Accueil | Entretien par Pierre Jacquemain | 13 novembre 2018

Danielle Simonnet : « On ne choisit jamais d’où part la colère populaire »

Austérité, interdiction des véhicules diesel dans le Grand Paris, gilets jaunes, fiscalité écologique, manifestation du 17 novembre, stratégie de la France insoumise, commémoration du 13 novembre à Paris. On fait le point sur tous ces sujets avec Danielle Simonnet, conseillère de Paris, membre de la France insoumise, invitée de #LaMidinale.

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VERBATIM

 

 Sur l’austérité à Paris 
« Il y a un malaise profond et de la souffrance au travail. »
« Tout n’est pas lié à l’austérité, il y a aussi un problème de management général des services. »
« Peut-être que les enquêtes vont confirmer qu’il y a des questions de discrimination raciste, sexiste et grossophobe. »
« Il faut créer un cadre bienveillant pour que les agents n’aient pas peur de s’exprimer. »
« On veut à tout prix réduire les coûts de la dépense publique parce que la ville de Paris est sous tutelle de Berçy. »
« Le recours à la sous-traitance, c’est le recours à la maltraitance. »

 Sur l’interdiction des véhicules diesel 
« Il faut prendre des mesures radicales mais ces personnes qui ont ces voitures diesel les plus polluantes sont celles qui ont les plus bas revenus. »
« Les mesures d’aide pour acheter un autre véhicule sont en deçà du coût d’achat d’un véhicule neuf. »
« Vous pouvez à la fois interdire les véhicules diesel et permettre la gratuité des parkings et des transports publics. Les deux doivent aller de pair. »

 Sur la mobilisation du 17 novembre #giletsjaunes 
« C’est une colère qui est en train d’exploser avec ce symbole du gilet jaune. »
« Il y a une exaspération. Les taxes sur les carburants ne sont supportés que par les particuliers. Il n’y a eu aucune taxe sur les avions et le kérosène. »
« On continue de filer 3 milliards d’euros par an aux actionnaires du CAC40 dans les cadeaux sur l’ISF alors qu’ils sont les plus grands responsables de notre mode de développement qui pollue et met en danger notre écosystème. »
« Est-ce que cette colère est synonyme d’un désintéressement écologique ? Je ne le pense pas. »
« On ne choisit jamais d’où part la colère populaire. »
« Je suis frappée par la politisation très rapide qui se fait. Il y a une question sociale extrêmement forte. »
« La question écologique et la question sociale sont les deux faces d’une même pièce. On ne peut pas aborder l’un sans aborder l’autre. »

 Sur la stratégie de Jean-Luc Mélenchon 
« Ce qui fait la force de la FI, c’est que nous sommes des opposants/proposants, avec un programme : l’avenir en commun. »
« On est la seule force qui fait à chaque fois référence à son programme. »
« Une autre politique est possible, urgente et nécessaire. »

 Sur les commémorations du 13 novembre 
« C’est important de se souvenir et de commémorer : 130 personnes sont mortes. »
« C’est un traumatisme national. »
« On doit toujours commémorer pour continuer de réfléchir : c’est quoi la politique géostratégique qui nous permettait d’empêcher ça ? Est-ce qu’il est acceptable pour la paix au Moyen Orient d’être toujours dans la tartufferie de Trump et de Macron alors qu’Erdogan est en train d’attaquer le Rojava, qui est l’enclave démocratique, de paix, qu’il faut soutenir ? »
« Au niveau national, il faut faire le bilan des politiques sécuritaires. Est-ce que l’urgence, ça n’est pas au contraire de garantir les conditions d’émancipation de toutes et tous ? Développer les services publics, développer la culture ? C’est la meilleure arme contre les obscurantismes. »

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