Accueil | Par Pierre Jacquemain | 4 mai 2021

David Cormand : « L’injonction unitaire est une forme de paresse intellectuelle »

Régionales, présidentielle, loi climat, Verts allemands : où va l’écologie politique ? David Cormand, député européen EELV, est l’invité de #LaMidinale.

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UNE MIDINALE À VOIR...

 

ET À LIRE...

 Sur les régionales dans les Hauts-de-France  
« C’est jamais agréable d’avoir des sondages qui sont décevants. Il faut les relativiser parce que le paysage politique est particulièrement chamboulé. »
« La bonne nouvelle dans les Hauts-de-France, c’est qu’il y a une ligne claire qui est celle de l’écologie, du climat et de l’emploi avec Karima Delli. »
« Karima Delli est une responsable politique qui est respectée au niveau du Parlement européen. »
« Il faut que les choses se décantent. »
« Je n’ai jamais été un des croyants de la martingale unitaire. »
« L’injonction unitaire est une forme de paresse intellectuelle par rapport à ce qui arrive au paysage politique. »
« Ce n’est pas un hasard si la gauche s’effondre pas seulement en France mais en Europe et dans le monde. Son modèle idéologique, la promesse social-démocrate est une promesse théoriquement et idéologiquement obsolète et c’est pour ça qu’il faut en inventer une autre. »
« La force propulsive pour lutter contre les droites qui se radicalisent, c’est la promesse écologiste qui peut permettre la victoire. »
« On a eu raison de faire l’accord dans les Hauts-de-France - et j’espère aussi bientôt en PACA - parce que ce sont des territoires où il faut faire front, à condition que ça se fasse sur un ligne claire. »

 Sur l’électorat populaire et l’offre politique 
« L’électorat populaire a été oublié par tout le monde depuis des décennies. »
« L’électorat populaire considère que la politique est menée par des gens qui ne se préoccupent pas de leur sort. »
« Les classes populaires sont en première ligne face au dérèglement de notre société et de notre modèle de développement et de qualité environnementale. »
« Le préalable au rassemblement, c’est d’avoir un récit politique qui renoue le lien avec celles et ceux qui ont été oubliés. »
« Ça n’est pas le rabibochage de la social-démocratie décomposée sur un centre de gravité politique flou qui redonnera de la perspective politique. »
« C’est la clarté qui rassemble et c’est l’ambiguïté qui divise. »
« Le projet émancipateur du XXIè siècle c’est autour de la matrice et de l’imaginaire écologistes qu’il faut le construire. »
« Le champ de bataille politique où va se structurer le débat et les conflictualités va être la question écologique. »

 Sur l’hypothèse d’une victoire de Marine Le Pen  
« C’est une hypothèse possible et d’une certaine façon, probable. »
« La montée de l’extrême droite et l’émergence électorale de l’extrême droite est un symptôme des crises. Elle n’est pas une réponse aux crises, elle est un symptôme. »
« L’extrême droite peut prendre le pouvoir (…). Il faut être lucide sur ce risque. »
« Il y a une grande confusion dans le débat public où les militants antiracistes sont taxés de racisme. »
« Il faut mener la bataille culturelle. »

 Sur la loi climat et résilience 
« On sait combien de million de tonnes de CO2 il faut arrêter d’émettre pour respecter les 1,5 degré pour que la planète terre reste viable pour notre civilisation. »
« Cette loi, et ça n’est pas seulement les ONG et les écolos qui le disent, c’est aussi les scientifiques, n’est qu’à 10% de ce qu’il faudrait faire. On est en retard. »
« Tous les voyants sont au rouge. Les conséquences sont terribles pour la vie sur terre. »
« LREM a un rapport à la loi qui n’est pas prescriptrice. Il faut donner des cadres législatifs extrêmement précis et contraignants. »
« Les régions n’ont pas d’autonomie fiscale donc faire une fiscalité propre aux régions est une bonne idée. Mais dans la concurrence entre les différents territoires, je pense que tout ce qui relève de la fiscalité carbone et de la fiscalité des plus riches doit être fait à un niveau macro. »
« Pour la question écologique, il faut une fiscalité macro. Aujourd’hui, on a le sentiment que l’Etat se décharge sur les régions en assumant pas cette fiscalité mais en ne l’empêchant pas. »
« L’écologie est un paradoxe : à la fois c’est consensuel - il faut sauver la vie sur terre (…) - mais pour y parvenir ça n’est plus consensuel. Et d’ailleurs, l’écologie structure les conflictualités. »
« Barbara Pompilli a une vision de l’écologie qui ne devrait déranger personne alors que l’écologie devrait déranger les puissances dominantes. »

 Sur les écologistes allemands 
« L’Allemagne a un autre modèle institutionnel que la France. » 
« En France, il n’y a pas de culture de coalition contrairement à beaucoup d’autres démocraties parlementaires. »
« En politique, il faut assumer des conflictualités en construisant des majorités autour d’un programme lisible. »
« Quand on rejette le pré-projet des verts allemands, il y a des marqueurs qui ne sont pas du tout centristes. » 

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  • « Ce n’est pas un hasard si la gauche s’effondre pas seulement en France mais en Europe et dans le monde." Cette midinale a-t-elle été enregistrée avant les élections en Inde ? Cormand est-il au courant que Arce a été élu en Bolivie, que le candidat de gauche est en tête des sondages au Pérou, et concernant l’Europe que l’Espagne a une ministre du travail communiste pour la première fois depuis la seconde république, que le premier ministre portugais est socialiste....

    Ainsi une analyse de la situation politique en Europe et dans le monde unilatérale et ne correspondant pas à la réalité lui permet ensuite de dérouler une discours concernant la voie à suivre tout aussi unilatéral.

    Ce qui ne veut pas dire bien entendu que tour est à rejeter dans son analyse

    badeyan Le 4 mai à 17:31
  •  
  • David Cormand peut tout de même se consoler, face à, dit-il, l’effondrement de la gauche à l’échelle mondiale, par la victoire de Joe Biden aux Etats-Unis. Le parti démocrate, c’est la gauche selon les points de repère américains. Et il y a la Chine, où le pouvoir est toujours fermement tenu par l’extrême gauche, représentée par le parti communiste. Sans parler de la Corée du Nord. Et il y a aussi le Venezuela où Maduro a réussi à garder le pouvoir, avec des moyens des plus baroques, mais peu importe, quel artiste !

    D’un autre côté, ce qui peu à peu disparaît c’est le socialisme. La gauche américaine n’y a jamais souscrit, la française a cessé de le faire après maintes contorsions et même le parti communiste chinois a froidement choisi le capitalisme pour développer l’économie. On ne peut pas tout avoir.

    Glycère BENOIT Le 4 mai à 20:59
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  • Karima Delli le 19 04 21 interview à Regards

    " Sur l’UE et le Covid
    « Heureusement qu’il y a eu l’Union européenne sur les vaccins. On aurait attendu Sanofi en France et personne ne serait vacciné. »
    « L’union européenne a fait un vrai bond d’autant plus que la santé ne relève pas de sa compétence. »"

    Voilà le genre de personnage qui représente la gauche dans les haut de France.

    dan93 Le 4 mai à 22:37
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