Accueil | Entretien par Pablo Vivien-Pillaud | 18 octobre 2021

Manuel Bompard : « On est prêts à gouverner le pays »

Les insoumis se sont réunis à Reims ce week-end pour élaborer la nouvelle stratégie d’union populaire. Manuel Bompard, député européen et directeur de campagne de Jean-Luc Mélenchon, est l’invité de #LaMidinale.

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UNE MIDINALE À VOIR...

 

ET À LIRE...

 Sur le passage de la France insoumise à l’union populaire 
« L’union populaire n’est pas une nouvelle formation politique, c’est la nouvelle stratégie que l’on met en place pour cette nouvelle campagne présidentielle. »
« L’idée, c’est que si l’on veut réunir une majorité populaire pour gagner, il vaut mieux le faire en essayant de fédérer autour de propositions programmatiques plutôt que de se poser la question des accords entre appareils partis. »
« On n’exclut pas que l’union populaire devienne une nouvelle formation politique ou une nouvelle force politique. Ça va dépendre de ce qu’il va se passer dans cette campagne. »
« La France insoumise est reconnue et identifiée dans le paysage politique. »
« Il faut reconnaitre à Jean-Luc Mélenchon d’avoir fait découvrir de nos visages en politique. »
« On a mis dans le débat des idées qui sont importantes : la constituante, la VIè République, la planification écologique, la relocalisation industrielle. On a gagné des points dans la bataille culturelle. »
« On a connu des moments plus difficiles et c’est vrai que dans les élections intermédiaires on n’a pas fait les résultats qu’on aurait pu espérer. »

 Sur le programme l’Avenir en commun 
« Nous avons la volonté de montrer qu’on est prêts à gouverner ce pays. »
« Ce qui s’est passé depuis cinq ans dans notre pays a plutôt renforcé la pertinence de notre programme. »
« Notre programme sera disponible en librairie à partir du 18 novembre. »

 Sur la sortie du nucléaire  
« Autour de cette question, il y a du débat et il ne faut pas en avoir peur. »
« Notre point de vue, c’est qu’il faut sortir des énergies carbonées. C’est une priorité. Mais faire croire que le nucléaire peut être la solution pour ça nous parait dangereux. »
« Il y a une part d’irresponsabilité à considérer que le nucléaire peut être la solution de demain. »
« Nous proposons de passer à 100% d’énergie renouvelable d’ici à 2050 : l’éolien, le solaire, les hydroliennes, la géothermie. Il faut mettre le paquet dans la sobriété et l’efficacité énergétique. »

 Sur les abstentionnistes  
« On va faire le travail de convictions. On va militer et on va se battre. On va mettre le paquet et on s’organise de manière un peu plus précise. »
« Notre démocratie ne fonctionne pas bien. On comprend que les citoyens ne croient plus aux règles du jeu et nous leur proposons de réécrire ces règles du jeu ensemble. C’est la question de la constituante et de la VIe République. »
« On doit parler aux gens dont on ne parle pas. Les ouvriers, les salariés : ils représentent plus de 50% de la population et concernent 5 ou 6% de l’activité médiatique. »
« Jean-Luc Mélenchon est le mieux placé à gauche pour gagner parce qu’il est elle seul candidat en capacité de regrouper une composante populaire très importante et une composante de classes moyennes. »
« On assume de vouloir parler aux gens qu’on ne voit pas à la télévision qui constitue la majorité sociale de notre pays. C’est pour ça que l’union populaire les concerne. »
« Il y a une disponibilité dans la jeunesse pour les idées de rupture. »

 Sur les mains tendues aux candidats de gauche 
« On a envoyé deux courriers aux communistes pour leur proposer de discuter autour d’une candidature unique à la présidentielle et de présenter des candidats communs aux législatives. Malheureusement, ces deux courriers sont restés sans réponse. »
« Arnaud Montebourg, pour l’instant, a des propos à notre égard qui ne sont pas très positifs. »
« Sur certains sujets, Roussel ou Montebourg ancrent leurs campagnes sur un discours sur lequel on ne peut pas se retrouver. L’Europe de Montebourg n’est pas la notre. Le discours de Roussel quand il s’est rendu à la manifestation des policiers est quelque chose dans lequel on ne peut pas se retrouver. »
« Montebourg et Roussel participent d’un bloc populaire qui, du point de vue des électorats, devrait pouvoir se regrouper autour de la candidature de Mélenchon. »
« Un des enjeux de cette campagne présidentielle va être de savoir si à gauche, c’est le bloc populaire ou le bloc de centre-gauche qui est en tête et qui construit la dynamique. »
« On ne demande pas aux autres de se ranger derrière nous. Ça n’est pas les mots que nous utilisons. »

 Sur Éric Zemmour 
« Si les idées d’extrême droite ont continué de progresser dans notre pays, la responsabilité est partagée : quand le pouvoir en place envoie Darmanin sur un plateau de télévision pour dire que Le Pen est trop molle, ça contribue à une forme de banalisation. Quand Frédérique Vidal lance une chasse aux sorcières dans les universités en reprenant le terme d’islamogauchisme inventé par l’extrême droite, ça contribue à une forme de banalisation des idées de l’extrême droite. »
« La question qui se pose, c’est comment on affronte l’extrême droite : en allant sur le fond. Il faut dénoncer l’imposture de l’extrême droite. »
« Il faut démystifier le rôle réel que joue l’extrême droite dans notre pays : monsieur Zemmour est ultralibéral. Son programme économique n’a rien à envier à celui d’Emmanuel Macron. »

 

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