Accueil | Entretien par Pablo Pillaud-Vivien, Pierre Jacquemain | 22 mars 2022

Eddie Jacquemart : « Le prochain président de la République devra augmenter les APL de 30% »

Lundi 21 mars se tenaient les États généraux de l’habitat 2022 organisés par la Confédération national du logement en partenariat avec la revue Regards et le magazine Logement et famille. Pour en parler, le président de la CNL, Eddie Jacquemart, est l’invité de #LaMidinale.

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UNE MIDINALE À VOIR...

 

 

ET À LIRE...

Sur la non-inivtation de l’extrême droite aux Etats généraux de l’habitat
« Dans le cadre des Etats généraux des habitants 2022, nous n’avons pas souhaité inviter l’extrême droite parce qu’ils tiennent des propos vis-à-vis des populations qui vivent dans le logement social. »
« Nous avons porté plainte contre l’un des candidats dont le nom commence par Z car il a tenu des propos injurieux à l’égard des 11 millions des habitants de HLM. »
« Les partis d’extrême droite sont totalement à l’opposé de ce que nous on défend à la CNL au quotidien et auprès des familles. »

Sur la question du logement dans la campagne présidentielle
« La campagne de l’élection présidentielle est polluée par des débats stériles sur les problèmes d’identité nationale et de sécurité et pas sur les vrais problèmes de Français. »
« Le logement est la base de tout : quand on n’a pas de logement, on n’a pas de santé, on n’a pas de travail, on n’a pas d’épanouissement personnel. »

Sur la première mesure à prendre pour le président de la République pour le logement
« La première urgence, c’est de réaugmenter tout de suite les APL qui ont subi, pendant le quinquennat Macron, une coupe sombre de 15 milliards cumulés. »
« Le président de la République élu le 24 avril au soir devrait tout de suite augmenter de 30% le montant des APL et d’en rehausser les plafonds. »

Sur les consensus et les dissensus à gauche sur la question du logement
« Majoritairement, il y a un consensus [dans la gauche et chez les écologistes] sur les propositions de la CNL - sauf un représentant d’une candidate [Anne Hidalgo] qui a voulu systématiquement atténuer et nuancer les propositions. »
« Il y a une nécessité de constructions massives de logement social. »
« Le bilan Macron est une catastrophe en matière de constructions de logement social : en 2021, on est en-dessous des 100.000 logements construits. »
« Normalement, les gouvernements de gauche sont plutôt constructeurs de logement social et les gouvernements de droite d’accession à la propriété. Emmanuel Macron, lui, n’a rien fait du tout. Il n’a rien essayé de faire contre la crise du logement qui sévit depuis plus de 40 ans. »

Sur la construction de logement social
« Il faut construire du logement social partout mais la difficulté, c’est qu’on ne peut pas construire et laisser les logements vacants… Il faut donc aussi organiser le territoire en mettant aussi de l’emploi ! »

Sur le respect de la loi SRU qui impose au moins 25% de logements sociaux par commune
« La préfecture peut reprendre la main sur les permis de construire. »
« La solution politique, c’est de rendre inéligible les maires qui ne respectent pas la loi SRU pour des raisons volontaires. »
« On ne peut pas s’exonérer des respecter une loi en faisant payer une amende par l’impôt des contribuables. »

Sur l’inscription du droit au logement dans la Constitution
« Il faut rééquilibrer les choses : actuellement, dans la Constitution, il y a le sacrosaint droit de propriété car c’est en son nom que l’on peut prendre des arrêtés d’expulsion. »
« Tant que le logement sera sur des présentoirs des banques comme un outil de placement et de défiscalisation, on ne résoudra pas la crise du logement. »

Sur l’accueil des réfugiés
« A la CNL, on n’oppose pas les gens entre eux : on accueille tout le monde, y compris les réfugiés de la rue. »
« On est pour une universalité de l’accueil des réfugiés. »
« C’est normal pour un pays comme la France d’accueillir les réfugiés de guerre quels qu’ils soient - on parle des Ukrainiens mais ils ne sont pas les seuls à fuir la guerre ou leur pays. »
« N’oublions pas nos réfugiés de chez nous qui sont ceux de la crise économique qui risquent l’expulsion au 1er avril. »

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