Accueil | Entretien par Pierre Jacquemain | 12 novembre 2018

Elisa Raducanu : « Il faut sauver l’école publique maintenant »

De l’école maternelle jusqu’au lycée, les enseignants se mobilisent aujourd’hui. Il y a longtemps qu’il n’y avait pas eu de mobilisation unitaire dans l’enseignement. Une grève pour dénoncer les suppressions de postes et les conditions de travail des enseignants de plus en plus difficiles. La secrétaire départementale du SNUipp des Hauts-de-Seine, Elisa Raducanu, est l’invitée de #LaMidinale.

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VERBATIM

 

 Sur le climat dans les écoles 
« L’école primaire souffre d’un sous investissement chronique. »
« Les écoles sont à flux tendus, on manque d’adultes dans les écoles. »
« Les élèves ont changé : avoir 25 élèves aujourd’hui dans une classe ça n’est pas la même chose qu’il y a trente ans. »
« On souffre de manque de formation pour les enseignants et d’un manque de bienveillance de notre institution. »

 Sur la mobilisation du 12 novembre 
« La mobilisation prend parce que c’est une grève spécialement sur l’éducation. »
« Les enseignants sont en souffrance, il y a un malaise dans cette profession. »
« Il y a beaucoup d’exaspération qui se traduit parfois par du découragement. »
« Tous les enseignants disent que les conditions de travail se sont dégradées ces dernières années. »
« Quand les enseignants souffrent, tout le monde souffre et le climat scolaire est délétère dans les écoles. »

 Sur l’augmentation du nombre d’élèves d’ici à 2021 
« Comme les enseignants sont moins formés et que le concours n’est plus attractif, il y a de plus en plus de contractuels, d’enseignants moins formés, et avec les chiffres du nombre d’élèves qui augmentent, ça risque de faire des situations explosives et une éducation revue à la baisse. »

 Sur la revalorisation du métier d’enseignant 
« Il faudrait revaloriser le salaire des enseignants. »
« Les responsabilités qui nous sont confiées sont de plus en plus importantes et le salaire ne suit pas. »
« Il faut aussi que les enseignants soient revalorisés dans ce qu’on dit d’eux. »

 Sur Jean-Michel Blanquer 
« Jean-Michel Blanquer est un ministre complexe : il communique toujours à l’opinion publique. Jamais aux fédérations de parents d’élèves ni aux enseignants et aux organisations syndicales. »
« Il présente son discours comme imparable et scientifique alors qu’en réalité sa politique éducative est très idéologique. »
« Jean-Michel Blanquer n’est pas dans le dialogue. »

 Sur l’unité syndicale 
« Je trouve dommage qu’il y ait cet appel avec deux plateformes différentes alors qu’on aurait pu se mettre d’accord. »
« On est en période d’élections professionnelles et c’est surement la raison principale [de ce désaccord]. »
« Je souhaite qu’il y ait un mouvement d’ampleur avec une prise de conscience générale. »
« Je crois beaucoup à la grève, on ne peut pas y échapper si l’on veut créer un rapport de force. »
« Il faut sauver l’école publique maintenant si on ne veut pas avoir une école à deux vitesses et creuser encore plus les inégalités sociales et scolaires. »

 Sur le harcèlement scolaire 
« Ca a toujours existé et aujourd’hui on le prend davantage en compte. »
« On sait très bien, nous les enseignants, que le harcèlement scolaire est très fort entre 9 et 12 ans, ça veut dire au CM1 et au CM2. »
« Au collège, ils ont des moyens humains. En primaire, on est complètement à faux tendu. »
« On manque de formation, de temps et de moyens humains pour avoir des regards croisés sur ce genre de situation. »

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  • Non, c’est en 2022 qu’il faudra sauver l’Éducation Nationale.
    Si Mélenchon n’atteint pas le second tour, un Bolsonaro l’emportera face à Marine Le Pen et privatisera l’EN.

    Sans la fraude électorale au premier tour, et sans l’utilisation de la Justice Politique, aujourd’hui, Fillon serait président et il aurait déjà entièrement "dé-étatisé" la sécurité sociale et l’EN.

    Réveillez-vous les gauchistes : sans Mélenchon, ce scénario deviendra réel. Alors mettez vos rancœurs, vos élans libertaires et vos BA de cathos de côté : rentrez dans le rang, rejoignez la FI, soutenez Mélenchon.

    monKheyou Le 12 novembre à 12:44
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