Accueil | Entretien par Pierre Jacquemain | 28 septembre 2020

Esther Benbassa : « Je suis candidate pour présider le groupe écologiste du Sénat »

Pas de surprise au lendemain des élections sénatoriales. Une nouveauté en revanche : la réapparition d’un groupe écologiste dans l’hémicycle du Palais du Luxembourg. Esther Benbassa, sénatrice écologiste de Paris, ambitionne d’en prendre la présidence. Elle est l’invitée de #LaMidinale. L’occasion d’un petit tour d’actualité.

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UNE MIDINALE À VOIR...

 

ET À LIRE...

 Sur l’attaque à l’arme blanche à Paris 
« C’est un traumatisme. Le matin de ma fenêtre j’ai entendu les sirènes comme lors de l’attaque au Bataclan. C’était angoissant. »
« Nos plaies ne sont pas refermées et elles se rouvrent de nouveau. »
« Il aurait été tout à fait opportun que le président de la République prenne la parole et je ne comprends pas pourquoi il se tait. »
« Que Youssef [injustement interpellé comme suspect dans l’attaque alors qu’il tenté d’attraper l’auteur de l’attaque] obtienne la naturalisation serait la moindre des choses. »
« Au lieu de lui rendre hommage ils l’ont mis en garde à vue. Il mérite qu’on le naturalise et qu’on se dise que tous les arabes et tous les musulmans ne sont pas des terroristes. »

 Sur naturalisation et séparatisme 
« La naturalisation est un aboutissement de son intégration dans un pays et ç a n’est pas un sésame qui va intégrer. »
« Ça serait très grave si la naturalisation devenait un sésame. »
« La naturalisation est un heureux aboutissement de l’intégration et ils sont très nombreux à s’intégrer. Pour beaucoup la République est un symbole et la naturalisation fait partie de ce symbole. »
« C’est ceux qui rejettent les immigrés, les gens d’une autre religion, qui attaquent les musulmans et les juifs qui séparent. Le racisme n’est pas un mot au singulier mais au pluriel. »
« Ça n’est pas le moment de faire une loi pareille [sur les séparatisme]. Aujourd’hui, nous avons besoin de sérénité et de cohésion.
« La maladie domine notre quotidien et faire une loi sur le séparatisme c’est diviser la nation. »
« Macron va sur le terrain de la droite conservatrice. C’est une porte ouverte à l’extrême droite à qui il donne des gages. »
« Il faut plus d’éducation dans les quartiers, plus de police de proximité, plus d’aides aux familles. Nous avons échoué dans la politique de la vielle et nous nous sommes concentrés sur l’Islam politique. »
« L’Islam politique est le parti du lait et du pain à savoir ceux qui aident les pauvres et là je crois que nos dirigeants ne veulent pas voir cet aspect. »

 Sur la Une de Libération  
« Je suis pour la VIè République et pas pour une République verticale et je salue toutes ces femmes en Une de Libération. Il était temps. »
« Il faut habituer nos lectrices et lecteurs au fait que les femmes jouent un rôle important en politique. Mais la parité, ça n’est encore pas pour demain. »
« La parité est un objectif non atteint. »

 Sur les sénatoriales 2020 et le nouveau groupe écologiste 
« Entre 2011 et 2014 nous avons eu un groupe au Sénat et nous avions fait plein de choses. »
« Faire un groupe, c’est un important pour moi parce que nous servirons d’une pierre, pour l’édifice, pour cette société écologiste que nous voulons créer. »
« Le groupe écologiste d’aujourd’hui ne sera pas le même que celui de 2011 parce que nous sommes rattrapés par la pandémie et on voit que les questions environnementales, seules, ne seront pas suffisantes (…). »
« L’écologie politique est un ensemble et l’écologie politique qui ne s’occupe pas du social ne peut plus exister. On a vu avec la maladie combien l’effet grossissant des inégalités a joué comme une loupe et qu’il n’y a pas d’écologie sans justice sociale. »
« On a besoin d’un groupe politique à l’identité écologiste. »
« Nous voulons avoir notre identité : on n’est pas des supplétifs ni des socialistes ni des communistes. »
« On ne peut pas rester un parti des centre-villes, il faut s’implanter dans les territoires et nos résultats d’hier sont, en ce sens, une victoire. »
« J’ai posé ma candidature pour présider le groupe écologiste du Sénat. »

 Sur le débat autour de la 5G 
« Il faut un moratoire sur la 5G avec une étude d’impact sanitaire et environnemental et seulement après on décide. »
« Il faut un débat public sur la 5G. »
« Pour ou contre : cette binarité n’est jamais positive. La 5G n’est pas une religion : il ne s’agit pas de dire qu’on est pour ou contre. C’est pas un match de foot. Mais on veut être renseignés. »

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