Accueil | Par Pierre Jacquemain | 8 mars 2018

Gaël Brustier : "Maurel a la culture socialiste qui permet de donner un ballon d’oxygène au PS."

Au lendemain du débat des quatre postulants au poste de premier secrétaire du PS, l’essayiste et journaliste Gaël Brustier nous aide à y vois plus clair. Social-démocratie, macronisme, Wauquiez et Front National, Le Média, on en parle dans La Midinale.

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 Sur les candidats au PS 
« Le congrès actuel n’aura de sens que s’il permet au PS de se révéler à lui-même une nouvelle mission. »
« Le PS aujourd’hui est dans un vide théorique et idéologique qui fait qu’il ne peut plus intéresser personne parce qu’il ne s’intéresse même pas à lui même. »
« Le PS ne sait même pas quelle est sa mission. »

 Sur l’avenir du PS 
« Il peut y avoir le miracle Corbyn. »
« Emmanuel Maurel a la culture socialiste qui permet de donner un ballon d’oxygène au PS. »
« Maurel porte la raison sociale du PS ».
« Le Foll, Carvounas et Faure sont dans une continuité un peu pauvrette. »
« Le PS doit faire un choix qu’il ne veut pas faire et il va continuer à se marginaliser. »

 Sur la social-démocratie en Europe 
« Il y a une voix pour une gauche démocrate qui représenterait l’idéal de souveraineté populaire et la transition vers un système de production écologique (…) mais ça n’est pas la vieille social-démocratie qui peut le faire. »
« Certaines social-démocraties ont cherché à se reconvertir, ça a donné quinze ans plus tard le blairisme ; d’autres n’ont pas su se reconvertir et se sont figées dans des modèles qui les ont amené au déclin progressivement. »

 Sur la production d’idées 
« La fonction d’auto-formation des partis politiques a été réduite à néant. »
« La vie politique c’est un don de soi. »
« N’importe quel militant doit à la fois penser les rapports de force dans le sud de la mer de Chine et les questions de son quartier. »
« Le militant sachant des milieux favorisés est mis en avant au détriment d’un militant d’action qui a disparu. »

 Sur le macronisme 
« Il y a deux France qui ne se parlent plus. »
« Il y a une partie de la France, celle des petites gares, des petites villes, des bourgs désindustrialisés, qui n’a plus de légitimité à exister dans le débat public. »
« Ce qui est frappant c’est l’ignorance délibérée, revendiquée, de la réalité sociale, sociologique, d’une partie du pays. »
« Emmanuel Macron était le candidat des métropoles, il est assez indifférent à la France qui perd. »
« Le petit bourg industriel du nord-est de la France, bourré d’ouvriers (…) n’est pas le problème d’Emmanuel Macron (…). Ils n’existent pas dans son schéma d’analyse. »

 Sur Laurent Wauquiez et le FN 
« Il faut poser le problème en termes de rapport de force au sein de la famille Le Pen. »
« La vision de Marion Mal Le Pen est la vision d’une certaine manière de Laurent Wauquiez. »
« L’appareil du FN est quand même débile au sens le plus propre du terme. »

 Sur Le Média 
« Le pari est réussi de rendre ‘sexy’ des essais qui méritent d’être lus par le grand public. »
« Le Média m’a donné cette opportunité de parler de livres, d’adapter sous un format télévisuel, des enjeux intellectuels qui étaient des enjeux habituellement écrits. »
« Il y a des comptes qui sont en train de régler (au Média) qui ne sont pas très propres ».
« Je suis surpris de ces polémiques (…). C’est une culture de polémiques parisiennes. »

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  • « Je suis surpris de ces polémiques (…). C’est une culture de polémiques parisiennes. »(sic).....................................................................................

    Il n’ y a pas que Paris qui héberge les derniers salons où l’on cause les banlieues bobo en suivent l’exemple, vous savez ces lieux dont on a chassé la Classe Ouvrière puant la sueur et le cambouis , mais si méritante cependant....

    buda Le 8 mars à 21:00
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  • La mixité sociale et l’entrisme sont un problème dans notre société... mais franchement, il est ou le rapport avec le sujet de l’article ?

    carlos Le 9 mars à 11:39
       
    • NB : il fallait comprendre "le peu" de mixité sociale...

      carlos Le 9 mars à 11:39
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  • Je reprends ici l’analyse faite dans les commentaires sur Le Média :
    Il faut, à mon avis, faire attention à ne pas confondre les votes de gauche qui auparavant allaient au PS et qui sont à cette présidentielle allés sur le seul vote de gauche après la farce Hollandaise et le réformisme de l’électorat auparavant PS extrêmement fragile. JLM est allé à St Gaudens faire un meeting dans une circonscription où le futur élu est un des rares à avoir voté contre la confiance à Macron et où l’ancrage PS est de longue date : résultat les voix "PS" qui étaient allées sur Mélenchon sont revenues au bercail PS ainsi que les voix "PS"qui étaient allées sur Macron et ce alors que le PS est inaudible au niveau national. Cela veut dire que gagner durablement les électeurs influencés par le réformisme à une radicalité concrète est une entreprise de longue haleine car perméable à l’idéologie dominante. Cela veut dire également que ce n’est pas avec cette vision ancienne de la gauche qu’on réalisera la notion de révolution citoyenne ,notion qui répond à la question "Qu’est ce qu’être de gauche quand on veut construire une nouvelle société et non faire perdurer l’ancienne ?" Cela veut dire également que LFI doit aller chercher l’électorat qui ne vote plus, les millions de gens pauvres qui votent FN et ne pas se focaliser sur l’électorat PS traditionnel qui est loin d’être celui qui souffre le plus de mondialisation néolibérale. Il ya plus d’électeurs traditionnellement PS qui ont voté Macron que Mélenchon...et ceux qui ont voté Mélenchon sont repartis très vite au bercail réformiste dès qu’un signe superficiellement "de gauche" est donné ( la supercherie Hamon est basée là dessus).
    Quant au Média...il est condamné de par sa nature même à n’avoir aucun écho dans la population. C’est de l’argent dépensé en pure perte. Les convaincus seront sont seul public.
    L’erreur matricielle qui a présidé à son lancement est une sous-estimation profonde de notre manque de crédibilité dans l’opinion publique. Pour les gens, c’est soit télé-Mélenchon donc avec les a priori intériorisés un média par définition non "objectif " soit un média à usage interne de LFI. Quant aux départs de la rédaction amplifiés par les main stream...ils sont bien évidemment catastrophiques. Pour conclure ...je dirai qu’il faut de toute urgence cesser de se lancer dans des entreprises au-dessus de nos forces...nous concentrer sur l’essentiel c’est à dire les portes et l’intérieur des entreprises, les barres d’immeubles...Aller vers les gens sur la base de leur vécu quotidien...La France pauvre n’a rien à faire du Média...

    Dominique FILIPPI Le 13 mars à 15:21
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