Accueil | Entretien par Pablo Pillaud-Vivien | 4 juin 2018

Ian Brossat : « On ne va pas attendre que tout le monde se soit mis d’accord pour entrer en campagne »

Lors du dernier conseil national du PCF ce week-end , l’adjoint à la maire de Paris en charge du logement a été nommé "chef de file" des communistes pour les élections européennes de 2019. Il est l’invité de la Midinale.

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VERBATIM

 

 Sur le démantèlement des deux camps de réfugiés ce matin 
« La situation dans laquelle nous étions depuis des mois maintenant était absolument indigne. »
« Je vis cette mise à l’abri comme un soulagement. »
« Cette mise à l’abri ne règle pas les problèmes de fond. »

 Sur la politique du gouvernement vis-à-vis des réfugiés 
« La seule chose que nous propose Gérard Collomb, c’est d’installer du mobilier anti-SDF pour éviter la constitution de nouveaux campements. »
« Depuis trois ans, nous avons créé à Paris, 3.500 places d’hébergement supplémentaires. »
« Le gouvernement ne veut pas traiter de la question des “dublinés” »
« Si ni l’Italie, ni la France ne les prennent en charge, on les retrouvera dans des campements en France. »
« Il faut que la France prenne en charge les “dublinés”. »

 Sur la situation de la gauche 
« Ca fait un an de Macron est président de la République et la gauche est dans une situation pire qu’il y a un an. Elle n’a pas progressé d’un pouce. »
« Il faut des initiatives pour s’adresser à l’électorat de gauche. »

 Sur les élections européennes 
« Le mouvement social doit trouver dans les élections européennes un débouché politique. »
« Je ne veux pas que l’élection européenne soit le remake de l’élection présidentielle. »
« Nous sommes absolument disposés à tendre la main à tous ceux qui le souhaitent. »
« On ne va pas attendre que tout le monde se soit mis d’accord pour rentrer en campagne. »
« Pour l’instant, la France insoumise ne donne pas de signaux allant dans le sens [d’une liste commune]. »

 Sur les alliances potentielles du Parti communiste français 
« On fait de la politique pour servir à quelque chose, pas pour se regarder dans un miroir et trouver que l’on est formidable. »
« Faire de la politique, c’est être utile. Et parfois, pour le faire, quand on est capable de se rassembler sur du contenu, il faut faire un certain nombre d’alliances. »
« J’ai toujours l’obsession du rassemblement parce que sans rassemblement, il n’y a pas de victoire et donc pas d’efficacité. »

 Sur ses idées pour l’Europe 
« Aujourd’hui, l’Union européenne n’est d’aucune utilité pour nous aider à résoudre le problème des réfugiés. »
« Si on a envie de faire bouger [sur le problème d’Airbnb], il nous faut des leviers européens. »
« Je ne pense pas qu’il faille sortir de l’Union européenne. »
« Il faut batailler pour que l’orientation de l’Union européenne bouge. »
« On ne peut pas considérer que le choix que nous aurions, ce serait soit la soumission soit la démission. »
« Les Français ne sont pas satisfaits de l’Union européenne telle qu’elle est mais ils ne voient pas non plus majoritairement d’issue dans une sortie de l’Union européenne. »

 Sur la GUE (Gauche unie européenne) 
« C’est difficile de faire exister ensemble des gens qui ont des traditions politiques différentes qui sont aussi liées à des histoires nationales différentes. »
« L’enjeu, c’est de renforcer la voix de tous ceux qui veulent une Europe qui ne soit ni l’Europe des technos, ni l’Europe des fachos. »
« Il faut se rassembler avec tous ceux qui aspirent à rompre avec les logiques libérales. »

 Sur la majorité d’Anne Hidalgo à Paris et son travail d’adjoint au logement 
« Je suis élu de Paris et je continuerai à me battre quoiqu’il arrive aux élections européennes pour que Paris reste à gauche en 2020. »
« J’ai toujours voté contre l’extension du travail dominical et je n’ai pas changé d’avis sur le sujet. »
« Si on veut qu’aucun territoire ne soit une citadelle pour privilégiés, il faut du logement social partout. »
« Je n’aime ni les ghettos de riches, ni les ghettos de pauvres et je pense que l’on vit mieux quand on vit mélangés. »

 Sur le Parti communiste français 
« Ce que dit Pierre Laurent, c’est qu’il est prêt à diriger le Parti communiste en donnant sa place à une nouvelle génération. »
« Pierre Laurent dit aussi qu’il permettra à une nouvelle génération de prendre le pouvoir au Parti communiste. »
« Je suis persuadé que le Parti communiste a de l’avenir en France, à la condition de se renouveler profondément. »
« Le fait de ne pas avoir été présent à la dernière présidentielle nous a handicapés. »

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