire, plus nous (Sic)...................................
    Les hommes font leur propre histoire, mais ils ne la font pas arbitrairement, dans les conditions choisies par eux, mais dans des conditions directement données et héritées du passé. La tradition de toutes les générations mortes pèse d’un poids très lourd sur le cerveau des vivants.

    Karl Marx, Le 18 Brumaire de L. Bonaparte (1851)

    buda Le 4 mars à 03:49
       
    • @buda

      , F. Lordon donne toute son importance à la théorie spinoziste du « conatus », cet effort par lequel chacun cherche à persévérer dans son être, sous l’effet du désir, un désir générique, une force désirante. Un tel raisonnement repose sur ce postulat, maintes fois rappelé tout au long de l’ouvrage, que nous sommes tous, anthropologiquement, mus par la volonté d’entreprendre – en général – pour atteindre l’objet de notre désir. Mais, si ce désir est bien le nôtre, il ne naît pas de rien, il se forme dans les rencontres successives avec diverses sources d’affection. Car, pour F. Lordon, l’autonomie du sujet désirant est très relative : ce vers quoi nous souhaitons diriger notre action n’est pas quelque chose qui préexisterait à toute situation, pas plus d’ailleurs, que le désir ne naîtrait des propriétés intrinsèques des objets .

      JL Metzger : journals.openedition.org à propos de l’ouvrage de Frédéric Lordon « Capitalisme, désir et servitude »

      Gege Le 4 mars à 08:14
  •  
  • « Capitalisme, désir et servitude »(sic)...............................................

    Discours de la Servitude volontaire Etienne de La Boétie (1576)

    buda Le 4 mars à 11:01
  •  
  • Une interview vraiment très intéressante qui rappelle que l’être humain est avant tout en "devenir"... y compris dans son rapport avec la nature. Tout espoir n’est donc pas éteint !

    carlos Le 5 mars à 10:34
  •  
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