Accueil | Entretien par Pablo Pillaud-Vivien | 14 octobre 2020

« Le premier agent de l’extrême droite, c’est La République en marche »

L’Observatoire national de l’extrême droite a été lancé ce lundi. Pour en parler, Thomas Portes, son président, et Joséphine Delpeyrat, sa secrétaire générale, sont les invités de #LaMidinale.

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UNE MIDINALE À VOIR...

 

ET À LIRE...

 Sur le rôle de l’Observatoire national de l’extrême droite 
« L’Observatoire va servir à mener la bataille idéologique contre l’extrême droite. »
« Il faut mener le combat frontalement avec l’extrême droite. »
« Les idées de l’extrême droite prospèrent sur les plateaux de télévision, infiltrent le monde syndical, sont présentes dans le monde du travail, attaquent le féminisme… »
« L’un des objectifs de l’Observatoire, c’est d’identifier les groupuscules de l’extrême droite. »
« Les revendications catholiques traditionalistes reviennent beaucoup aujourd’hui et s’en prennent frontalement aux féministes ou aux homosexuels qui défendent notamment la PMA. »
« Il faut prendre toutes les idées de l’extrême droite et les déconstruire. »

 Sur les formes que prend l’extrême droite 
« Quand on mène un combat contre l’extrême droite, on mène aussi un combat contre le libéralisme. »
« On veut combattre l’extrême droite en tant que courant de pensée. »
« L’extrême droite a investi le monde médiatique de façon très importante : sur CNews, tous les soirs, Eric Zemmour livre devant 500 ou 600.000 téléspectateurs sa version de la société française et de l’histoire avec personne pour le contredire.
« Des écoles de l’extrême droite structurent des écoles de pensée : la ville de Lyon est un laboratoire très puissant. C’est là que Marion Maréchal-Le Pen a installé son école de formation de cadres politiques. »

 Sur le discours et l’idéologie de l’extrême droite 
« L’idéologie de l’extrême droite a infusé bien au-delà des électeurs habituels. »
« On est de plus en plus conciliant avec le discours d’extrême droite. »
« Le discours de l’extrême droite, on le retrouve à droite mais aussi à gauche, avec des sujets comme l’islamophobie : on a lourdement dérapé lorsque l’on parle du port du voile en France, du burkini ou de la déchéance de nationalité… »
« Il faut arrêter de normaliser le discours de l’extrême droite. »

 Sur la gauche et l’extrême droite 
« A certains moments, je pense que l’on manque de courage politique. »
« Regards a été à l’initiative d’un appel sur la question des migrants qui a fracturé une partie de la gauche : il n’a pas été assumé nos responsabilités, il n’a pas été assumé le fait d’avoir un accueil, pour des raisons certainement électorales mais ce qui est très dangereux. »
« Partout où l’on cède du terrain à l’extrême droite, derrière, elle s’implante lourdement. »
« Les mairies qui sont tombées dans l’escarcelle du Front national ont souvent été réélues très largement en 2020. »
« Face à l’extrême droite, la gauche a une responsabilité qui est immense - et cela passe aussi par la question du rassemblement. »
« Il faut assumer de dire que l’on est contre l’extrême droite et que c’est un courant de pensée qui est nauséabond. »
« Le maire d’Hayange [Fabien Engelmann] est aujourd’hui encarté au Rassemblement national mais est un ancien syndicaliste CGT. »
« Il faut le dire : il y a des gens qui votent à l’extrême droite dans les syndicats et dans les quartiers populaires, ce n’est pas une majorité mais les chiffres l’attestent. »
« Nous aurons un rôle de surveillance de tout ce qui va faire jouer une place à l’extrême droite : quand on n’assume pas nos valeurs ou que l’on est en recul sur certains discours, il faudra aussi le dénoncer. »

 Sur la droite et l’extrême droite 
« On revendique le caractère militant de notre Observatoire qui mène une guérilla idéologique assumée. »
« Le premier agent aujourd’hui de l’extrême droite, c’est La République En Marche qui fait une rentrée politique sur la question du séparatisme en ciblant l’islam politique. Mais dans les quartiers populaires qui nous parle d’islam politique, du burkini ou du voile ? Personne. Les gens ont d’autres problématiques : trouver un boulot, se loger ou lutter contre le réchauffement climatique. »
« On veut nous inscrire dans un scénario politique qui va nous amener en 2022 avec le choix entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron (ou un candidat qui incarnera la droite libérale). Sauf qu’il y a d’autres possibilités. »

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