Accueil | Entretien par Pablo Vivien-Pillaud | 28 septembre 2021

« L’oeuvre de Christo et Jeanne-Claude est une expérience qu’on se prend en pleine gueule »

L’emballage de l’Arc-de-Triomphe par le couple d’artistes a fait couler beaucoup d’encre et généré moult polémiques. Manue Mallet, artiste-artisane, est l’invitée de #LaMidinale.

Vos réactions (1)
  • envoyer l'article par mail envoyer par mail
  • Version imprimable de cet article Version imprimable

UNE MIDINALE À VOIR...

 

À ÉCOUTER...

>> sur Spotify

 

...ET A LIRE

 Sur la question du beau 
« La question du beau en art a été éludée depuis la fin du XIXe siècle. »
« On a tous conscience que le beau est une question de goût personnel et d’appréciation selon la connaissance que l’on a et de à quoi on est confronté. »

 Sur l’oeuvre de Christo et Jeanne-Claude 
« Le principe simple de l’oeuvre de Christo et Jeanne-Claude, c’est le cachet qu’ils veulent dévoiler. Comme dans le baroque : on voit plus dans la pénombre que dans la pleine lumière. »
« Il y a le tissu qui bouge, le travail avec la lumière… C’est une oeuvre à voir in situ. »
« Dans les œuvres de Christo et Jeanne-Claude, le travail préparatoire est très important : le dessin, les photomontages… »
« Il faut expliquer et faire de la pédagogie. »
« Ce qui est intéressant avec le travail de Christo et Jeanne-Claude, c’est qu’il est dans l’espace public et gratuit : tout le monde peut aller s’y confronter. »

 Sur l’art contemporain 
« L’art contemporain est un mauvais terme en soir : c’est l’art que l’on fait aujourd’hui. »
« Il y a un débat qui existe depuis une trentaine d’années sur l’art contemporain, initié par Jean Clerc et repris dans la revue fasciste Crisis : contre la gauche caviar élitiste, il faut un art populaire. »
« Pour se sentir proche du peuple, les réactionnaires estiment que l’art contemporain est un art bourgeois. Alors que l’art conceptuel, c’est un art de proximité par essence. »

 Sur le caractère monumental et populaire des oeuvres de Christo et Jeanne-Claude 
« Le principe de l’art monumental, c’est qu’on le prend en pleine gueule : il y a donc un rapport à la sensation et au corps. »
« Le problème, c’est qu’il n’y a pas assez d’encouragements à voir l’oeuvre de Christo et Jeanne-Claude comme un art d’expérience. »

Vos réactions (1)
  • envoyer l'article par mail envoyer par mail
  • Version imprimable de cet article Version imprimable

Vos réactions

Qui êtes-vous ?
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.