Accueil | Par Pablo Pillaud-Vivien, Pierre Jacquemain | 22 avril 2020

Eric Coquerel : « On est prêt à gouverner »

Pour Eric Coquerel, député de la France insoumise, le gouvernement n’est pas à la hauteur de la crise et des enjeux à venir. Il redoute le retour aux vieilles recettes et en appelle à la dissolution de l’Assemblée nationale. Il se dit « prêt à gouverner ». Il est l’invité de #LaMidinale.

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UNE MIDINALE À VOIR...

 

ET À LIRE...

 Sur les quartiers populaires 
« L’épidémie et le confinement exacerbent les inégalités et les discriminations. C’est vrai dans les quartiers populaires mais c’est aussi vrai dans le monde du travail. »
« Beaucoup de jeunes sont obligés d’aller travailler pour des plateformes uberisées avec les risques que l’on connait. »
« Le gestes barrières sont bien respectés en Seine-Saint-Denis, contrairement à ce qu’on raconte. »
« Ça fait des années que le rapport avec la police s’est dégradé. »
« Je ne sais pas si une révolte peut démarrer mais la colère n’est pas confinée. »

 Sur la gestion de la crise par l’exécutif  
« Emmanuel Macron n’a pas été à la hauteur. La crise n’a pas été anticipée. »
« La France a le taux de tests par habitants parmi les plus faibles de tous les pays occidentaux. On est vraiment à la ramasse. »
« On a perdu toute souveraineté sanitaire. »
« On a l’impression que l’Etat se défausse sur les initiatives individuelles. Ça pose la question de l’égalité républicaine. »
« On ne voit pas au gouvernement quelque chose qui se mette en action. »
« S’ils maintiennent la date du 11 mai pour des raisons économiques, je crains le pire : non pas une deuxième vague, mais une continuité de l’épidémie. »

 Sur la mobilisation sociale 
« J’appelle à ce que le mot d’ordre principal de la mobilisation du 1er mai soit : personne au travail sans masque. »
« C’est aux salariés de décider. »

 Sur la dissolution de l’Assemblée nationale 
« Emmanuel Macron est tenté par l’union nationale. Un peu comme Sarkozy en 2008. »
« J’imagine mal que celui qui nous a mis dans le mur soit celui qui nous en sorte. »
« La solution ne peut pas d’attendre 2022, donc c’est le retour au peuple. »
« La dissolution est quelque chose de politiquement plus atteignable que la démission du président de la République. »
« Si on renvoyait la parole au peuple sur une future majorité parlementaire peut-être qu’on subvertirait un peu la question de la Vème République en mettant les législatives en priorité. »
« La dissolution est un mot d’ordre plus réaliste. »

 Sur l’alternative post dissolution  
« On est prêt à gouverner. »
« On est sur une stratégie de fédération populaire. »
« On pourrait imaginer un nouveau Front populaire avec les formations politiques qui sont d’accord avec la rupture intégrale avec le monde d’avant. »
« Tous ceux qui sont d’accord avec l’idée qu’il faut revenir à une souveraineté industrielle, sanitaire qui nous permette de rompre avec le grand déménagement du monde, avec le libre échange, avec la planification écologique et la VIème République : ça ressemble un peu à l’avenir en commun et c’est à mettre en discussion avec d’autres pour en faire un prochain programme gouvernemental. »

 Sur le « travailler plus » 
« Je pense qu’il faut aller vers les 30 heures hebdomadaires. »
« On a l’occasion d’ouvrir une nouvelle voie et cette voie ne peut pas être celle de la productivité, du travail à tout prix ou des mêmes qui s’en mettent plein les poches. »
« Le 11 mai, la principale préoccupation des français c’est d’abord de garder leur santé. C’est aussi d’être déconfiné et de pouvoir retrouver une vie normale. »
« De ce que je sens, les gens se disent que le confinement fait qu’il y a moins de pollution, fait qu’on retrouve des choses qu’on n’avait plus vécu depuis longtemps. »

 Sur la question de la souveraineté  
« Ce qui me parait fondamental avant tout, c’est que le peuple soit souverain. »
« Globalement dans le monde, l’Etat-nation reste le cadre premier de la souveraineté. »
« L’Union européenne, c’est une manière de contourner la souveraineté et d’imposer l’austérité. »
« Je crois que tout part de la souveraineté. »

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  • Cette histoire de personne infectée par le COVID-19, puis guéries et qui développeraient à nouveau la maladie ne tient pas debout pour quiconque connait un tant soit peu la manière dont fonctionne notre système immunitaire : si un organisme a guéri, c’est qu’il a développé des anticorps correspondant au pathogène, dès lors il est immunisé.

    Après, effectivement, les virus mutent en permanence (au passage, contrairement à ce qu’on a pu lire sur Regards.fr, "leur appartenance au monde du vivant " n’est "débattue " par personne de sérieux : il serait même plus proche de la réalité de dire qu’ils sont " au principe du vivant"), et donc, tout comme pour la grippe, il est possible d’être ré-infecté par la descendance du virus actuel lors d’une prochaine épidémie, mais imaginer qu’il puisse muter à une vitesse telle que les anticorps qui ont eu raison de lui ne le reconnaissent pas d’ici quelques semaines, c’est de la science-fiction !

    Cette histoire n’est documentée par aucune étude scientifique, ce n’est qu’une fake news, mise en circulation par des faiseurs d’opinion proches du pouvoir pour étayer le discours selon lequel " ça ne sert à rien de tester tout le monde ", uniquement parce qu’ils ne sont pas politiquement capables d’obliger Big Pharma à fabriquer des tests gratuits pour tester tout le monde. (tout comme, quand ils n’avaient pas de masques, ils ont prétendu, avec l’aplomb qui caractérise les menteurs professionnels, que " les masques ne servaient à rien ").

    Si, réellement, ce phénomène était documenté, ça ne servirait tout simplement à rien de chercher à faire un vaccin, puisque le principe du vaccin c’est, précisément, de stimuler le système immunitaire avec une souche du virus rendue inoffensive mais tout de même reconnaissable par les anticorps dont elle suscite la production par l’organisme.

    Ce passage de l’interview de Coquerel ( à 10’25), où on l’entend dire, dans la même phrase : " On ne sera peut-être même pas immunisé ... Si c’est le cas, tant qu’on n’aura pas de vaccin, etc ..." est donc une pure ineptie.

    Frédo Le 24 avril à 10:27
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