Accueil | Par | 18 avril 2018

Nathalie Athina (syndicaliste Air France) : « Après 20 ans d’ancienneté, je gagne autour de 1700 euros par mois. »

Au lendemain de la grève à Air France et à la veille de la mobilisation interprofessionnelle, on fait le point avec Nathalie Athina, salariée d’Air France et syndicaliste, sur la grève, la convergences des luttes et les suites à donner au mouvement social. Elle est l’invitée de La Midinale.

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 Sur Air France 
« On va vers un durcissement du mouvement. »
« Les négociations ont été arrêtées puisque la direction a refusé la proposition faite par l’intersyndicale. »
« Ce que je ressens, c’est une lassitude et beaucoup de mécontentement vis-à-vis de ce qui nous est imposé par la direction depuis de très nombreuses années. »
« Le dialogue social est presque caricatural à Air France. »
« On assiste à un monologue du côté de la direction. »
« On a une intersyndicale historique puisqu’elle n’a pas eu lieu depuis de très nombreuses années et qui est extrêmement soudée. »

 Sur le syndicalisme 
« Le gouvernement cherche à réduire au maximum l’action syndicale. »
« En France, on rentre dans une ère très dure pour le syndicalisme. »

 Sur le mouvement des cheminot-es 
« Pour les cheminots, j’espère que l’on va vers une amplification du mouvement. »
« Dans les assemblées générales auxquelles je participe, on parle des cheminots ET des étudiants. »
« Lorsqu’il y a des mouvements importants en France, c’est souvent la jeunesse qui en est à l’initiative. »

 Sur l’accusation faite aux salariés d’Air France d’être des privilégiés 
« Au sol, le salaire moyen est dans la moyenne nationale : un ouvrier de la piste commence à 1300 euros nets. Quant à moi, je tourne autour de 1700 euros après 20 ans d’ancienneté. »

 Sur la convergence des luttes 
« Un fleuve est bien plus puissant que quelques rivières ou quelques ruisseaux. »
« Il convient de garder des identités respectives mais il faut pouvoir faire face à une politique gouvernementale absolument désastreuse. »

 Sur le politique et le syndical 
« Le politique et le syndical ont des rôles complémentaires. »
« La convergence ne doit pas sélectionner les participants. »
« Il est toujours délicat de travailler les uns avec les autres parce qu’il peut y avoir un risque de récupération. »

 Sur la mobilisation du 5 mai 
« A titre personnel, je suis très concentré sur ce qui se passe aujourd’hui. »
« Il n’y a pas d’initiative inutile. »

 Sur l’exemple de privatisation du service public du rail anglais 
« Le service public du rail [anglais] est devenu hors de portée des salaires moyens. »

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  • la convergence des luttes nécessite de changer d’objectif : il faut passer de l’économique au politique, de la lutte contre la réforme au renversement du gouvernement (qui pourra s’accompagner d’une destitution de Macron pour Haute Trahison en raison de ses mensonges sur la Syrie ).

    Sans ce changement d’objectif : la convergence des luttes sera détricotée sans la moindre difficulté par les bourgeois du gouvernement qui, eux, connaissent l’Histoire des luttes sociales.

    kheymrad Le 20 avril à 13:29
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