Accueil | Entretien par Pierre Jacquemain | 9 décembre 2019

Elisabeth Kutas : « Pour un professeur des écoles, il n’est pas possible de travailler plus longtemps »

Les enseignants étaient très mobilisés jeudi dernier. Quelle suite à leur mouvement ? Elisabeth Kutas, professeure de écoles et secrétaire départementale du SNUipp-FSU Paris, est l’invitée de #LaMidinale.

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Sur la réforme des retraites
« Il faut obtenir le retrait de la réforme des retraites parce qu’il est mauvais et en particulier pour les professeurs des écoles. »
« Il n’y a rien à négocier quand le cadre est contraint de toute façon et qu’on sait qu’on ira vers un système par point et qui ira in fine vers la baisse des pensions pour tout le monde. »

Sur les enseignants
« Pour un professeur des écoles, il n’est pas possible de travailler plus longtemps. »
« Un tiers des professeurs des écoles partent à la retraite avec une décote. »
« À 66 ans dans une classe, c’est pas possible. »
« Il y a de la détermination chez les enseignants pour que cette réforme ne passe pas. »
« On ne peut plus croire Jean-Michel Blanquer. »

Sur le point d’indice des enseignants
« Pour nous, l’important, c’est la revalorisation du point d’indice. »
« On veut une revalorisation indiciaire. »
« Les primes et les indemnités ne sont pas équitables et elles favorisent plus souvent les hommes. »

Sur l’alternative
« Il faut maintenir le système actuel et l’améliorer. »
« Il faut obtenir une retraite à 60 ans avec 37,5 annuités et une pension décente pour toutes et tous. »

Sur l’unité syndicale et la journée du 10 décembre
« Je suis confiante sur l’unité syndicale chez les enseignants. »
« À Paris, on est parti très haut avec 80% de grévistes. Ça faisait très longtemps qu’on avait pas connu ça. »
« On a un soutien assez important des parents d’élèves. »
« C’est très important qu’il y ait convergence même si le vocabulaire syndical parle plutôt de cadre interprofessionnel le plus large possible. »

Sur l’agenda du gouvernement
« Je ne sais pas à quoi joue le gouvernement mais je sais que même si la mobilisation chez les enseignants n’est pas aussi massive que jeudi dernier, la détermination des enseignants n’est plus à démontrer. »
« On a du mal à comprendre comment un projet qui est si flou pourrait se préciser mercredi. »

Sur les femmes
« On n’y croit pas (au fait que la réforme va profiter aux femmes). »
« Les femmes ont toujours plus de décote que les hommes. »
« Chez les professeurs des écoles, il y a 83% de femmes donc ce qui va être important c’est les droits de la famille, ou les droits pour les enfants et la question de la pension de réversion. »

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Vos réactions

  • Je suis tout à fait d’accord avec l’invitée mais je trouve qu’elle ne met pas assez les points sur les i. La vérité toute crue est que les professeurs des écoles qui n’ont qu’une seule très modeste prime générale l’ISAE (je laisse de côté quelques primes individuelles comme pour les enseignants en REP) vont être ceux qui perdront le plus avec cette réforme. Car les enseignants débutent avec un salaire de misère (1/3 de moins que les cadres du privé de même niveau d’études) et ne dépassent les 3 000 euros nets qu’en fin de carrière. Quand l’invitée évoque la revalorisation du point d’indice, je suis d’accord mais il aurait fallu mobiliser les personnels depuis 20 ans car le décrochage date de ce moment ; Pour être clair, avec le projet Macron, pour que les enseignants n’y perdent pas ou pas beaucoup, il faudrait augmenter le salaire des débutants de 50% (et prévoir une revalorisation de tous les autres). En tout cas, je salue la très puissante mobilisation des enseignants (jamais vue depuis l’époque de la FEN) et je suis scandalisé par l’absence de mot d’ordre de la part du SGEN.

    gerard Le 10 décembre 2019 à 07:33
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  • Pauvre chouchou , ils sont en vacances plus de la moitié de leurs temps de travail , mais ils se plaignent , j’ai eu un prof dans le privé qui était aussi le directeur et qui avait plus de 75ans et il était un très bon prof et contrairement à ceux du public lui et ses collègues ne pleurnicher pas constamment , ne se trouvaient pas tous les 4 matins en arrêt , plus tu leurs en donne , plus ils en ont plus ils en veulent , de vrais calimero toujours dans la plainte et dans le "oh pauvre de moi" , ils sont pathétiques , souhaitons que Macron ne lâche rien envers tous ces privilégiés du public hormis bien entendu dans le secteur médical qui eux bossent dur et ne cherchent pas que leur intérêt personnel ....

    jijite Le 14 décembre 2019 à 10:01
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