Accueil | Entretien par Pierre Jacquemain | 6 septembre 2019

David Belliard (EELV) : « Danielle Simonnet (LFI) a copié/collé une grande partie de notre programme »

David Belliard a été désigné tête de liste EELV pour la mairie de Paris. Quel projet ? Qui donne le ton à EELV ? Quelles alliances ? Quel bilan pour la majorité sortante ? Il est l’invité de #LaMidinale.

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VERBATIM

 

 Sur la ligne de EELV 
« C’est l’ensemble des adhérents qui donnent le ton à EELV. »
« Aujourd’hui, on est très clair sur le plan idéologique. On est rassemblé autour d’une volonté de transformation radicale de la société : écologique, sociale et démocratique. »
« Il peut y avoir des nuances sur les questions de tactiques mais c’est très marginal. »

 Sur sa candidature à Paris 
« Je veux être un candidat écologiste pour Paris. »
« Il faut inventer un nouveau rapport aux êtres vivants (…). Il faut rompre avec un modèle de surconsommation et de surproduction. »
« On ne gagnera pas la bataille du climat si nous ne gagnons pas aussi celle de la justice sociale. »

 Sur le bilan d’Anne Hidalgo 
« Nous sommes en grande partie les acteurs du bilan écologique d’Anne Hidalgo. »
« Nous avons deux visions de la ville différentes avec Anne Hidalgo notamment sur la question de l’urbanisation et de la densification de la ville. »
« Ceux qui veulent construire des tours à Paris et qui n’ont pas réduit significativement la place de la voiture, ce n’est pas nous, ce sont les socialistes. »
« Nous sommes opposés aux Jeux olympiques à Paris. »

 Sur la stratégie électorale et les alliés potentiels 
« Je serai en capacité de faire un rassemblement plus large avec notamment Urgence écologiste et Delphine Batho, le Parti animaliste, le Parti pirate ou CAP21 (…), il faut aussi aller chercher la société civile. »
« Aujourd’hui, je ne vois de possibilité d’accord au premier tour avec Gaspard Gantzer et Isabelle Saporta. »
« Il va de soi que je me rassemblerai [au second tour] avec ceux qui portent des projets et des valeurs qui sont proches des nôtres donc aujourd’hui les choses sont ouvertes. »
« Danielle Simonnet et la France insoumise ont fait un copier/coller d’une grande partie de notre programme. »
« Nous avons un certain nombre de convergences avec le projet de Danielle Simonnet. »
« J’ai une différence majeure avec Danielle Simonnet : c’est la volonté de gouverner. »
« Danielle Simonnet refuse les alliances et n’a pas la volonté de gouverner. Donc il n’y a pas de possibilité d’alliance. »
« Je ne souhaite pas que nous ayons une alliance au second tour avec En Marche : Villani, Griveaux c’est La République En Marche, les mêmes contre lesquels nous nous opposons sur le glyphosate, le projet de loi alimentation, le bien-être animal, la chasse, l’accueil des migrants ou la régulation du marché immobilier. »
« Nous ne ferons pas d’accord avec La République En Marche, nous avons trop de divergences. »

 Sur les concurrents qui se revendiquent de l’écologie 
« On est écologistes dans toutes ses dimensions. »
« On a une vision, une histoire pour Paris qui n’est pas celle proposée par toutes celles et ceux qui se mettent un étiquette écolo parce que ça fait vendre et ça rapporte des voix. »
« On manque cruellement de parcs et d’espaces verts. »

 Sur le logement social 
« Je suis pour créer du logement social. »
« La différence que nous avons avec les socialistes et les communistes, c’est que nous pensons que le logement social doit être prioritairement donné à celles et ceux qui en ont vraiment besoin. »
« Je suis pour la réquisition : il faut avoir une politique active qui permettre l’accès social au logement. Il faut utiliser les moyens et notamment les moyens financiers pour créer du logement social. »
« Il faut bloquer l’intégralité des loyers dans Paris et sa métropole. »
« Dans chaque ville où les Jeux olympiques ont été organisés, les prix de l’immobilier ont augmenté : il faut se préserver de ça. »

 Sur l’accueil des migrants 
« En 2015, lorsqu’on virait des migrants dans le 18ème, nos élu.e.s – avec d’autres – étaient extrêmement mobilisé.e.s et nous les sommes aujourd’hui encore au Conseil de Paris pour changer la stratégie de non-accueil des migrants. »
« Je propose qu’il y ait un camp humanitaire qui soit géré par des associations pour permettre de pallier l’urgence. »
« La confrontation entre la Ville et l’Etat est une confrontation stérile. Les premières victimes de cette situation sont les migrants et les habitants. »
« Il va y avoir des réfugiés climatiques et nous devons être prêts pour permettre l’inclusion et l’hébergement. »

 Sur la police municipale 
« J’ai un problème avec la police municipale : c’est de l’esbroufe politique. Ça ne sert à rien et c’est dangereux sur un plan politique. »
« Il y a un problème d’incivilité et de tranquillité quotidienne à Paris, notamment sur le harcèlement de rue. Je préfère la présence humaine à la vidéosurveillance. La police municipale n’est pas le bon outil. »

 Sur le Grand Paris 
« C’est la dernière élection municipale où l’on sera dans cette configuration : la prochaine élection sera une élection métropolitaine. »
« Les grands sujets, notamment la pollution de l’air, ne s’arrêtent pas aux portes du périphérique. »

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  • Monsieur Belliard,

    Ce serait super si vous passiez par ici pour assurer le service après-vente de votre interview, parce qu’une subtilité m’échappe. Vous préférez "la présence humaine à la vidéosurveillance". Mais quelle présence humaine peut s’occuper des questions "d’incivilité et de tranquillité quotidienne", si ce n’est une police municipale ??? Il me semble que c’était le rôle des îlotiers il y a longtemps. Et pour ma part, j’en rêve : des agents qui seraient présents de manière dense et continue dans chaque quartier, avec pour priorité de faire du rappel à l’ordre et de la pacification, tout en étant dotés de pouvoirs de coercition si besoin.

    Si la police municipale que défendent vos adversaires ne correspond pas à cela, alors oui, je comprends que vous ne souteniez pas le projet. Mais dans ce cas, proposez-en un autre ! Car en revanche, si c’est la simple utilisation du mot "police" qui vous gêne, c’est vous que je trouverais plutôt dangereux. Avoir des lois et personne pour les faire appliquer, c’est un peu ce que les piétons vivent sur les trottoirs aujourd’hui (avec tous les véhicules qui s’y garent voire y roulent sans aucune considération pour les autres) et ça s’appelle la loi du plus fort...

    Merci d’avance pour les éclaircissements que vous voudrez bien donner sur ce point, cher monsieur !

    Marie Le 6 septembre à 15:09
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