Accueil | Entretien par Pablo Pillaud-Vivien | 23 janvier 2019

Isabelle Thomas : « L’avenir, c’est une force européenne écologiste féministe égalitaire de gauche »

Alors qu’on ne sait toujours pas quelles seront les listes de gauche aux élections européennes de mai prochain, la députée européenne Isabelle Thomas, membre de Génération.s, est l’invitée de la Midinale.

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VERBATIM

 

 Sur les gilets jaunes 
« Le mouvement des gilets jaunes, c’est le fruit d’une politique extrêmement austéritaire et sévère pour les gens modestes. »
« On a une politique de contre-redistribution qui dure depuis des décennies. »
« A Génération.s, il y a beaucoup de revendications des gilets jaunes que nous partageons, à commencer par la redistribution de la richesse. »
« La question démocratique posée par les gilets jaunes est une question que Benoît Hamon avait posée pendant la campagne présidentielle avec le 49-3 citoyen. »
« Plus personne ne veut donner carte blanche à une président de la République pour cinq ans. »
« Un mouvement politique, ce n’est pas un mouvement suiviste. »

 Sur les élections européennes 
« Une fois de plus, le morcellement de la gauche pourrait faire qu’il y aura très peu d’élu-es au Parlement européen. »
« Face à Emmanuel Macron ou au Rassemblement national (qui sont les deux volets d’une même médaille, ça aurait eu du sens de se présenter unis avec EELV et le PCF. »
« L’élection européenne, c’est l’élection de la conviction : c’est une des rares fois où l’on peut afficher ses convictions sans penser vote utile. »

 Sur le rassemblement à gauche en vue des élections européennes 
« Faire des rassemblements avec des brics et des brocs, ce n’est pas forcément ce qu’il y a de plus intelligent. »
« On ne peut pas dire que tout est en pleine mutation, sur les questions environnementales, sur le climat, sur les questions de travail et de la robotisation, sur les questions de justices sociale, fiscale et de la mondialisation en général, et que les partis, eux, pourraient rester ce qu’ils sont. »
« Je serai ravie qu’il y ait un rassemblement [de la gauche pour les élections européennes], mais il ne faut pas non plus dramatiser les choses. »
« Je ne crois pas que EELV ou Génération.s feront en dessous de 5%. Pour les autres, j’ai plus de doutes et qu’on aurait peut-être intérêt à se rassembler, en tout cas avec le PCF. »
« Génération.s tend la main mais si les autres partis préfèrent l’identitaire à l’union, c’est leur choix. »

 Sur la situation politique en Europe 
« La seule différence de la France par rapport au reste de l’Europe, c’est la monarchie constitutionnelle quand partout ailleurs, ce sont des régimes parlementaires. »
« Les rapports de forces politiques sont partout les mêmes en Europe : une extrême droite nationaliste puissante, des gouvernements d’orientation néolibérale austéritaire contre-redistributive à peu près partout, quelques coalitions d’extrême droite comme c’est le cas en Italie ou en Autriche, et partout une gauche en recomposition : en Espagne, Podemos et le PSOE qui vont peut-être former un gouvernement, parfois les Verts qui prennent du poids et de l’assurance, des nouveaux partis qui explosent sur la scène politique ou des partis très anciens comme Die Linke en Allemagne. »

 Sur la gauche européenne 
« Au niveau du Parlement européen, on a créé le Progressive Caucus avec les élu-es qui venaient de la Gauche unie européenne et notamment du PCF ou de Syriza, des écologistes comme Eva Joly, et la gauche de la social-démocratie : on aurait aimé que ça débouche sur une liste commune transnationale pour ces élections européennes. »
« On a réussi à faire émerger une force transnationale : le Printemps européen qu’on est en train d’installer au sein du Parlement européen – même si on n’aura sûrement pas les conditions pour former un groupe avant la fin du mandat. »
« L’avenir, c’est une force politique européenne, transnationale, écologiste, de gauche, démocratique, féministe et égalitaire qui transcende les vieilles familles politiques et qui donnent une perspective majoritaire aussi bien au niveau européen qu’au niveau national. »
« On commence peut-être petits mais ne dit-on pas que les petits ruisseaux font les grandes rivières ? »

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