Accueil | Par Pierre Jacquemain | 2 mai 2018

Gaël Quirante : « Je suis pour le droit à la révolte face à ce qui est injuste »

Au lendemain du traditionnel défilé du 1er mai, alors que les médias ne retiennent que les violences des manifestant-es cagoulé-es, de quelle(s) violence(s) parlons-nous ? Pour y répondre, Gaël Quirante, syndicaliste SUD-PTT licencié par La Poste pour avoir participé à plusieurs mouvements de protestation au sein de la société anonyme en 2010, est l’invité de La Midinale.

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 Sur le climat social 
« Il y a la possibilité d’avoir une jonction entre les grèves reconductibles dans les universités et les foyers de luttes, de grèves dans le monde du travail. »
« Il faut de façon déterminée que les organisations syndicales, politiques, associatives, appellent à la généralisation de la grève, à l’amplification, et à la grève générale. Il n’y a pas d’esquive possible. »

 Sur le syndicalisme 
« Je ne sais pas si les syndicats ont perdu du pouvoir de négocier mais qu’est-ce qu’on a gagné dans les trente dernières années ? »
« On nous traite comme des chiens donc que ça soit dans les quartiers, les lieux d’étude ou les entreprises, on a tous une bonne raison de tapera contre la politique d’Emmanuel Macron. »

 Sur son licenciement de La Poste 
« C’est une décision politique pour des faits qui datent de 2010. »
« C’est dur. J’ai 15 ans de boite. Je n’ai pas d’indemnité de licenciement. »
« Cette grève nous montre qu’un autre monde est possible. »

 Sur la violence sociale 
« Quand on voit les camarades de Good Year ou d’Air France qui sont condamnés à de la prison avec sursis alors que les Balkany er les Sarkozy courent toujours, c’est normal qu’on soit révoltés. »
« La violence elle est du côté du gouvernement et du patronat. »
« Il faut que ceux qui dirigent cette société comprennent que quand ça va se coaguler, quand la mobilisation sera massive par la grève reconductible et générale, en réalité ces gens là, comme toujours, ils essaieront de nous lâcher des choses parce qu’ils ont peur de perdre leur domination sur nos vies. »

 Sur la réaction du Premier ministre suite au 1er mai 
« La police défend toujours les intérêts des plus riches et des puissants. »
« Je n’ai encore jamais vu de bavure sur un Sarkozy ou un Balkany, pourtant ils commettent beaucoup d’infractions. »

 Sur la légitimité de la violence 
« Quand on est en grève et qu’on manifeste, pourquoi on est encadré par la police ? »
« Tout le monde parle de la révolution française. Quand on est opprimés, est-ce qu’on a le droit de se révolter ou pas ? »
« Je suis pour le droit à la révolte face à ce qui est illégitime et injuste et c’est comme ça que l’histoire a toujours avancé. »

 Sur les suites de la mobilisation 
« Soyons dans l’unité pour défendre une stratégie, un agenda de mobilisations qui se passe sur la base de la grève reconductible. »
« Le gouvernement est soudé. Si on veut gagner il faut qu’on soit soudé, au même endroit, au même moment, et qu’on reconduise jusqu’à ce qu’on gagne. »
« Il faut qu’il y ait des négociations. Depuis le 26 mars, pas une seule négociation. »
« Depuis le 13 avril, La Poste refuse de nous recevoir. On demande à la Préfecture et à l’Etat d’exiger une médiation. »

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