Accueil | Par Pierre Jacquemain | 25 mai 2018

Janette Habel (Fondation Copernic) : « Il y a une pénétration des idées libérales chez les salariés »

La Fondation Copernic et ATTAC ont réuni de nombreuses organisations politiques, syndicales et associatives pour créer les conditions de l’unité à gauche, et ainsi organiser la "Marée populaire" qui aura lieu demain partout en France. On en parle avec Janette Habel, co-présidente de la Fondation Copernic.

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VERBATIM

 

Sur le rôle de la Fondation Copernic dans le contexte politique
« La Fondation Copernic a été créée pour lutter contre le néolibéralisme. »
« Nous avons pour but d’essayer d’élaborer des réponses à une situation compliquée, nouvelle. »
« Il y a des idées nouvelles mais on ne les connait pas suffisamment. »
« À cause du gouvernement précédent, il y a une pénétration des idées libérales chez les salariés. »

Sur Emmanuel Macron
« Avec l’élection d’Emmanuel Macron on est confronté à des difficultés, en partie inédites. »
« Macron est une escroquerie politique qui est intervenue après un quinquennat de François Hollande qui a beaucoup contribué à brouiller les cartes, à démoraliser et à démobiliser. »
« Macron est un homme de droite. Ça n’est pas un Bonaparte dans la définition classique du bonapartisme. »
« Emmanuel Macron a une philosophie utilitariste à l’anglo-saxonne. »

Sur le mouvement social
« Le salariat français est aujourd’hui confronté à un problème qui est celui d’unifier ses forces face à un adversaire qui fait preuve d’armes politiques nouvelles, sur un vieux fond réactionnaire. »
« Il est difficile de trouver des formes d’organisations, et des mots d’ordre qui permettent d’unifier. »

Sur la Marée populaire
« Il y a une lassitude à l’égard des journées d’actions traditionnelles, à l’égard des formes d’actions des organisations syndicales traditionnelles. Je pense que cette Marée populaire est très différente. »
« Il n’y aura pas de carré de tête ni de mot d’ordre. »
« Cette Marée populaire tient d’abord à ce côté démocratique et représentatif de la société aujourd’hui. »
« La Fondation Copernic et Attac a déjà rassemblé beaucoup de monde mais il faut élargir encore. »

Sur le rapport de force politique
« On voit bien que le gouvernement et le Président de la République sont un peu en difficulté cette semaine. »
« Il y a du désordre et Emmanuel Macron a horreur du désordre. Emmanuel Macron veut incarner l’ordre, l’autorité, y compris dans sa version répressive. »
« Emmanuel Macron est un liberalo-libertaire, d’ou sa proximité avec Daniel Cohn-Bendit. »
« Il faut adapter la mobilisation, et les formes de la mobilisation, à l’évolution de la conscience des salariés. »

Sur la violence
« Il faut privilégier la riposte pacifique. »
« Je comprends que la jeunesse soit exaspérée par ce qu’il se passe. C’est encore une partie minoritaire mais elle est prête. Elle veut en découdre. »
« On a intérêt à des manifestations larges, tranquilles mais qui créée un rapport de force par le nombre et la détermination et pas par la destruction des voitures. »
« Bloquer un lycée, si c’est majoritaire, n’est pas violent. »

Sur la démocratie
« Un pouvoir antidémocratique est une dictature. On n’est pas encore dans une dictature. »
« C’est un pouvoir qui est capable de prendre des mesures antidémocratiques. »
« Emmanuel Macron aspire à instaurer un pouvoir autoritaire, quasi monarchique. »
« Il y a une urgence autant démocratique que sociale. »
« Il y a une colère qui monte en France mais qui n’est pas encore suffisamment partagée. »

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