Accueil | Par Pierre Jacquemain | 13 mars 2018

Gérard Miller : "Le JT du Média, une façon de faire la nique aux médias mainstream."

Critiqué de toute part, seulement deux mois après sa création, Le Média a-t-il tenu la promesse d’inventer un alter-JT pour une autre information ? Pour en parler, Gérard Miller, co-fondateur et co-directeur de publication du Média, est l’invité de La Midinale.

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 Sur les débuts du Média 
« Quand les êtres humains se regroupent, il y en a qui sont heureux, d’autres qui le sont moins. »
« L’idée du Média pluraliste reste plus que jamais d’actualité. »
« Si le Média a eu un si grand succès médiatique, c’est notamment parce qu’il est amusé à aller faire sortir le journal télévisé de sa boîte habituelle. »
« Nous souhaitions et nous souhaitons – et c’était le point de divergence avec Aude Rossigneux – mettre en pratique le côté tournant de la présentation. »
« Le JT du Média, une façon de faire la nique aux médias mainstream. »

 Sur le fonctionnement du Média 
« Pour moi, soviet n’était pas une injure. C’était des conseils ouvriers, paysans, des conseils du peuple. »
« Notre idée, c’est l’horizontalité. »
« Grosso modo, dès que quelqu’un a envie de faire quelque chose, il le fait. »
« Jamais personne n’a été censuré dans le Média, pas plus Noël Mamère que Claude El Khal. »
« C’est une petite crise de croissance au bout d’un mois et demi d’existence. »

 Sur la presse indépendante 
« Nous allons nous rapprocher encore plus de Reporterre ou de Streetpress. »
« Je ne perds pas espoir qu’un jour Arrêt sur image et nous réussissions à trouver une forme de collaboration. »
« Même avec Médiapart qui nous tape beaucoup dessus, peut-être parce que Médiapart craint qu’un certain nombre vienne chez nous, je n’exclue pas l’hypothèse de travailler avec Médiapart. »
« Chacun est attaché à sa singularité comme à son bien le plus précieux. »
« Je pense qu’il faut plutôt des collaborations que des regroupements. »

 Sur la notion de parti médiatique 
« [Le parti médiatique,] ça me parle vraiment. »
« Des gens aussi différents que France Culture ou TF1, à certains moments de l’histoire française, disent tous la même chose. »
« Le problème, c’est qu’il y a une orchestration sans chef d’orchestre. »

 Sur la bienveillance en politique 
« [Avec Nicolas Sarkozy et Carla Bruni], nous avons papoté quelques instants de façon très conviviale. Carla Bruni a eu la gentillesse de me dire qu’elle avait beaucoup aimé le dernier documentaire sur les Bettencourt qu’avec Anaïs Feuillette j’ai fait sur France 3. »
« Ca fait du bien de se rappeler de temps en temps qu’on n’est pas en guerre civile. »

 Sur la gauche 
« Je ne suis pas un nostalgique, je l’ai bien connue, de l’union de la gauche. »
« Le programme commun de la gauche, celui qui a amené Mitterrand au pouvoir, ce serait intéressant de le relire : il est beaucoup plus à gauche que celui de Mélenchon aujourd’hui considéré comme un ultra-révolutionnaire, ce qui est quand même comique. »
« Le problème avec la notion de gauche, c’est qu’après cinq ans de François Hollande, elle n’est plus possible à incarner. »
« Il faut accepter que la gauche dans son acception classique est morte. »
« Lorsque Mélenchon invente d’autres termes, depuis les gens en passant par les insoumis, je pense qu’on a besoin de signifiants nouveaux. »
« La gauche, c’est un moment de l’histoire du peuple, d’une histoire beaucoup plus longue. »
« Les points communs que l’on peut avoir non seulement avec François Hollande ou Valls sont nuls mais même parfois avec Benoît Hamon. »
« Mélenchon a réussi à aller bien au-delà des clivages droite-gauche. »

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  • Il faut, à mon avis, faire attention à ne pas confondre les votes de gauche qui auparavant allaient au PS et qui sont à cette présidentielle allés sur le seul vote de gauche après la farce Hollandaise et le réformisme de l’électorat auparavant PS extrêmement fragile. JLM est allé à St Gaudens faire un meeting dans une circonscription où le futur élu est un des rares à avoir voté contre la confiance à Macron et où l’ancrage PS est de longue date : résultat les voix "PS" qui étaient allées sur Mélenchon sont revenues au bercail PS ainsi que les voix "PS"qui étaient allées sur Macron et ce alors que le PS est inaudible au niveau national. Cela veut dire que gagner durablement les électeurs influencés par le réformisme à une radicalité concrète est une entreprise de longue haleine car perméable à l’idéologie dominante. Cela veut dire également que ce n’est pas avec cette vision ancienne de la gauche qu’on réalisera la notion de révolution citoyenne ,notion qui répond à la question "Qu’est ce qu’être de gauche quand on veut construire une nouvelle société et non faire perdurer l’ancienne ?" Cela veut dire également que LFI doit aller chercher l’électorat qui ne vote plus, les millions de gens pauvres qui votent FN et ne pas se focaliser sur l’électorat PS traditionnel qui est loin d’être celui qui souffre le plus de mondialisation néolibérale. Il ya plus d’électeurs traditionnellement PS qui ont voté Macron que Mélenchon...et ceux qui ont voté Mélenchon sont repartis très vite au bercail réformiste dès qu’un signe superficiellement "de gauche" est donné ( la supercherie Hamon est basée là dessus).

    Quant au Média...il est condamné de par sa nature même à n’avoir aucun écho dans la population. C’est de l’argent dépensé en pure perte. Les convaincus seront sont seul public.
    L’erreur matricielle qui a présidé à son lancement est une sous-estimation profonde de notre manque de crédibilité dans l’opinion publique. Pour les gens, c’est soit télé-Mélenchon donc avec les a priori intériorisés un média par définition non "objectif " soit un média à usage interne de LFI. Quant aux départs de la rédaction amplifiés par les main stream...ils sont bien évidemment catastrophiques. Pour conclure ...je dirai qu’il faut de toute urgence cesser de se lancer dans des entreprises au-dessus de nos forces...nous concentrer sur l’essentiel c’est à dire les portes et l’intérieur des entreprises, les barres d’immeubles...Aller vers les gens sur la base de leur vécu quotidien...La France pauvre n’a rien à faire du Média...

    Dominique FILIPPI Le 13 mars à 15:15
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  • Bon courage à Le Media !

    carlos Le 13 mars à 17:46
       
    • Comme dit une divorcée à la suivante....

      Dominique FILIPPI Le 13 mars à 18:08
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    • @D. Filippi - Détrompez-vous, je trouve la qualité des programmes + que correct... même le JT affiche un format que pour ma part je qualifie d’original.
      Donc, j’espère que la grille va se remplir très vite, peut-être sur des enquêtes, reportages ou sujets conjoints traités avec d’autres médias comme reporterre justement !

      carlos Le 14 mars à 09:42
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  • @D Filippi
    En attendant Le Media existe et s’adresse à qui veut et peut s’y intéresser. En tout cas il semble bien déranger les officines de propagandes officielles "mainstream" vu les attaques groupées qu’il subit (dernière en date : censure momentanée et avortée d’un JT) du peu ou du beaucoup d’influence qu’il pourra exercer pour contribuer à détacher les ou des "gens" des machines à propagandes et intox ce sera autant de gagné, "erreur matricielle" ou pas.
    Le Media n’est pas un parti à vocation d’agit-prop et votre explication ne tient aucun compte des réalités de diffusion en réseaux de communication.

    Victor Le 13 mars à 19:39
       
    • Ce sera un entre-soi de plus...Vous confondez ...je parlais simplement du fait que LFI n’est pas de taille et que donc ce ne peut être que confidentiel. Etre révolutionnaire ...ce n’est pas n’être qu’un parti de propagande mais aussi d’action....voir Lénine....Lutter dans les entreprises et au porte à porte c’est aller au contact, se mouiller et mouiller la chemise. J’ai fait jadis une étude sur la bolchevisation du PCF dans les années 20 et 30 et l’importance cruciale du militantisme sur le lieu de travail...c’était la guerre avec les patrons !LFI doit former de révolutionnaires pas des auditeurs. Je sais que çà fait LO ou NPA donc gauchiste mais c’est incontournable. On ne battra jamais la bourgeoisie qu’en en tendant les discours de JLM ou en comptant sur une campagne électorale voire sur l’éducation populaire ...Défendre physiquement une expulsion dans une cage d’escalier, empêcher physiquement un licenciement, risquer de se faire virer pour gagner la confiance des collègues , c’est çà militer...pas écouter radio-Londres...

      Dominique FILIPPI Le 14 mars à 11:41
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  • @FILIPPI

     »militer c’est empêcher physiquement... » ???
     »militer c’est pas écouter radio Londres (LeMedia)... » ???

    Avez vous conscience de l’énormité de vos. assertions ?

    Comparer LeMédia à radio Londres n’a aucun sens et contrairement à ce que vous affirmez l’ecoute de radio Londres a joué un rôle très important dans la résistance. Soit dit en passant votre conception du militantisme et de l’action politique est très réductrice et date un maximum.

    Vous vous fourvoyez complètement, le rôle du Média n’est pas de militer mais de fournir une information, des images qu’on ne trouvera pas dans 90% des médias. Même si LeMédia dit que l’objectivité n’existe pas , qu’il annonce clairement qu’il est de sensibilité de gauche , il est indépendant de la FI , prétendre le contraire c’est faire comme « Valeurs Actuelles » et c’est méprisant pour ceux qui y travaillent. LeMédia est en construction, je le trouve très intéressant et de qualité, c’est très prometteur pour l’avenir . Le premier constat qui s’impose c’est qu’il ne laisse pas indifférent, vous en êtes la preuve. Longue vie au Média !!!

    Gege Le 15 mars à 07:42
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