Accueil | Par Pablo Pillaud-Vivien | 13 décembre 2017

Marie-Christine Vergiat : "Donner le Prix Sakharov à Lorent Saleh, ce n’est pas digne du Parlement européen."

Les morts des réfugiés comme les mots des responsables européens se succèdent en Méditerranée mais toujours aucune solution à court comme à moyen terme. Que peut encore l’Europe ? L’attribution du Prix Sakharov n’est peut-être pas la meilleure des réponses pour démontrer son progressisme... Petit tour d’actualité avec la députée européenne membre de la GUE/NGL, Marie-Christine Vergiat.

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 Sur le Prix Sakharov 
« Je suis profondément choquée voire malheureuse du Prix Sakharov tel qu’il a été délivré cette année. »
« Cette année, c’est la première fois qu’on délivre le Prix Sakharov à des opposants politiques. »
« L’opposition récompensée par le Prix Sakharov est très disparate, dans laquelle il y notamment des militants d’extrême droite et l’un d’entre eux a été aux côtés des paramilitaires colombiens. »
« Donner le Prix Sakharov à Lorent Saleh, ce n’est pas digne du Parlement européen et ce n’est pas digne de l’histoire du Parlement européen en matière de droits de l’homme. »

 Sur les traversées Afrique-Europe par des migrants 
« Les responsables européens, tant les dirigeants des Etats-membres que de l’Union européenne, ont une responsabilité en la matière. »
« La soi-disant crise des migrants est avant tout une crise de l’accueil des réfugiés. »
« 90% des réfugiés sont accueillis dans les pays en voie de développement. »
« L’obsession, c’est empêcher les gens de venir vers l’Union européenne quelque soient les outils. »
« On a formé 100 à 150 garde-côtes libyens. C’est rien 150 garde-côtes… »
« Les témoignages continuent de dire que des gardes en uniforme pointaient des armes sur les migrants pour qu’ils montent dans les bateaux. »
« La Libye n’est pas un pays normal, c’est un pays dans lequel il n’y a plus d’Etat. »

 Sur la responsabilité de l’Union européenne quant au sort des migrants 
« L’Union européenne ne devrait pas utiliser tous les moyens pour empêcher les migrants de venir. »
« Contrairement à ce qui est dit, on ne sait pas ce qui se passe une fois que les migrants sont refoulés. »
« Il faut trouver des voies légales, donner des moyens pour le sauvetage en mer. »
« Il y a des milliers et milliers de morts chaque année en Méditerranée. »
« On se félicite aujourd’hui de refouler de la Libye au Niger, c’est-à-dire vers le désert. Or il y a de plus en plus de morts dans le désert »
« Il y a autant sinon plus de morts dans le désert qu’en Méditerranée. »
« Oui, l’Union européenne est responsable quand elle refuse de permettre à des personnes de fuir des situations de guerres et de conflits. »

 Sur la responsabilité de la France quant au sort des migrants 
« La France n’est pas à la hauteur de ses engagements, de ce que devrait faire la soi-disant patrie des droits de l’homme, la soi-disant terre d’asile qu’elle se vante d’être. »
« La très grande majorité des migrants arrivés sur le sol européen a été accueillie en Allemagne. »
« On peut penser ce que l’on veut de Madame Merkel ou des raisons pour lesquelles l’Allemagne a accueilli mais c’est une réalité : l’Allemagne est le pays qui a accueilli le plus de ces personnes qui ont traversé la Méditerranée. »
« En Allemagne, il y a 7 à 800 000 réfugiés accueillis alors qu’en France, 15 000 de plus. »
« On n’accueille pas toute la misère du monde comme on entend parfois : la misère du monde, elle reste au sud. »

 Sur les réfugiés climatiques 
« Il faut se préoccuper véritablement des enjeux du changement climatique : on en est très loin. »
« La pays du sud payent la facture du comportement des Européens et notamment des multinationales européennes. »
« Il y a d’ores et déjà des déplacements massifs dus au changement climatique. »

 Sur la gauche européenne 
« Quand on mène des batailles ensemble, on a plus de poids et d’influence sur les décisions du Parlement européen. »

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Vos réactions

  • Bonjour
    problème complexe que celui de ces migrants, qui viennent d’un pays ou d’un autres. Il ne faut pas que faire de la morale ou avoir des jugements de valeurs. Certes , il y a les guerres, et l’intervention Française, et US (Sarkozy)en Libye n’a rien arrangé, mais on intervient partout...
    Mais il y a aussi le déréglement climatique, l’explosion démographique et la continuation de la Françafrique, et des dirigeants africains bien content de se débarrasser de leur pauvres. Tout cela cumuler font que beaucoup de gens prennent peur et se disent, c’est insoluble, et cela va continuer.
    Nos dirigeants , sans le dire pensent ,(a tort ou a raison) que la France a assez reçue d’immigrés et que en recevoir encore plus , peut créer une situation explosive.
    je ne dis pas que cela serait impossible d’en recevoir plus, mais cela demande d’expliquer et d’avoir une vision politique, une approche,cohérente sur le long terme, et pas seulement humanitaire. faire appel au bon sentiment, à la charité, culpabiliser, n’est pas suffisant.Vision, que n’ont ni nos dirigeants, ni les Français.Je pense, entre autre a la politique arabe de la France, qui est une vrai catastrophe, alors que nous avons un potentiel et héritage énorme, nous l’avons dilapider au profit de l’Allemagne.
    Sur le prix Nobel , nous soutenons (l’Europe, la France, ses dirigeants..) des gens d’extrème droite, ou de droite nationaliste,et intégriste religieux, par anticommunisme, antisocialisme ou mêmes seulement toutes expérience progressiste,et aussi pour faire plaisir aux USA et l’OTAN . Voir sur le Venezuela, mais aussi Ukraine, Cuba ou ailleurs...
    Voir le sort réservé a Mélenchon , l’hors de l’émission de léa Salamé, avec la sois disante opposante. le libéralisme ne supporte plus aucune opposition, qui se veut de "gauche", ses élites on viré leur cuti.

    BOB Le 13 décembre 2017 à 17:39
       
    • Le néolibéralisme porte son propre totalitarisme, il est intrinsèquement antidémocratique autant que fondamentalement anti-écologique et ce n’est pas le "il n’y a pas d’alternative" qui prouvera le contraire...

      Carlos Le 13 décembre 2017 à 19:30
    •  
    • BOB,
      Ne faudrait-il pas éviter d’utiliser les termes ’’ migrants ’’ et ’’ immigration ’’ fortement connotés facho et réac mais, plutôt ’’ réfugiés ’’, ce qu’ils sont réellement ?
      Cela aurait une autre portée plus généreuse et, in fine dans le meilleur des cas, une identification possible.
      A contrario, l’on peut parler de migration des capitaux, qui est une expression juste...

      yoyopolo Le 18 décembre 2017 à 23:53
  •  
  • L’attribution du prix Sakharov 2017 n’a rien de choquant, sauf pour les chavistes. Depuis sa création ce prix a été décerné presque toujours à des personnes, physiques ou morales, se battant sur le terrain politique contre le pouvoir en place, pour la défense des libertés publiques et des droits de l’homme. C’est le cas de l’opposition vénézuélienne. Un des récipiendaires, Daniel Ceballos, ancien maire de San Cristobal, est en prison depuis août 2016, après une première arrestation en mars 2014 et une mise en résidence surveillée. Espérons que le prix Sakharov le protègera, au moins de l’oubli. Je le cite moi-même ici dans cette idée, faute que Marie-Christine Vergiat ne l’ait fait elle-même alors qu’elle le pouvait.

    Glycère Benoît Le 14 décembre 2017 à 08:06
       
    • Rassurez vous, il semble que Trump, malgré son récent revers symbolique avec la perte d’un siège réduisant sa majorité, soit en bonne voie pour imposer la logique portant l’essor du complexe militaro industriel quant à sa vision géostratégique des intérêts americains... Y compris sur le terrain de l’Amérique latine. En effet, le rôle "central" du pentagone pressenti pour 2018 afin de régler la crise vénézuélienne laisse entendre que bientôt l’opposition vénézuélienne, à laquelle le parlement européen a remis le prix Sakharov, bénéficiera très bientôt d’un appui autrement moins symbolique que celui-là.
      Le Venezuela n’est effectivement pas la Corée du Nord...

      Et il sera intéressant de voir alors dans quelle mesure le prix Sakharov aura contribué à la lutte pour les droits de l’Homme, un peu comme avec une précédente détentrice de ce prix, dont la responsabilité est engagée dans le sort réservé aux Royingas en Asie...
      Il aurait à ce titre mieux valu choisir un des 2 autres nominés, moins contestables dans leurs motivations et objectifs qu’une opposition politique...
      Ceci dit, j’espère bien que Maduro, comme tous ceux qui sont responsables du lourd bilan humain du chaos politique au venezuela, finiront un jour être traduit en justice...

      Carlos Le 14 décembre 2017 à 09:32
    •  
    • Comme MC Vergiat je dénonce cette légitimation de la violence de l’extrême droite vénézuélienne à travers ce prix Sakharov qui le décridibilise in fine .Outre les articles de Maurice Lemoine qui font référence sur les enjeux en cours dans ce pays je vous invite aussi à voir le documentaire d’Hernando Calvo Ospina sur le site mémoire des luttes : les raisons obscures .A diffuser au plus grand nombre tant la propagande occidentale et l’alignement de l’UE sur les EEUU est affligeante , voir nauséabonde ...Aux journalistes de faire leur travail d’information .

      Jaime Le 14 décembre 2017 à 12:24
    •  
    • @ jaime

      Merci pour l’info concernant le documentaire, très instructif , et très intéressant.

      Gege Le 14 décembre 2017 à 18:18
  •  
  • Il faut arrêter de mélanger tout, de voir des Hitler partout.

    La dictature du moustachu chaviste, y en a marre !

    Et puis il y en a ras le bol de cette légende Allende aussi, il aurait foutu le pays dans la misère si on l’avait laissé faire, comme tous les cocos.

    Plus près de chez nous, Franco a quand même sauvé l’Europe du collectivisme,
    il faut se rappeler que tous les grands westerns américains qui nous on fait rêver ont été tourné en Espagne, le pays était sérieux, la main d’œuvre était efficace à l’époque, pas comme avec ces glandus d’intermittents du spectacle CGT et compagnie.

    Et vive le prix Sakharov !

    Claude Le 14 décembre 2017 à 14:08
       
    • @Claude - Franco ? sauvé l’Europe du collectivisme ?
      Je crois qu’il aurait mieux valu que vous vous arrêtiez à "il faut arrêter de mélanger tout, de voir des Hitler partout."

      carlos Le 14 décembre 2017 à 17:27
    •  
    • Euh... En fait, je déconseille à quiconque de répondre à Claude... je crois qu’on est simplement dans la provocation....

      carlos Le 14 décembre 2017 à 17:30
    •  
    • Libre à vous d’éviter la discussion, mais ce n’est pas en rêvassant devant son ordinateur qu’on va mettre la bande des tire-au-flanc de la CGT et compagnie au boulot !

      La France doit rembourser le pognon de la dette et ce n’est pas Cuba ou la bande à Maduro qui vont nous faire un chèque, alors au turbin !

      Faut redescendre un peu sur terre et arrêter de râler tout le temps sur le gouvernement et notre président.

      « Macron c’est pas con ! » comme il dit Florent Pagny,
      un très bon chanteur, et un sacré bonhomme qui a les pieds sur terre.

      Claude Le 14 décembre 2017 à 18:01
  •  
  • Bonjour
    Sur le Venezuela, et tout autre pays, je reste très, trés, prudent et sceptique, sur les infos qui nous sont donnés , surtout au journal de 20 H ou par léa Salamé, ou tout autres journalistes officiel ou officieux.Il faut aussi rester prudents sur l’info donner par les réseaux sociaux. On le constate partout, pour tout conflit ou tentative d’un pays de se construire différement des critéres occidentaux ?. L’information est largement manipulé, triturer. Etant impossible pour la plupart des gens , d’aller vérifier sur place, n’importe qui , peut rapporter n’importe quoi !!, et la carte de journaliste n’est pas une garantie de sérieux et d’honnèteté .Rajouter l’esprit partisan, qui touche tout le monde , y compris la presse officiel....
    Mais on peut constater , que, a chaque fois qu’un pays veut sortir des clous, faire autre chose que la voie capitaliste, libéral, ou des soit disant "droit de l’homme. Tout le monde lui saute dessus.On la vu aussi bien pour nous, référendum sur l’Europe, la Grèce,le Brexit, ou ailleurs......Les médias , joue leur rôle de chien de garde. Les médias font plus de la propagande , que de l’info ; ils martèlent l’opinion, la travail pour la faire aller dans le "bon sens"...le leur.
    En plus , il faut déplorer, le recul de la conscience politique, ou la régression politique, a gauche dans les partis politique dit de gauche ou extrême gauche . On a finit par adopter le point de vue de l’idéologie dominante, des classes dominantes, largement répercuté par les médias et journalistes.l’internationalisme, n’existe plus, le soutien a des expériences progressiste, socialisante, se fait de façons honteuse, biaisé....
    On adopte le discours des dominants.
    Rien que sur les dits "droits de l ’homme" , il y a aurait tant a dire.
    Nos "révolutionnaires" de salons, ne veulent plus se salir les mains , avec le sang des autres peuples.
    Ils veulent la guerre propre, la révolution propre, "zéro mort", toute cette génération bizounours, biberonné à l’idéologie des droits de l’homme, ne comprends plus ??. Comment, un combat, se battre pour une cause, cela passe par des morts, des dérapages,des éxcés !!!...Non, nous ne pouvons l’admettre.Le réveil est dure, avec les attentats terroristes, les multiples guerres. la fameuse guerre propre en Irak ou ailleurs avec ’zéro mort", zéro mort coté occidentale, peut être, mais combien coté Irakien !.
    Une révolution, aussi, doit être propre , sans mort , sans bléssés, sans abus, sans excés, avec une opposition respecté, des journaliste choyés...bla bla bla . On la vue, d(ailleurs, au Chili sous Allende , en bon démocrate ,faire tout cela...on a vu le résultat !.
    Mais on vous diras aussi que la révolution c’est fini, il faut voter sagement et attendre patiemment les réformes et respecter l’alternance démocratique........Mais la aussi pas de violence, on la, vue avec les cadres d’Air France , bousculé par des salarié, ou tout autres gréves , occupations.

    BOB Le 15 décembre 2017 à 11:30
       
    • @BOB. La prudence et le scepticisme sont des vertus particulièrement utiles en politique. Elles peuvent se rencontrer chez les démocrates mais non chez les révolutionnaires, qui sont téméraires et convaincus. Un révolutionnaire ne tolère aucune entrave à la marche en avant du régime qu’il a installé et qu’il justifie par sa foi en un monde meilleur. Il ne saurait reconnaître à ceux qui ne la partagent pas le moindre droit. L’excellence de son projet politique relègue dans le vice, la monstruosité ou la pathologie ses opposants. Comment imaginer qu’ils puissent exercer une activité politique ? La salubrité publique exige de les anéantir, et il s’y emploie au nom du bien commun.

      C’est ce que tente de faire Maduro. Il musèle les journalistes suspects d’avoir des pensées non bolivariennes. L’information ne circule plus. Le parlement, élu au suffrage universel, ayant une majorité de droite, il crée une assemblée constituante à sa main pour le contourner, à défaut de le dissoudre. Lui-même élu au suffrage universel, il envisage pour un second mandat d’être le seul candidat. Chaque fois que de telles politiques ont été conduites, on a vu le résultat.

      Glycère Benoît Le 16 décembre 2017 à 00:16
  •  
  • Pour un anti-capitaliste, écosocialiste, pour un marxiste, la fin ne doit jamais justifier tous les moyens ou c’est le début de la fin de l’engagement initial de justice sociale, de démocratie, d’épanouissement de chacun/e dans un environnement respecté.

    René-Michel Le 16 décembre 2017 à 18:55
       
    • L’histoire réfute vos assertions.

      Glycère Benoît Le 17 décembre 2017 à 16:52
  •  
  • Bonjour
    A G. Benoit, et René Michel
    Je ne sais pas si , on c’est bien compris !?....trop loin pour vérifier
    Après facile d’avoir des positions de principes.
    Pour info, justement , voilà qui peut ravir , nos démocrates, amateurs d’élection conforme. Chili "la gauche radicale arbitre la présidentielle au Chili. Vu dans le Monde. M. Bachelet passe le relais dans de bonne condition.....Pinochet est loin, mais les cicatrices reste, et l’extrême droite veille . Il n’y a pas que le Vénézuela....

    BOB Le 17 décembre 2017 à 10:56
       
    • La situation au Chili n’a rien à voir avec celle du Venezuela. Il n’y a pas de Maduro au Chili, pas de Chavez, pas de socialisme à la sauce bolivarienne ni même de socialisme tout court.
      Le choix des Chiliens à l’élection présidentielle se fait dans un cadre institutionnel démocratique, celui d’un régime présidentiel en l’occurrence. Les pouvoirs sont séparés et il y a un parlement. La démocratie sera préservée quel que soit le candidat élu. Aucun d’eux ne propose au peuple de l’abolir pour la remplacer par un régime de type marxiste.

      Glycère Benoît Le 17 décembre 2017 à 17:22
  •  
  • Encore une fois et puisque tout le monde est à peu près d’accord pour considérer que la guerre se mène aussi sur le terrain "médiatique", et qu’a ce titre aucune information en provenance directe du Venezuela n’est à prendre sans utiliser des pincettes, on peut s’en tenir à des certitudes :

    a) Trump a clairement mentionné que le pentagone aura un rôle à jouer pour résoudre la "crise humanitaire vénézuélienne"... Il est bon de rappeler que le pentagone s’occupe exclusivement de questions militaires.

    b) les USA n’interviennent sur des théâtres d’opération extérieurs que pour préserver leurs intérêts nationaux (quitte à destabiliser à long terme une région du globe).

    c) le Venezuela est un pays producteur d’une ressource convoitée bien connue ainsi que potentiellement détenteur de minéraux rares aux mains d’un régime hostile aux américains.

    d) les sanctions financières récemment alourdies par le gouvernement américain augmenteront indubitablement l’avènement d’une crise humanitaire majeure au venezuela.

    e) la contraction de l’activité en chine va considérablement réduire les besoins en pétrole du géant asiatique et affaiblir l’aide que celui ci apporte au venezuela.

    f) la capacité de projection de l’armée américaine au venezuela est effective depuis la Colombie... Colombie dont des groupes paramilitaires franchissent régulièrement la frontière depuis un bon moment déjà (suivant ainsi les mouvements de la population colombienne), et ce malgré la fermeture de la frontière.

    g) la probabilité que l’ OPEP augmente sa production de pétrole est forte pour 2018... Réduisant le prix du baril et donc les rentrées dans les caisses vénézuélienne.

    h) le gouvernement socialiste venezuelien n’a pas su diversifier son économie... Et reste axé sur le pétrole.

    => tous ces éléments font que aujourd’hui :
    Si vous avez des proches au venezuela demandez leur de quitter le pays. Les années qui vont suivre, avec la mise en place "démocratique" d’un gouvernement de droite " forte " ( pour succéder à une "dictature socialiste"), avec pour opposants au moins 50% de la population et 9 millions d’armes en circulation, laissent penser que le sang va couler pendant un long moment... Nettement plus qu’aujourd’hui, et déstabiliser durablement le pays et donc la région.

    Carlos Le 17 décembre 2017 à 17:51
       
    • Bonjour
      Bravo, Carlos, bonne synthése !.

      BOB Le 17 décembre 2017 à 20:26
    •  
    • C’est le seul conseil censé à faire à tous ceux qui peuvent mettre à l’abris leur famille... Pour ma part, nous n’avons plus personne sur place et tant mieux.

      Carlos Le 17 décembre 2017 à 20:45
  •  
  • Bonjour
    A benoit G
    je ne sais pas , si cela vous fait plaisir que le régime "votre démocratie" ne soit pas , menacer, par le marxisme, je vous laisse le bénéfice du doute.
    Rappel, le démocrate ,qu’était Allende , était trop marxiste pour les USA et la droite Chilienne. Allende qui faisait confiance à Pinochet chef des armées, sur la base, que comme lui, il copiné , dans une loge franc -maçonne.
    Revoir "la Spirale" de Mattelard , peut être sur you tube.
    La bataille du Chili de P Guzman
    Lire "l’escadron de la mort" de M M Robin la découverte ed, et "Opération Condor "de john Dinges la découverte ed ...ouvrages sur l’Amérique du Sud , comment la AAA (alliance, anticommuniste, d’amérique), en Amérique du Sud (Brésil, Argentine, ou ailleurs )et les services secrets US , font pour faire tomber les régimes ""marxistes".
    les USA n’ont jamais abandonner, de faire tomber les régimes qui ne leur conviennent pas !.

    BOB Le 17 décembre 2017 à 20:48
       
    • Il ne s’agit pas de “ma” démocratie. Elle est le bien de tous. Je n’ai pas contribué à rédiger la définition du mot qui la désigne mais je sais ce que l’employer signifie. Je n’ai pas fait de contresens. Par ailleurs je pèse les menaces qu’elle affronte.

      Les Américains se sont mal conduits avec Allende, avec maladresse de surcroît. L’histoire nous le dit. Ils auraient mieux fait d’établir de bonnes relations avec lui, cela n’eût pas été contre les intérêts réciproques des deux pays.

      Ouvrez maintenant l’histoire du communisme. Quelle fut l’action des gouvernements marxistes – sans guillemets – à commencer par le plus puissant d’entre eux. Que faisait l’URSS à l’encontre des peuples qu’elle maintenait sous tutelle ? N’oubliez pas ses méthodes pour faire tomber tout ce qui ne lui convenait pas, États, régimes, peuples, hommes.

      Glycère Benoît Le 17 décembre 2017 à 21:40
  •  
  • Bonjour
    A Benoît
    Bien sur , tout cela est a resituer dans le contexte d’aprés guerre 39/45, de la guerre froide, de l’affrontement est/ouest...
    Logique de camp ; les Américains ont leur chasse gardé, leur arrière cour...l’Amérique du Sud, l’URSS avait les pays de l’EST.
    Mais cela a t’il beaucoup changer, après la chute du Mur, du communisme...?
    Pas sur, car les logique de fond reste , on le remarque sur la Syrie, Ukraine, et Vénézuela justement. Les grandes puissances cherche a garder leur influence, à contrôler, ou a ne pas les perdre, et si possible l’étendre.La géostratégie, la géopolitique , les intérêts économique demeure.

    BOB Le 18 décembre 2017 à 10:49
       
    • La géopolitique n’a pas grand-chose à voir avec l’idéologie, moins encore avec la morale. Les partis eux en font. Le mal est lorsque l’un d’eux prétend à un monopole en la matière, le pire est lorsqu’un tel parti, assumant la charge du pouvoir, se confond avec l’État. Il devient le parti-État, dont le chef concentre en ses seules mains les prérogatives de ces deux institutions, pourtant très différentes par leur nature. Les structures de l’un et de l’autre sont de plus en plus interpénétrées à mesure que l’on monte dans leurs hiérarchies respectives et totalement confondues au sommet.
      Nous connûmes ce pire au cours du XXème siècle, assez pour ne pas en souhaiter le retour et condamner les partis qui y ont souscrit.

      Glycère Benoît Le 18 décembre 2017 à 14:32
    •  
    • Si je peux me permettre, l’Etat est et a toujours été l’instrument d’une vision ou d’une idéologie politique, quelque soit cette vision.. C’est ainsi que certains auront sciemment restreint les missions qui sont les siennes au point de réduire le contrôle démocratique sur le pouvoir économique à peau de chagrin et de permettre à une logique de "prédation" de mettre en danger jusque l’unique écosystème dans lequel peut vivre l’espèce humaine...

      Le manichéisme ou la morale n’ont effectivement rien à voir avec le politique : celui qui défend une idéologie pense toujours être dans le camp des "gentils", jusqu’à ce que, surmontant sa propre cécité "sélective" à la faveur d’un sursaut de sa propre humanité, les faits, têtus, se rappellent inexorablement à lui...

      carlos Le 18 décembre 2017 à 16:00
    •  
    • Toute idéologie au pouvoir, même si elle ne se confond pas avec l’Etat, en fera son instrument et s’affirmera autant en politique intérieure qu’en terme géostratégique car il s’agit de préserver les intérêts très particuliers de ceux qui ont été amenés en situation de gouverner... L’"absolue morale" désignant alors le "bien" et le "mal" ne comptera pas pour grand chose face à un "relativisme moral" quant aux décisions prises :
       tuer ne posera pas forcément de problème du moment que c’est pour raison "humanitaire", contraindre à la famine peut s’avérer inévitable si c’est pour raison économique, enfermer dans un goulag n’est pas condamnable si c’est pour sauvegarder l’ordre social, etc...

      carlos Le 18 décembre 2017 à 16:25
  •  
  • L’observation des "Autres", qui diffèrent si peu de nous, a montré que notre humanité commune n’est pas une "invention" mais une "découverte" et que c’est elle qui est la seule capable de produire une pensée en mesure d’indiquer des directions, indubitablement réalistes et absolument morales à la fois, aux décideurs politiques... A commencer par celle qu’il faut protéger la vie humaine et donc le seul environnement vivable qui est le notre, en dehors de toute autres considérations économiques ou financières ! L’Etat n’est qu’un outil pour parvenir à un projet de société apaisé, pas un item sacré et ethéré qui doit tout régir ou à contrario tout permettre...

    carlos Le 18 décembre 2017 à 16:50
  •  
  • Bonjour
    Oui, Benoît, il serait bien de préciser qui et quoi vous désigné, qui fait dans l’idéologie ; n’y a t-il que des partis à gauche et à l’Est, pour simplifier. Aux USA il y a bien des partis (républicain, et Démocrate ) qui doivent faire dans l’idéologie ?, essayer de contrôler l’administration, l’Etat..... en France idem, il n’y a pas que des partis a gauche, qui font dans l’idéologie....
    Votre approche et trop vague et flou, trop générale ;
    Vous parlez comme si , tout avait changer, mais sur le fond rien n’a changer. Les classes dominantes, ont une idéologie, et cherche a contrôler l’Etat. sans parler des multinationales,des lobbys, des groupes d’intérêts, .......

    BOB Le 18 décembre 2017 à 17:01
       
    • Le PCUS et le NSDAP. Le parti démocrate et le parti républicain aux USA, pour en rester à ceux que vous citez, ne sont pas des partis-État. Ils détiennent les mandats des pouvoirs exécutif et législatif selon leur fortune électorale, pour un temps limité, dans le cadre d’un régime présidentiel et d’une structure fédérale. Les États-Unis, malgré les défauts de leur organisation politique, que ses habitants connaissent et dont ils peuvent débattre, ne sont pas un régime totalitaire.

      Glycère Benoît Le 18 décembre 2017 à 19:04
    •  
    • Il est intéressant de constater qu’on oublie vite que tous les ingrédients du totalitarisme sont contenus dans une philosophie politique, économique et sociale dont le paradigme, à force de persévérance des groupes d’intérêts "privés" qui en tirent profit, est majoritaire actuellement dans le monde, quelque soient les "régimes" qui s’y adonnent (démocratiques ou dictatoriaux)...

      L’illusion de la liberté reste donc encore la plus solide des chaînes que l’esprit a su concevoir. A lire Hannah Arendt et Raymond Aron, on peut se demander en quoi la doctrine néolibérale, dont les Etats-Unis, comme tant d’autres, refusent d’y opposer une quelconque alternative diffère réellement d’une autre doctrine totalitaire... Certainement pas dans la mise en place d’une domination militaire, policière et idéologique.

      Force est de constater que la séparation des pouvoirs, lorsque ceux-ci se soumettent tous à la même "autorité suprême" que représente le "marché", ne sont plus en mesure de garantir le respect des droits de l’Homme... Le totalitarisme libéral ne vaut pas mieux que son pendant marxiste.

      carlos Le 18 décembre 2017 à 20:08
  •  
  • Bonjour
    Pour info:1973 -2017 l’effondrement idéologique de la gauche
    et la supercherie des droit de l’hommisme par Bruno Guigue dans le www. grandsoir.info

    BOB Le 18 décembre 2017 à 20:30
       
    • Le point de vue de Bruno Guigue est tout a fait "entendable"... maintenant, j’ai l’impression que lui aussi cède à ce qu’il dénonce à un moment, à savoir le peu d’envie de creuser et d’analyser vraiment ce qui se passe à "Gauche".

      En effet, si ce qu’il explique est réel, il y a malgré tout, l’émergence aujourd’hui sur l’échiquier politique (pas au niveau des directions politiques mais des citoyens) d’un humanisme et d’une vision anthropologique des sociétés humaines qui ne tend pas à inscrire une "relativité" aux droits de l’Homme mais plutôt à considérer qu’on fait soi-même parti d’une société soumise aux mêmes tensions dans les champs du pouvoir ou des hiérarchies qui définissent les inégalités globalement partout dans le monde. Je m’y reconnais moi-même et c’est à ce titre, que je m’interroge sur l’éclairage qu’on apporte à tel ou tel évènement ou au traitement qu’on réserve à d’autres (à fortiori médiatique)...

      Le fait de, dans le même temps, dénoncer Maduro lorsqu’il choisit de magouiller pour échapper au référendum révocatoire à mi-mandat et de réprouver les manoeuvres des Etats-Unis pour imposer leur doctrine au reste des Etats de la planète, n’est pas le signe d’une déliquescence de la pensée contestataire, mais au contraire le signe que le dogmatisme politique laisse petit à petit sa place à une pensée citoyenne critique humaniste.

      Je suis pour ma part convaincu justement qu’à partir du moment ou l’on est persuadé de s’inscrire dans une "humanité unique", le respect des droits de l’Homme ne serait certainement pas à géométrie variable...

      carlos Le 19 décembre 2017 à 17:44
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