Accueil | Entretien par Pierre Jacquemain | 6 janvier 2020

Fabien Roussel : « Pour se faire respecter, il faut une mobilisation dure »

Hier, le JDD a publié une tribune/pétition signée par des hommes et des femmes de gauche, intellectuels, artistes, politiques, syndicalistes pour exiger le retrait de la réforme des retraites. Parmi eux, l’ensemble des responsables politiques de gauche. Fabien Roussel, secrétaire national du PCF et député du Nord, est l’invité de #LaMidinale.

Vos réactions
  • envoyer l'article par mail envoyer par mail
  • Version imprimable de cet article Version imprimable

UNE MIDINALE À VOIR...

 

À ÉCOUTER...

>> sur Spotify
>> sur Apple

 

ET À LIRE...

 Sur les vœux de Fabien Roussel 
« Mon vœu le plus fort et le plus cher pour les Français, c’est de réussir à éradiquer la pauvreté et le chômage, le plus rapidement possible. »
« C’est possible d’éradiquer la pauvreté et le chômage et ça doit être la priorité numéro 1. »

 Sur la mobilisation en cours 
« Il faut amplifier la mobilisation si le gouvernement ne retire par sa réforme [des retraites]. »
« Nous demandons que le gouvernement retire sa réforme pour ouvrir un véritable dialogue pour mettre sur la table toutes les propositions des responsables syndicaux et politiques. »
« Il est possible d’améliorer le système existant sans pour autant casser notre modèle social. »
« Nous ne disons pas que nous ne voulons pas une réforme. Nous voulons une réforme mais pas celle qui est proposée par le président de la République qui vend notre système de retraite aux fonds de pension américain. »

 Sur la consultation de la semaine 
« Le Président de la République dit qu’il faut trouver un compromis mais en respectant les principes de cette réforme (…). Je ne vois pas quelles sont les véritables marges de manœuvre du gouvernent si on ne peut pas toucher aux points durs qui font que beaucoup de salariés du privé et du public se mobilisent. »

 Sur les actions de blocage 
« Je soutiens toutes les formes de mobilisation qui vont s’exprimer dans les jours qui viennent. »
« Il y a aussi les avocats qui font la grève des audiences ; il y a les personnels soignants qui sont toujours mobilisés ; il y a les enseignants qui vont faire grève à partir du 9 janvier. »
« Toutes les formes de mobilisation sont justifiées parce qu’aujourd’hui, c’est le gouvernement qui bloque la discussion et qui crée le chaos dans le pays. »
« Pour se faire respecter, il faut une mobilisation dure. »

 Sur la place des politiques  
« Notre place est très importante parce que les organisations syndicales nous demandent d’offrir une alternative politique. »
« Il est possible d’apporter des réponses progressistes au système actuel des retraites qui porte en lui des injustices. »
« Les syndicats nous disent : faites des propositions et montrez qu’il y a une réforme progressiste des retraites possible. »

 Sur la pétition pour le retrait de la réforme 
« L’objectif, c’est d’élargir le mouvement et d’impliquer le plus possible les concitoyen-nes dans cette mobilisation. »
« Il faut montrer qu’il y a une majorité des Français-es qui ne veulent pas de cette réforme. »

 Sur l’unité de la gauche 
« Nous nous parlons quotidiennement entre responsables politiques et syndicaux. »
« Il faut que l’on affûte nos propositions et nous allons avoir une deuxième réunion inter-groupes, ce mercredi, pour arbitrer ensemble les proposions que nous pourrions défendre ensemble. »
« Cette mobilisation contre la réforme des retraites nous donne l’occasion, à nous, forces politiques de gauche, de travailler à un contre projet. »
« L’espoir nous le donnerons si nous avons des propositions concrètes à montrer à nos concitoyens. »

 Sur les municipales 
« L’enjeu de cette élection, c’est de faire élire le plus d’élus communistes et de gauche. »
« Il faut faire barrage à l’extrême droite, à la droite et à la majorité gouvernementale. »
« Il serait inacceptable qu’en pleine mobilisation sur les retraites, on laisse des élus La République En Marche gagner des villes. »

 Sur les 100 ans du PCF 
« Le PCF a au moins un siècle devant lui. »
« Nous avons participé à l’histoire de notre pays. »
« L’enjeu pour nous, c’est de mettre l’humain au cœur du projet de société. »
« Nous plaçons notre anniversaire sous le double signe de l’humain et de la planète. »

Vos réactions
  • envoyer l'article par mail envoyer par mail
  • Version imprimable de cet article Version imprimable

Vos réactions

Qui êtes-vous ?
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.