Accueil | Par Pablo Pillaud-Vivien | 9 juin 2022

« Le 93 est plus abimé que les autres par les politiques nationales, la NUPES a le devoir d’y gagner »

Zemmour, transports, logements... Candidat de la NUPES dans la 3ème circonscription de Seine-Saint-Denis, Thomas Portes est l’invité de #LaMidinale.

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UNE MIDINALE À VOIR...

 

ET À LIRE...

Sur la Seine-Saint-Denis comme bouc émissaire de l’extrême droite
« Ce que déteste Éric Zemmour est incarné par la Seine-Saint-Denis, c’est à dire un multiculturalisme, qui crée une émulation et forte heureusement car c’est ça la France. On a aucune leçon à recevoir d’un candidat raciste qui rêve de Vichy, de réhabiliter Pétain et Papon. C’est aussi pour ça que j’ai souhaité être candidat dans le département dans lequel j’habite, pour redonner de l’espoir à ces gens-là (les habitants) et pour mettre un coup d’arrêt à ces propos d’extrême droite racistes »
« Éric Zemmour ça fait longtemps qu’il n’a pas mis un pied dans ces quartiers-là : pour notamment rencontrer sa jeunesse et toute sa diversité. »

Sur la domination de la gauche en Seine-Saint-Denis
« C’est un territoire plus abimé que les autres par les politiques nationales. Un gamin en moyenne a un retard d’un an sur les autres dans ce département. L’Etat doit rattraper ce retard-là, et c’est pour cela que Jean-Luc Mélenchon est arrivé en tête dans 37 villes sur 40 du département. »

Sur l’union de la NUPES pour le futur
« Cet accord pose les bases de comment travailler ensemble pour la suite. Ce n’est pas un accord simplement électoral avec l’addition de logos, mais un accord de programme pour travailler ensemble »
« Je me méfie des agents de la résignation qui nous avaient déjà fait le coup à la présidentielle. En disant, vous êtes divisés, vous ne pouvez pas gagner, Jean Luc Mélenchon n’a aucune chance. Là on a un candidat unique de gauche par circonscription, et donc on a les moyens de changer les choses. Si nous sommes majoritaires à l’Assemblée, votre vie va concrètement s’améliorer. »

Sur le fossé entre commentaires médiatiques et réalité de terrain
« Il y a une absence de débats contradictoires. On est le seul mouvement à proposer un programme et des propositions. C’est la continuité de l’élection présidentielle, les seuls arguments de la majorité, est de dire qu’on ne pourra pas couper du bois dans son jardin, si la NUPES est majoritaire. A tel point que l’AFP a épluché tous les mensonges du gouvernement à ce sujet. »
« Ces élections servent à quelque chose, il faut le répéter, ce sont les députés qui font la loi, le Premier Ministre qui mène la politique de la nation. On l’a oublié pendant 5 ans car on a eu un président qui a gouverné par le conseil de défense. »

Sur la campagne anti-Nupes
« Ça représente surtout la peur de ceux qui sont aux manettes, car il voit que c’est en train de basculer. Ils voient bien que la mobilisation prend. Mais contrairement à leurs idées toutes faites, les gens réfléchissent : et n’attendent pas les injonctions du gouvernement pour se faire un avis. Je crois que leur campagne anti-Nupes peut donc nous renforcer car les gens n’aiment pas qu’on leur dise ce qu’il faut penser. »

Sur la mobilisation à mener post-élection
« C’est un véritable enjeu. Au lendemain du 10 avril, un certain nombre de personnes sont venues dire on veut militer car nosu en voulons Ni Macron, Ni Le Pen. Mais comment demain on les maintient dans cette dynamique ? Evidemment, si on gagne c’est plus facile. Si je suis élu, je formerais dans ma circonscription un parlement populaire avec toutes les forces politiques en présence, mais aussi tous les citoyens qui veulent s’impliquer. »
« Quand on est député, on n’est pas expert de tous les sujets, donc il faut s’appuyer sur les associations qui elles ont une expertise. Ce qui va mobiliser les militants, c’est le lien entre le territoire et l’élu, ce qui a manqué aux macronistes. Le député sortant n’a pas pris en compte les besoins de ses administrés. Les gens ne veulent plus de cela. »
« Je veux quelque part travailler à une sorte de démocratie directe. »

Sur la question des transports
« Ce matin, j’ai pris le RER A et cela m’a pris 1 heure pour faire 4 stations. Donc ça prouve bien qu’il faut mettre plus de moyens. Des fois il y a des aberrations, dans ma circonscription à Neuilly sur Marne, le métro devait arriver, donc on a construit 8000 logements : ces gens-là se sont finalement retrouvés sans transports et sans commerces, car le projet de métro a été abandonné. »
« Les transports sont une question écologique : ça enlève des camions et des bagnoles de la route. Et de fait, on respire mieux ensuite. Les habitants de Seine-Saint-Denis sont exposés à des aires très pollués, notamment aux abords du périphérique et des autoroutes. »
« Emmanuel Macron va à rebours de ce qui se passe partout ailleurs : l’Angleterre, l’Ecosse et le Pays de Galles - qui ne sont pas des pays communistes - ont renationalisé le réseau ferroviaire parce que cela ne marchait pas avec le privé. »

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