Accueil | Entretien par Pierre Jacquemain | 17 juin 2021

Isabelle Lorand : « La grande leçon du Covid, c’est que la solidarité n’est pas un coût mais une chance »

Fin du masque et du couvre-feu. Comme un air de liberté à quelques jours d’échéances électorales. La décision du gouvernement est-elle raisonnable ? Isabelle Lorand, médecin, est l’invitée de #LaMidinale.

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UNE MIDINALE À VOIR...

 

...ET A LIRE

 Sur la fin du masque et du couvre-feu 
« La vie s’impose d’elle-même. À l’évidence, le virus marque le pas et il y a beaucoup moins de contamination. »
« On a besoin de liberté. »
« Enfin on se retrouve et on respire. »

 Sur le risque d’une nouvelle vague 
« On a deux armes très importantes : la vaccination et le dépistage ainsi que l’isolement. »
« J’interroge très sérieusement la vaccination obligatoire. »
« La pandémie n’est pas une affaire individuelle mais d’intérêt général. »
« Ce qui relève de l’intérêt général relève de la responsabilité de la puissance publique. »
« L’histoire de la santé publique c’est l’histoire de la responsabilité de la puissance publique. »
« Il y a une triple responsabilité : celle de convaincre, d’organiser et aussi d’en assumer les conséquences. »
« La vaccination obligatoire n’est pas un tabou. »

 Sur le bilan de la crise sanitaire  
« Il faut chercher des notes positives et on a appris qu’on pouvait faire quelque chose pour le climat. »
« Quand tout s’est arrêté, les animaux sont revenus en ville. La pollution a baissé et on a évité plusieurs milliers de morts. Ça montre qu’on peut agir efficacement sur le climat. »
« Je n’ai pas oublié les solidarités : j’ai été très marqué par la place des femmes. C’est formidable ce qu’il s’est passé notamment dans les villes populaires en matière de solidarités. »
« Ce qui me met en colère, c’est qu’on savait que statistiquement il y a une pandémie chaque siècle et que l’on sait normalement s’y préparer. »
« Cette politique de baisse des dépenses publiques a fait perdre la place de la France de championne du monde en matière de santé. »

 Sur la cote de confiance de Macron 
« Le pari d’Emmanuel Macron s’est payé par des centaines de morts quotidiennes. »
« Fermer les écoles n’était pas une manière d’enfermer les enfants chez eux. Ça aurait pu être une opportunité pour penser l’école différemment et ses missions. Au Danemark, les enfants ont fait l’école dans les bois et les parcs. »
« Pour beaucoup de gens, la situation est telle qu’il y a le choix entre Le Pen et Macron et personnellement, il n’y a aucun doute : je ne suis pas favorable à Macron mais ça sera quand même lui. »

 Sur la situation de l’hôpital public  
« Il y a énormément de fatigue. » 
« On ne peut pas dire que les soignants n’avaient pas prévenu. »
« Il y a eu des promesses mais à l’arrivée, les choses n’ont pas vraiment changé. »
« On est dans une pénurie organisée, anticipée depuis 40 ans : en 1985, l’OMS prévenait qu’avec le numerus clausus la France serait en pénurie de médecins. »

 Sur les pandémies à venir 
« Sur le long terme, ces pandémies doivent interroger nos modes de vie. »
« La grande leçon, c’est que la solidarité n’est pas un coût mais une chance. »
« On vit mieux ensemble quand on est solidaires. »
« Ça n’est pas ringard d’être fonctionnaire. »

 Sur l’élection départementale dans le Val-de-Marne 
« Le département du Val-de-Marne arrive à la fois à être solidaire envers les plus faibles et exigeant pour tous. »

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