Accueil | Par Pierre Jacquemain | 22 février 2018

Juliette : "Nous sommes un peuple de guerriers."

À l’occasion de la sortie de son dernier album "J’aime pas les chansons", l’auteure, compositrice et chanteuse Juliette est l’invitée de La Midinale. On parle de la chanson, des mots, du service public de la radio, de la gauche, de la politique migratoire. Et c’est brillant.

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 Sur le rôle de l’artiste
« Je suis vivante, je suis citoyenne, il y a des trucs qui me mettent en colère, j’ai le sens de l’altruisme, donc j’ai envie de dire des choses. »
« Ma sensibilité me porte plus aux idéologies de gauche qu’à celles de droite. »
« [Prendre parti] est devenu un risque. »
« On est dans un système très binaire, très manichéen, il n’y a pas de nuance. »

 Sur l’album « J’aime pas la chanson »
« L’humour a le droit de ne pas être nuancé. »
« Tout ce que je dis dans l’album, c’est que je l’adore [la chanson] donc c’est une figure de style. »
« Je ne pense pas que les chansons changent le monde. »
« Les chansons peuvent apporter un éclairage, peut-être une prise de conscience "entre-guillemets" légèrement. »

 Sur les questions de genres
« Si être une femme, c’est porter des talons aiguilles et être habillé en rose, c’est donc à la portée des hommes. »
« Je suis une ardente défenderesse de l’idée que la libération des femmes, c’est la libération des hommes. »

 Sur la politique migratoire
« On n’est pas à la hauteur du tout. On n’est pas à la hauteur de beaucoup de débats parce qu’on regarde les choses à travers un prisme largement tourné vers le passé. »
« Y’a un regret en France d’avoir perdu notre empire colonial, de ne plus être ces grands guerriers intellectuels qui dominaient le monde (…). Nous sommes un peuple de guerriers. »

 Sur la gauche 
« La gauche a été décrédibilisée pendant longtemps, y compris par des gens de gauche eux-mêmes. »
« J’ai été éduquée par des communistes alors la méfiance avec le PS n’est pas d’aujourd’hui. »
« La vraie gauche est un peu dispersée. »
« Le monde entier a décrédibilisé la gauche. On ricane quand on parle de gauche. »
« C’est aux Etats de faire des choses, pas aux citoyens. »

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