Accueil | Entretien par Pierre Jacquemain | 25 avril 2019

Martine Billard (FI) : « Il faut absolument arriver à une convergence dans l’action et pour les élections »

Après les européennes, Jean-Luc Mélenchon propose de créer une fédération populaire. Avec qui ? Comment ? Pour quoi faire ? Martine Billard, oratrice nationale de la France insoumise est l’invitée de #LaMidinale.

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VERBATIM

 

Sur les élections européennes

« Sur les européennes, il y a toujours un taux d’abstention très élevé et principalement chez les classes populaires. »
« On explique qu’on ne peut pas avoir la transition écologique dans le cadre actuel des Traités. »
« C’est un scrutin à la proportionnelle, donc tout le monde veut se compter. »
« Il y a des divergences de fond sur la question européenne. »
« On ne peut pas avoir des ambitions écologiques au rabais. »
« Il faudrait définir ce qu’est l’électorat de gauche, le champ politique est complètement explosé. »

Sur la Fédération populaire

« C’est une nouvelle étape : il faut absolument arriver à une convergence dans les luttes et pour les élections. »
« L’important, c’est d’avoir des élus de combats dans les territoires municipaux et l’intercommunalité. »
« Il faut se battre avec un maximum de forces. »
« Il s’agit de fédérer tous ceux qui sont disposés à la lutte. »
« L’idée c’est pas d’additionner les sigles. »
« On connait les incantations à l’unité de la gauche, mais c’est pas ça qui fonctionne. »
« Si le seul problème c’était l’unité, le total gauche serait bien plus élevé que ce qu’il est. »
« Ca sert à rien de vouloir reproduire systématiquement le passé. »

Sur les autres forces de gauche

« Notre responsabilité politique en France c’est de faire en sorte qu’on ne se retrouve pas dans une situation à l’italienne. »
« Au départ, Jean-Luc Mélenchon avait parlé de Front populaire mais ça introduit des incompréhensions (…) alors c’est vrai que parler de ‘fédération’ parait plus ouvert et ça permet à tout le monde d’aller de l’avant. »

Sur le cadre programmatique et stratégique

« Il faut englober à la fois les questions sociales, démocratiques et écologiques. »
« Le positionnement par rapport au lutte est important : on ne va pas dire ‘rejoingnez-nous’ si vous êtes ambigus sur la politique d’Emmanuel Macron. »
« Aux municipales, il n’y a pas de liste possible avec des candidats qui soutiendraient l’action du gouvernement. »
« Ce qui a tué la gauche, c’est l’ambiguïté. »
« Pour recréer de la confiance politique, il faut faire en sorte qu’entre les discours et l’action, il y ait de la cohérence. »
« La France insoumise a de grandes responsabilités. »

Sur la démocratie à la France insoumise

« Ceux qui portent les critique, comme par hasard, sont ceux qui à un moment donné se retrouvent en difficultés. »
« Thomas Guénolé a fait le choix d’insulter la FI alors qu’avant il l’a soutenait. »
« Les périodes de désignation de candidat, quelle que soit la couleur politique, provoquent toujours des crises. »
« Sur le fonctionnement de la FI, on apprend en marchant. On a du mal à trouver un type de fonctionnement. »
« Il faut trouver un fonctionnement qui ne soit pas un fonctionnement hérité du passé. »

Sur les annonces d’Emmanuel Macron

« Je n’en attends rien de positif et c’est bien ça qui est dramatique. »
« La mobilisation s’est fait sur l’injustice sociale et fiscale et pour l’instant, ce dont il est question c’est au contraire d’aggraver encore les conséquences pour ceux qui ont le moins : notamment en nous expliquant qu’on va travailler plus gratuitement. »
« La mobilisation sociale risque d’être renforcée et tant mieux. »

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