Accueil | Par Pierre Jacquemain | 1er décembre 2017

Jean-Philippe Gautrais : ""Il faut permettre aux catégories populaires de rester en coeur de ville."

La ville de Fontenay-sous-Bois et son université populaire organisent ce samedi 2 décembre une journée sur le thème de « la ville de demain » - dont Regards est partenaire. Rencontre avec Jean-Philippe Gautrais, son maire Front de gauche.

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 Sur le Grand Paris 
« Nous, on porte l’idée que c’est le service public qui rassemble, qui unit et qui fait en sorte que chacun ait sa place au cœur du Grand Paris. »
« Moi, à l’étranger, ça ne pose pas de problème de dire que j’habite le Grand Paris mais encore faut-il que cela soit le Grand Paris du tout-un-chacun. »
« Fontenay-sous-Bois est gagnant dans le Grand Paris si nous obtenons vraiment les grands travaux annoncés. »
« Fontenay-sous-Bois gagnera pour tout l’est parisien parce que j’inscris notre action dans un territoire plus large. »
« Le paradoxe à Fontenay-sous-Bois, c’est que la spéculation foncière et le prix au mètre carré sont très élevés et l’attractivité très forte parce que nous avons investi. »

 Sur la question de la métropolisation de la France 
« Il faut permettre aux catégories populaires de rester en cœur de ville. »
« Chacun a le droit d’avoir à côté de chez lui une activité économique, des équipements… »
« Le concept de métropole, c’est revisiter notre aménagement du territoire. »
« La métropolisation de la France autour de 15 grands pôles va faire des déserts autour. »
« Les habitants, de manière majoritaire, s’inscrivent dans le fait métropolitain et le Grand Paris veut dire quelque chose mais en contrepartie, ils sont très attachés aux institutions. »

 Sur les collectivités territoriales 
« Le premier que l’on vient voir, c’est le maire. »
« A Fontenay-sous-Bois, on a une régie publique du chauffage donc on maîtrise les coûts. »
« On va atteindre, d’ici la fin du mandat, 60% de bio dans notre restauration scolaire. »
« L’écologie, c’est aussi une question de solidarité. »

 Sur Emmanuel Macron 
« Je ne crois que ce que je vois avec le Président Macron. »
« Macron est pavé de bonnes intentions sur les questions sociétales pour nous faire oublier les questions sociales. »
« Le Président de la République doit aussi faire avec les élus. »
« Macron s’attaque à l’autonomie des collectivités en supprimant l’impôt que pouvaient lever les communes. »

 Sur le rassemblement à gauche
« Je ne pense pas qu’on puisse faire autrement que de se rassembler. »
« Derrière Jean-Luc Mélenchon et de l’ensemble des forces qui le soutenaient, il y a un projet fort. »
« C’est par des initiatives qui dépassent la question des incarnations ou des personnes qu’on va pouvoir avancer. »
« Je suis un maire Front de Gauche parce que cela évoque des choses aux gens mais c’est aussi pour moi la capacité à rassembler. »
« Il faut que l’on se rassemble pour gagner parce que l’enjeu ce n’est pas de gagner pour gagner mais de gagner pour transformer la société. »

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  • Constat fait dans ma propre ville , Saint-Etienne, 165 000 habitants , département de la Loire, située en région Auvergne Rhône Alpes :

    les catégories populaires les plus paupérisées ont remplacé en quelques années "en coeur de ville" les couches moyennes qui se sont installées dans les petites localités de la plaine du Forez au pourtour de la ville à proximité des grands centres commerciaux installés en périphérie.

    Sur fond de crise économique et démographique ( chômage massif, précarisation de l’emploi, baisse de la population) on assiste à une ghettoïsation sociale et communautariste progressive du " centre-ville" que le petit commerce déserte peu à peu.

    Seuls demeurent les sièges locaux des banques et des grands services administratifs ( mairie, préfecture et conseil départemental, dont la plupart des employés et cadres sont devenus des "navetteurs" quotidiens ( ils arrivent le matin dans "le coeur de ville" et en repartent le soir )

    La problématique urbaine évoquée ici est donc bien différente de celle de ma ville.

    richard F Le 3 décembre à 18:41
  •  
  • Bonjour
    je pense que l’exclusion des classes populaires est largement entamé depuis longtemps ,et que la "gentrification" est en marche. Voir et lire Jean pierre Garnier, urbaniste et sociologue, sur you tube ou lire ses ouvrages....Une violence éminemment contemporaine ; essais sur la ville... éd agone

    bob Le 5 décembre à 16:48
  •  
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