Accueil | Par Pierre Jacquemain | 16 novembre 2017

Ernest Urtasun : "Il faut que le clivage droite/gauche reprenne sa place dans le conflit catalan."

Il ne se résout ni à l’idée que la gauche espagnole se divise sur la question catalane ni que la gauche européenne se divise sur la question européenne. L’eurodéputé écologiste, Ernest Urtasun, est l’invité de #LaMidinale.

Vos réactions
  • envoyer l'article par mail envoyer par mail
  • Version imprimable de cet article Version imprimable

Sur Mariano Rajoy et son gouvernement
« La réponse du pouvoir central est une réponse autoritaire. »
« L’Espagne vit une crise constitutionnelle énorme. »
« Le pacte territorial et constitutionnel de 1978 est fini et une majorité des Catalans ne se sent plus reconnue dans ce cadre constitutionnel. »
« Une réponse démocratique à cette crise aurait été de proposer des réformes constitutionnelles et de laisser les Catalans voter. »
« Je suis aussi très critique de la manière dont les choses ont été menées du côté du gouvernement catalan. »

 Sur les indépendantistes incarcérés
« Il est absolument impossible de penser qu’on va aller aux élections le 21 décembre avec des candidats, des leaders, des ministres régionaux catalans qui sont en prison. »
« Les juges ont pris une mesure très radicale de privation des libertés et qui n’est pas justifiée. »
« On va vers des élections qui vont se dérouler dans une ambiance d’anomalie démocratique. »

Sur Carles Puigdemont 
« Monsieur Puigdemont a agi avec une grande irresponsabilité dans les derniers mois. »
« Nous avons toujours dit que la sortie unilatérale que proposait Puigdemont n’était pas une sortie viable (…) ce qu’il semble reconnaitre aujourd’hui en revenant à nos thèses. »

Sur l’après élections du 21 décembre 
« Ce qui serait très positif après le 21 décembre, c’est d’éviter de dessiner une Catalogne en deux blocs : ça serait une catastrophe. »
« À moyen terme, il faut songer à une nouvelle majorité de gauche avec la participation de la gauche républicaine [indépendantistes]. »
« Il faut qu’après le 21 décembre, la gauche sorte de la logique du oui ou non à l’indépendance. »
« Il faut que le clivage gauche/droite reprenne sa place dans le clivage catalan. »

Sur les élections européennes 2019 
« Je milite depuis que je suis arrivé au Parlement européen pour l’unité de la gauche. »
« En 2019, je militerai pour qu’il y ait une offre électorale alternative unifiée entre écologistes et gauche radicale, (...) nous avons un an et demi pour y travailler. »
« Nous devons comprendre que la force qui est en mesure de proposer une alternative, c’est l’extrême droite et il faut lui opposer une offre unifiée de la gauche et des écologistes. »
« À gauche, il y a des différences sur l’Europe mais je refuse de penser qu’il n’y a pas la possibilité de s’entendre. Nous devons trouver ce qui nous rassemble. »

Sur la gauche française 
« Je sais qu’en France la question de l’Europe divise la gauche mais j’invite tout le monde à faire des efforts dans le cadre des élections en 2019, de se parler, parce que je suis certain qu’il y a des points communs qui permettent de bâtir un projet. »

 Sur le harcèlement sexuel 
« Au Parlement européen, sur 40 interventions, il y a seulement 5 hommes qui ont pris la parole. Ça n’est pas acceptable »
« On n’est que deux hommes membres de la commission des droits des femmes au Parlement européen, c’est pour cela que j’ai fait un appel à mes collègues hommes à s’engager davantage sur ces sujets. »
« Avec la crise, non seulement l’égalité n’avance pas mais elle recule. Dans tous les champs : égalité de salaire, égalité de pension, la représentation politique. Nous allons, en Europe, en arrière. »

Vos réactions
  • envoyer l'article par mail envoyer par mail
  • Version imprimable de cet article Version imprimable

Vos réactions

Qui êtes-vous ?
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.