Accueil | Entretien par Pierre Jacquemain | 13 janvier 2022

Ian Brossat : « Une partie de la gauche est devenue dingue »

La campagne de Fabien Roussel déroute à gauche. Ses positions étonnent et provoquent parfois de vives polémiques à gauche et viennent interroger la stratégie du Parti communiste français. Ian Brossat, directeur de campagne de Fabien Roussel, est l’invité de #LaMidinale.

Vos réactions (1)
  • envoyer l'article par mail envoyer par mail
  • Version imprimable de cet article Version imprimable

UNE MIDINALE À VOIR...

 

ET À LIRE...

 Sur la grève de l’Éducation nationale 
« Je suis frappé par la très grosse mobilisation des enseignants. On n’a jamais vu ça depuis le début du quinquennat. »
« Il y a face à cette mobilisation une solidarité très importante des parents d’élèves qui se manifeste très largement. »
« J’espère une prise de conscience du gouvernement. »
« On doit pouvoir maintenir les écoles ouvertes dans de bonnes conditions. »
« Il est trop facile de faire porter la responsabilité aux collectivités locales comme le fait le gouvernement. »

 Sur les polémiques suscitées par Fabien Roussel 
« Ça n’est pas à moi d’expliquer la dinguerie des autres. »
« Ces polémiques en disent moins sur ce que pense Fabien Roussel que sur ce qui est dans la tête de ceux qui le critique. »
« Ce que dit Fabien Roussel, c’est ce que la gauche a toujours défendu. »
« La question de l’alimentation et de la bonne bouffe ne doit pas être réservée à une infime minorité de privilégiés. »
« Sur la viande, Fabien Roussel dit clairement qu’il faut manger moins de viande mais de meilleure qualité. »
« J’assume, avec Fabien Roussel, de mener une campagne les deux pieds dans la réalité. »

 Sur le cap idéologique du PCF 
« Il n’y a aucun changement de cap idéologique au Parti communiste français. »
« Il faut se poser une question de fond à gauche : je conteste l’idée selon laquelle le changement climatique doit conduire les classes populaires à changer de mode de vie. »
« Ça n’est pas les classes populaires qui polluent le plus. »
« Le discours qui consiste à culpabiliser les classes populaires est insupportable. »
« Je suis très heureux qu’avec Fabien Roussel on mette les pieds dans le plat. On doit être capable à gauche de débattre sans hurler et sans s’insulter. Fabien Roussel n’insulte personne. »
« C’est pas parce qu’on n’est pas d’extrême gauche qu’on est d’extrême droite. »
« Je n’ai jamais été d’extrême gauche. »
« Une partie de la gauche est devenue dingue. Elle a déraillé. »
« Quand on défend la liberté d’expression on le fait aussi avec des gens qui ne sont pas d’accord avec nous. »
« Il faut cesser de se disqualifier les uns et les autres. »

 Sur la hiérarchie des luttes  
« Je n’aime pas le terme de hiérarchie des luttes. »
« Un certain nombre de gens à gauche ont abandonné le combat social. »
« Le cœur du combat de la gauche, c’est la lutte contre toutes les formes de domination. »

 Sur l’islamophobie 
« On a le droit de critiquer l’Islam au même titre que n’importe quelle religion. »
« On n’a pas le droit de stigmatiser, de montrer du doigt ou de susciter la haine des musulmans. »
« Certains parlent de musulmanophobie. »

 Sur la gauche républicaine 
« Je ne me permettrais pas de dire qu’il y aurait une gauche non républicaine. »
« Nous ne cherchons pas à établir des lignes de démarcation à gauche. Nous traçons notre sillon. »

 Sur l’électorat populaire et les jeunes 
« Certains disent que ce qui démobilise l’électorat de gauche, c’est la dispersion. Je pense que ce qui démobilise l’électorat de gauche et le pousse à s’abstenir, c’est que la gauche parle un langage très éloigné du vécu des gens. Il est là le problème. »
« Il y a un divorce avec les gens. Il y a un long travail de reconstruction à mener. »
« La question fondamentale, au-delà de la jeunesse, c’est la question du travail : comment on permet aux jeunes d’avoir accès à un travail. »
« Je ne crois pas à une société du chômage et des minima sociaux. Je crois dans une société du travail et du salaire. »
« On n’est pas favorable au revenu universel mais au travail universel. »

 Sur l’extrême droite 
« Nous avons toujours été très clairs et nous avons pris nos responsabilités face à l’extrême droite - y compris en 2017 quand malheureusement il a fallu voter pour Emmanuel Macron. »
« Il y a une nécessité de reconstruire une gauche populaire dans notre pays. »

 Sur la primaire à gauche  
« La primaire règle un problème de casting et pas un problème de scénario. »
« Le problème de la gauche, c’est pas le problème du casting mais celui du scénario. »
« Il serait assez malhonnête de se lancer dans un processus de primaire et au final de soutenir un candidat qui dit exactement l’inverse de ce que l’on peut raconter. »
« On ne peut pas passer à côté du rapport de force du premier tour. »
« On verra bien combien il y aura de candidats à gauche. Pour l’instant, certains n’ont que l’intention d’être candidat. »
« Fabien Roussel sera candidat jusqu’au bout. »
« Un candidat unique ne règlerait pas le problème. »
« La gauche s’est considérablement affaiblie ces dernières années. D’abord parce qu’elle a trahi. »

 Sur les législatives  
« Je souhaite qu’on puisse travailler au rassemblement aux législatives. »
« Ça n’est pas le même mode de scrutin que l’élection présidentielle. Là c’est 577 candidats donc il est plus facile de construire une diversité aux législatives qu’à la présidentielle. »

 Sur les parrainages d’élus aux candidats  
« C’est compliqué de changer les règles à quelques mois d’un scrutin. »
« Nous avions voté la réforme de 2016 qui fait que les parrains des candidats doivent se déclarer : je suis favorable à la transparence. Je ne suis pas favorable à l’opacité. »
« Il est normal qu’un habitant sache qui son maire a parrainé. »
« J’ai la conviction que Jean-Luc Mélenchon aura ses signatures. Et c’est évidemment souhaitable. »
« Les élus communistes parrainent le candidat communiste, c’est normal. »

 Sur l’après échéances électorales à gauche 
« Il va nous falloir être capable de rebâtir une gauche populaire. Une gauche qui parle au monde du travail. »
« On a une gauche stratosphérique qui s’enferre dans des polémiques ridicules et très éloignées des problèmes des gens. »
« L’apport du communisme fait que nous vivons dans une société civilisée. »

Vos réactions (1)
  • envoyer l'article par mail envoyer par mail
  • Version imprimable de cet article Version imprimable

Vos réactions

  • ’L’apport du communisme fait que nous vivons dans une société civilisée.’ Quel degré de bêtise Ian Brossat a-t-il atteint pour prononcer une phrase pareille ? Le seuil de la pathologie, certes difficile à définir en matière cognitive, doit être dans les parages de la zone mentale où il se complait et trouve, en exprimant ce qui y prend source, à la fois son identité et sa clientèle.

    On ne peut que se féliciter - relativement - qu’elle tende à se réduire drastiquement depuis la chute de l’URSS. Ian Brossat est un homme résidu. Résidu du socialisme, résidu de la stupidité, résidu de la langue de bois.

    Glycère BENOIT Le 13 janvier à 20:49
  •  
Qui êtes-vous ?
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.