Accueil | Entretien par Pierre Jacquemain | 8 octobre 2020

Julien Bayou : « L’union est un outil et n’est pas une fin en soi »

Convention citoyenne pour le climat, néonicotinoïdes, 5G, progrès, régionales 2021, présidentielle : où va l’écologie ? Julien Bayou, secrétaire national d’Europe Écologie Les Verts, est l’invité de #LaMidinale.

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UNE MIDINALE À VOIR...

 

ET À LIRE...

Sur la convention citoyenne pour le climat
« On croit à ces exercices de délibérations et c’est souvent comme ça qu’on peut sortir de situations bloquées. »
« Il est fascinant de voir que des personnes abstentionnistes, de gauche, de droite, facho ou qui s’en foutent deviennent écolos. »
« L’écologie plus tard, c’est l’écologie trop tard et Macron a multiplié les jokers. On sera au final très en deçà de ce qu’il faut faire. »
« J’ai presque de la peine pour ces personnes qui ont passé autant de temps à travailler. »
« Macron commet une faute. Il tourne le dos à toutes les promesses environnementales et il fragilise la démocratie. »
« Macron cherche à gagner du temps. Protéger l’environnement et satisfaire les besoins des plus vulnérables, ce qu’est l’écologie, est contradictoire avec le projet de Macron qui est libéral. »

Sur les néonicotinoïdes
« Il y a la force du lobby avec la filière betteravière. »
« Le MODEF et la confédération paysanne disent qu’on peut faire autrement, qu’il y a des alternatives. »
« Il y a fondamentalement un dogmatisme de la part d’Emmanuel Macron et de celles et ceux qui nous gouvernent, une addiction aux pesticides et un je-m’en-foutisme complet vis-à-vis de l’effondrement de la biodiversité. »
« Le ministère de l’écologie a zéro poids quand le ministère de l’économie et des budgets, Matignon et l’Elysée sont anti-écologiques. »
« Il y a une cruauté de faire défaire la loi par celle qui l’a porté [Cf. Barbara Pompili]. »

Sur le système agricole
« Nous insistons sur la sécurité alimentaire qui peut recouvrir la souveraineté alimentaire ou la suffisance alimentaire c’est à dire privilégier les circuits-courts. »
« On doit contrôler la condition animale et c’est impossible dans l’élevage intensif. »
« Quand les maires écologistes développent les cantines bio, ils s’approvisionnent par des circuits courts : pour les maraichers et les maraichères, c’est la garantie d’une activité pérenne. »
« Il faut privilégier une agriculture qui utilise moins d’eau. »

Sur Suez/Veolia
« Il faut faire capoter cette OPA hostile. »
« Si Veolia, numéro 1, absorbe Suez le numéro 2, c’est extrêmement inquiétant. Il y a un danger à faire émerger un monopole. Et le premier danger, c’est les emplois. »
« Il faut un retour en régie publique, il faut un contrôle par la puissance publique de l’eau. »
« Il faut garantir un tarif abordable aux usagers. Le prix de l’eau est loin cher en régie publique que géré par le privé. »
« Il s’agit d’assumer que l’eau est un bien commun, essentiel, et que le laisser au privé, au monopole, c’est s’exposer à un grave danger. »

Sur la société de sobriété
« C’est à la société, au corps collectif, de se donner une direction et des politiques publiques. »
« Il y a un enjeu de corriger les errements de notre démocratie. Il faut se doter de règles pour choisir notre horizon commun. »
« Il y a une sécession des élite qui choisissent d’échapper à l’impôt, et c’est ça qui menace lia dislocation de notre société. »

Sur le progrès et sur qui décide
« L’idée n’est pas d’avoir une vision linaire du progrès. »
« Il y a un enjeu de priorité [sur le débat 5G]. La priorité c’est de connecter les Français qui n’ont pas accès à la 1G, 2G, 3G. »
« Avant de connecter les frigos et les brosses à dent, il faut connecter les Français. »
« Il faut arriver à mettre des bornes au privé : c’est pour ça, par exemple, qu’on milite pour la limitation de la publicité, notamment sur les SUV. »
« On a su mettre des bornes à la consommation de cigarette, on doit pouvoir le faire sur les SUV qui ont un impact sur la société en général. »

Sur l’Etat
« L’Etat est un outil et pas un but en soi. »
« Il y aurait beaucoup à dire sur la gestion de la SNCF et la manière dont l’Etat a saccagé le fret ferroviaire. »
« L’Etat n’est pas un garde-fou pour ne pas faire de bêtise. »
« L’enjeu n’est pas la possession de l’Etat mais son intervention. L’Etat doit être un Etat stretège. »
« Aujourd’hui, on n’a pas un Etat stratège, on a un Etat assuranciel. Le privé fait n’importe quoi et quand il y a un pépin, le contribuable bien éponger et éteindre le feu. »

Sur les élections régionales
« Nous souhaitons l’affirmation de l’écologie et le cadrage qu’on a dit c’est pas d’accord avec les droites et dialogue avec les forces qui s’écologisent - et dans ls droites je met La République En Marche. »
« On fait confiance aux régions et aux chefs de files et aux têtes de listes qu’on a désignés pour mener ce dialogue. C’est ce qui a bien fonctionné aux municipales. »
« L’union est un outil et n’est pas une fin en soi. Il y a un danger si au prétexte de l’union on abandonnait la cohérence. »
« Je crois au rassemblement sur la base d’un projet cohérent. »
« Il vaut mieux que chacun-e porte son projet et le fasse trancher par les électeurs, avec un rassemblement au second tour pour l’emporter, plutôt qu’un rassemblement incohérent. »
« Rien n’a capoté à ce stade. Je suis candidat et nous visons de l’emporter. »
« Il y a des discussions en cours (…). Nous, nous traçons notre sillon. Et je pense qu’on peut l’emporter. »
« Dans les Hauts-de-France la discussion est en cours. »
« Dans les Hauts-de-France plus qu’ailleurs, il y a un enjeu supérieur de rassemblement. »

Sur les primaires EELV et l’élection présidentielle
« Nous aurons une candidature écologiste et je pense que cette candidature peut rassembler très largement - et notamment des personnes qui ont pu voter Mélenchon, Hamon et même Macron. »
« On va définir le cadre des primaires à l’automne. »
« Je ne crois pas que Mélenchon ait l’intention de participer aux primaires. C’est pas trop son histoire (…). Ce que j’ai entendu, c’est que Mélenchon sonderait ses amis. Nous, nous avons une approche différente et nous ferons voter nos adhérents. »
« Mélenchon n’est pas en situation de rassembler et il n’en prend pas le chemin. »
« Dans la perspective de la présidentielle, il faut poser le projet et voir sa capacité à rassembler. »

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  • BAYOU NE VEUT PAS LUTTER CONTRE LE CAPITALISME.

    Dominique FILIPPI Le 12 octobre à 10:56
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