Accueil | Entretien par Pierre Jacquemain | 22 février 2019

« L’Humanité, c’est la propriété de ceux qui veulent changer le monde »

Ce soir, au Palais des Congrès de Montreuil, des artistes, intellectuel-les, politiques, syndicalistes et citoyen-nes participeront à une soirée festive pour sauver le journal L’Humanité. Pour en parler, trois de ses journalistes, Maud Vergnol, Marie-Jo Sirach et Alexandre Fache, étaient les invités de #LaMidinale.

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VERBATIM

 

 Sur l’Humanité, un journal pas comme les autres 
« L’Humanité, c’est la propriété de ceux qui veulent changer le monde, qui ne se résignent pas aux inégalités, aux écarts de richesses indécents, aux immigrés qu’on laissent se noyer dans la Méditerranée. »
« C’est le journal de ceux qui n’ont pas la voix au chapitre ailleurs. »
« Dans l’Humanité, beaucoup y trouvent leur compte, loin des clichés que l’on peut avoir. »
« Sans l’Humanité, il n’y a plus de pluralisme et il n’y a plus de démocratie. »
« Il n’y a pas que des responsables communistes qui parlent dans nos colonnes ! On accueille des responsables de droite quand on estime que leur avis peut être intéressant en face-à-face ! »
« Nous sommes un journal engagé : nous ne sommes pas le journal du Parti communiste, nous sommes un journal communiste. »

 Sur la mobilisation pour sauver l’Humanité 
« La mobilisation autour du journal montre qu’il y a un attachement non seulement au titre Humanité mais à ce qu’il représente dans un paysage médiatique totalement bouleversé détenu par des grandes entreprises, des grands financiers et des marchands d’armes. »
« Nous avions envie que tous les élans de solidarité convergent dans un même lieu. »
« Il faut remontrer en quoi l’Humanité est indispensable aujourd’hui. »
« L’Humanité, les gens en parlent sans l’avoir lu. »

 Sur ce qu’il faudrait pour sauver l’Humanité 
« On croit beaucoup au papier, au quotidien, à la presse engagée. »
« On cherche un nouveau modèle pour l’Humanité, l’Humanité Dimanche mais aussi son site internet soient viables durablement. »
« Nous, [salariés], on pense que ce n’est pas la voie pour sauver l’Humanité que de la rabougrir (c’est-à-dire supprimer des postes, NDLR). »
« On a gagné 1400 abonnés depuis janvier mais c’est 10.000 qu’il nous faudrait pour survivre et exister durablement. »
« Aujourd’hui, on a du mal à partir sur le terrain et à faire des reportages mais on n’y a pas renoncé. »
« Cette crise doit être l’occasion de réinventer un projet d’avenir. »
« Il faut réaffirmer les fondamentaux de Jaurès : un journal pluriel, encore plus dynamique et qui redevienne la référence. »

 Sur l’identité communiste de l’Humanité 
« On est attaché à la ligne du journal avec des profils très divers : il y a des militants, d’autres qui ne le sont pas, certains ont leur carte, d’autres pas. »
« Il y a un nouveau modèle à trouver mais ça ne veut pas dire une révolution éditoriale. »
« L’Humanité n’est pas un bulletin paroissial : il est communiste, humaniste, ouvert sur la vie, sur le monde, donne la parole aux sans-dents, aux sans-voix, aux intellectuels les plus brillants, aux écrivains. »

 Sur la Fête de l’Huma 
« L’Humanité est le seul journal en France, en Europe et même au monde, capable de réunir autant de personnes aussi diverses pour faire la fête, débattre, échanger et réfléchir ensemble. »

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