Accueil | Entretien par Pierre Jacquemain | 19 novembre 2018

Farida Amrani et Ulysse Rabaté (FI) : « Nous sommes les candidats du peuple et de la grogne »

Lendemain de premier tour dans la législative partielle en Essonne : les candidats de la France insoumise se retrouvent dans un second tour face au candidat de la majorité présidentielle. Farida Amrani et Ulysse Rabaté étaient les invités de #LaMidinale.

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VERBATIM

 

 Sur les enjeux du second tour de la législative partielle en Essonne 
« Une nouvelle élection va se jouer dimanche prochain. »
« Tous le monde a conscience de la grogne qui se passe dans le pays et de la colère. »
« Nous sommes les seuls candidats contre le système, les candidats du peuple et de la grogne. »
« Si les gens se déplacent pour aller voter, on n’aura pas de problème pour aller voter dimanche. »

 Sur la dispersion des voix à gauche 
« On n’a pas su s’entendre au premier tour. Après c’est la démocratie. »
« On a eu une réunion le 13 octobre et il a été acté que le candidat qui arriverait au second tour serait soutenu par les forces de gauche. »

 Sur la campagne de second tour 
« On va continuer d’aller à la rencontre des habitants de la circonscription pour les convaincre. »
« Les scores du premier tour montrent qu’il y a une vraie attente sur les sujets écologiques dans l’électorat de gauche. »
« On est très heureux d’avoir le soutien de personnalités comme Noël Mamère ou Esther Benbassa. »

 Sur les quartiers populaires 
« Aujourd’hui, tout le monde a déserté ces quartiers populaires. »
« La politique d’Emmanuel Macron, qui leur tape dessus, est bien réelle. »
« J’espère que ces quartiers, qui sont les grands oubliés de la politique de Macron, se mobiliseront dimanche prochain. »
« On est dans une circonscription dans laquelle les quartiers populaires sont le cœur et le poumon : ils nous ont manifesté leur confiance il y a un an et sur ce premier tour, c’est eux qui ont fait qu’on est si haut et notamment devant le Rassemblement national. »

 Sur le score du Rassemblement national 
« Quand on voit, au premier tour, le score de l’abstention et du Rassemblement national, ça ne peut pas nous satisfaire. »
« Nous, à l’opposé du Rassemblement national, on représente une vision positive de la colère. »

 Sur le candidat adverse, Francis Chouat soutenu par la majorité présidentielle 
« Pourquoi Francis Chouat, candidat de Macon, ne dit-il pas la vérité à ses électeurs ? Pourquoi il ne leur dit pas qu’il siègera dans le groupe de la majorité. »
« Nos adversaires comptaient sur l’abstention et ils ont essayé de dégoûter les gens d’aller voter. »
« Le pari est partiellement réussi sur le premier tour dans la mesure où la participation n’est pas à la hauteur de ce que l’on voulait. »
« Notre circonscription, ce n’est pas le fief du baron Valls, c’est aussi celui du baron Dassault. »
« Lorsqu’on regarde les maires qui soutiennent Francis Chouat, ce ne sont que des gens qui sont rompus à des pratiques [de baronnie]. »
« Ils plafonnent à 30% alors qu’ils ont les six maires de la circonscription. »
« Personne n’est dupe : quand on voit ces gens-là, on comprend qu’ils font de la politique pour eux et pas pour les gens qu’ils prétendent représenter. »

 Sur le mouvement des "gilets jaunes" 
« Quand on n’arrive plus à joindre les deux bouts, je comprends cette colère. »
« Le peuple en a marre, il veut une autre politique. »

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