Accueil | Entretien par Pierre Jacquemain | 7 mars 2019

Isabelle Autissier : « Il y a des endroits dans la mer où il n’y a plus de vie »

Elle a tiré la sonnette d’alarme sur la consommation et la production de plastique dans le monde. On fait le point sur l’état de la planète, des mers et des océans, avec la plus grande navigatrice française : Isabelle Autissier est l’invitée de #LaMidinale.

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VERBATIM

 

 Sur le Pacte écologique 
« On n’a pas signé parce qu’il y avait des sujets qui n’étaient pas du tout les nôtres. Je ne peux donc pas engager WWF-France parce que ça n’est pas notre objet social. »

 Sur le rôle de WWF 
« Nous ne sommes jamais assez entendu ni assez fort mais quand même, on voit bien, qu’au niveau de la population, des entreprises et de manière plus timide au niveau du gouvernement, on est entendu, reçu, écouté mais ça ne va jamais assez vite dans l’enclenchement des solutions. »

 Sur l’échelle de l’action écologique 
« Le niveau territorial est très intéressant parce que c’est celui qui organise la vie des gens. »
« Quand on fait un plan local d’urbanisme, on organise les transports, les déplacements, l’énergie, à un niveau de population intéressant. »

 Sur l’affaire du siècle 
« Je soutiens l’affaire du siècle. »
« L’Etat a pris des engagements donc tout citoyen peut légitimement le poursuivre en justice. »
« Le gouvernement se défend de faire plein de choses mais les résultats ne sont pas là. »
« On s’est engagé à diminuer nos émissions de gaz à effet de serre alors qu’on les augmente depuis trois ans. »

 Sur économie de marché et écologie 
« Le problème, c’est qu’on n’a pas le choix. Je veux bien un coup de baguette magique et puis on va nous faire la société des bisounours. Mais ce n’est pas la réalité. »
« On ne peut pas faire abstraction des entreprises, de la finance, de la géopolitique donc si on veut être efficace et agir, il faut prendre les choses comme elles sont. Sinon on n’avance pas. »

 Sur la guerre contre le plastique 
« Les citoyens sont un peu convaincus mais ça reste un peu mou, ils ne font pas beaucoup d’efforts. »
« Les entreprises ne se cassent pas la tête parce que le plastique est la solution la moins chère. »
« Tant qu’il n’y a pas un véritable mouvement pour dire stop, tout le monde ronronne dans son coin. Il n’y a pas un coupable. C’est pas une question de culpabilité mais de mode de vie. »

 Sur ce que peut la loi 
« On a lancé notre application WAG parce qu’on veut être promoteurs de solutions pour le quotidien. Il faut aider les gens à trouver des solutions simples, moins chères et que tout le monde peut adopter. »
« Il faut que l’Etat s’en mêle plus qu’il ne le fait. »
« On a signé il y a quinze jours, sous l’égide de l’Etat et avec plusieurs grandes entreprises, un pacte sur les emballages - et cela représente déjà la moitié du plastique qu’on utilise. »
« Il faut que les entreprises prennent des engagements chiffrés avec des dates. »
« Notre boulot à WWF, c’est de vérifier avec les entreprises tous les dix mois où ils en sont. »

 Sur la pollution des mers 
« Les choses bougent un tout petit peu à l’échelle de l’Union européenne. »
« L’état des océans est globalement mauvais. »
« Vous pouvez aller au fin fond de l’antarctique ou de l’arctique, à plus de 10.000 mètres de fond, vous allez trouver des plastiques et il y de plus en plus de zones mortes à causes des résidus agricoles. »
« Il y a des endroits dans la mer où il n’y a plus de vie et ça double tous les dix ans. »
« 90% des oiseaux marins ont du plastique dans leur organisme. »

 Sur l’économie de la mer 
« Jean-Luc Mélenchon a raison, la mer a beaucoup de choses à nous offrir, à commencer par l’énergie. »
« Il y a peut-être, dans les océans, des molécules issus de certains organismes marins qui vont nous sauver la vie dans pas si longtemps que ça. »
« Il faut faire attention à ce que l’économie bleue soit respectueuse du milieu. »

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Vos réactions

  • pas de problème : EELV pense que le marché peut résoudre le problème :ok :

    yipi Le 7 mars à 17:46
  •  
  • Le marché en soi n’est ni un problème ni une solution.

    Glycère Benoît Le 8 mars à 04:56
  •  
  • Bonjour
    Elle parle d’économie de marché ...terme vague, et flou, ambiguë.
    Elle parlerais de capitalisme ou au moins de libéralisme, cela serait plus précis, car la planète crève avant tout d’une logique productiviste, que le libéralisme renforce.
    L’écologie ne peut se priver d’une politique, non seulement écologique , mais aussi et surtout d’une politique sociale et économique , pour être crédible. Fi a d’ailleurs ouvert la voie avec son programme et la règle verte .
    Etre vaguement écolo, sans programme politique, sur le social et l’économie n’est plus possible.
    C’est pourquoi se poser la question du pourquoi produire , pour qui est comment ? ; est très important, ainsi que la réduction du temps de travail. donc un programme social va obligatoirement de pair avec l’écologie.
    programme qui est le plus souvent absent des préoccupations des écologistes, toutes sensibilités confondus, et mêmes de la gauche, qui ne remarque pas forcément le liens

    bob Le 8 mars à 12:07
       
    • pour les petits bourgeois, l’écologie est avant tout une manière de se donner bonne conscience : comme ils jettent une piècette aux SDF, ils votent pour des Bourgeois de Droite, libéraux, mais qui disent vouloir sauver la planète.
       
      L’écologie, la vraie, celle qui implique que l’État prenne ses responsabilités et planifie l’économie, celle qui implique que la France propose une dynamique écologique à toute la Francophonie quitte à laisser l’UE derrière elle... ça... les petits bourgeois ne veulent pas en entendre parler.

      turlututu Le 12 mars à 10:44
  •  
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