Accueil | Entretien par Pablo Vivien-Pillaud, Pierre Jacquemain | 12 février 2021

Julie Garnier : « France 2 s’est déshonoré en organisant un débat entre des nuances de l’extrême droite »

Jeudi 11 février, France 2 a organisé un débat entre Gérald Darmanin et Marine Le Pen, Cyril Hanouna a invité Jean-Luc Mélenchon dans « Touche pas à mon poste » et, dans un meeting en ligne, Clémentine Autain lançait sa campagne pour ravir la région Île-de-France à Valérie Pécresse. On en parle avec Julie Garnier, oratrice nationale de La France insoumise.

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UNE MIDINALE À VOIR...

 

ET À LIRE...

 Sur le débat Darmanin/Le Pen et Mélenchon chez Hanouna 
« France 2 s’est déshonoré d’organiser un débat sur les nuances d’extrême droite. »
« Je suis inquiète de voir à quel point l’extrême droite squatte les plateaux de télévision. »
« Si on retirait l’extrême droite des plateaux de télévision, Cnews se retrouverait au chômage technique. »
« Il y a quelques années, on appelait à faire barrage à l’extrême droite et aujourd’hui, sur une chaîne du service public, on organise un débat entre l’extrême droite et l’extrême droite. »
« C’est un débat [le séparatisme] légitime. Il est porté à l’assemblée donc on ne va pas le nier. »
« Il faut aller convaincre partout et c’était le but de Jean-Luc Mélenchon hier en allant chez Hanouna. »
« La démocratie est confinée. Les liens sont en partie détruits et il nous reste les réseaux sociaux et les médias. La bataille ne se mène pas uniquement là-dessus mais ça se joue aussi là. »
« Les médias ont une part de responsabilité. »
« Je vais me battre pour que le second tour qu’on nous annonce, Macron/Le Pen, n’ait pas lieu. »

 Sur les élections régionales et la dynamique de gauche 
« La région Ile-de-France est dominée par un séparatisme territorial. »
« La région Ile-de-France est la région la plus riche - et en même temps la plus inégalitaire. »
« Un habitant des Hauts-de-Sein est deux fois plu subventionné qu’un habitant du Val-de-Marne. Un habitant des Yvelines est trois fois plus subventionné qu’un habitant de l’Essonne. »
« Valérie Pécresse défend le Charles-de-Gaulle Express, elle laisse pourrir les transports du quotidien et elle défend les ghettos des riches. Nous, c’est cela que l’on veut combattre. »

 Sur les divergences avec Julien Bayou et Audrey Pulvar 
« A un moment, il va falloir se positionner pour savoir si on est pour accompagner le capitalisme ou bien le combattre. »
« Sur les régionales, vu les compétences de la région, il y aura beaucoup plus de quoi nous rassembler que de quoi nous écharper. »
« Les élections régionales ne se joue pas en vase clos : derrière, il y a l’élection présidentielle, il ne faut pas être naïf sur cette réalité-là. »
« Il y a des projets de société différents - il faut être clair : veut-on une écologie qui ressemble à du jardinage ou bien faut-il revoir nos critères comme la croissance ou le tout-consommer ? »
« La ligne de Yannick Jadot n’est pas la même que celle d’Eric Piolle. Nous, de notre côté, nous sommes très clairs et savons très bien vers quoi nous allons. »

 Sur les difficultés à faire campagne en période de pandémie 
« La première chose qu’ils confinent, c’est la démocratie : on a des difficultés à faire des manifestations et à faire émerger nos sujets dans les médias… »
« A quel moment, tu vois des gens à la télé qui ont un pass Navigo dans la poche ? »
« J’en ai marre de ces élus qui trustent les plateaux télés mais qui ne vont dans les transports en commun que pour se faire prendre en photo. »

 Sur l’antiracisme 
« Notre équipe, elle montre la diversité. »
« On a eu tout un passage sur les quartiers populaires. »
« On a eu des témoignages de militantes racisées. »
« Moi, je suis issue de l’immigration - je n’ai pas honte de le dire. J’ai grandi en ZEP et j’en suis fière. »
« La diversité, c’est une chance. »
« Je ne supporte pas ceux qui nous disent à longueurs de plateaux qu’il faudrait regarder une partie de nos concitoyennes et concitoyens. »
« Dans les quartiers populaires, il n’y a pas que de la misère : il y a énormément de talents et énormément d’énergie. »
« Aujourd’hui, on a tout intérêt à démontrer que l’on a des personnalités tout aussi capables que les autres d’être au gouvernement, dans les instances politiques et au Conseil régional. »

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