Accueil | Entretien par Pierre Jacquemain | 10 septembre 2018

Olivier Tonneau : « Si on nomme les partis anti-migrants, il faut d’abord nommer celui de Macron »

Candidat aux élections législatives pour la France insoumise, professeur spécialiste des Lumières à l’université de Cambridge, Olivier Tonneau vient d’écrire Maudite révolution ! une pièce de théâtre présentée au Théâtre de Nesle à Paris. Il était l’invité de la Midinale.

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VERBATIM

 

 Sur la marche pour le climat 
« Dans cette marche, on ne sait pas qui marche pour dire “responsabilisez-vous” et qui marche pour dire au gouvernement “prenez les mesures qui s’imposent !” »
« Dans la marche, il y a peut-être des gens qui marchent pour susciter une prise de conscience collective qui peut aussi faire écran aux enjeux politiques mais il y a aussi des gens qui marchent pour le capitalisme vert. »
« Il y a des gens qui marchent pour réguler le capitalisme pour qu’il puisse servir des fins écologistes. »
« Réguler n’a de sens que si l’on peut imposer le respect de la règle qu’on énonce. »
« Il est impossible de résoudre la crise écologiste en laissant en place le motif du profit qui est inhérent au capitalisme. »
« Mais désormais, grâce à cette marche, la conversation est ouverte pour savoir quels sont les moyens qui nous permettent de changer le climat. »

 Sur la gauche et l’immigration 
« Plutôt qu’une bonne conscience, il faut avoir une conscience face aux migrations et, en conscience, la seule chose que l’on peut dire est qu’il faut respecter le droit des migrants. »
« La réponse de gauche, c’est d’abord de dire que non, il n’y a pas d’invasion, on ne voit pas pourquoi la présence d’immigrés sur notre territoire nous dérangerait, on ne met pas de limite à la circulation des personnes et ce faisant cela ne nous empêche pas d’assécher les facteurs violents qui provoquent l’immigration forcée. »
« Si on nomme les partis anti-migrants, d’abord on nomme Macron. […] Dans le paysage actuel, j’estime que la position de la France Insoumise sur les questions migratoires reste la meilleure. »

 Sur les élections européennes 
« La division des voix à gauche ne m’inquiète pas. J’ai toujours été pour la ligne pas d’alliance avec le PS […] et jusqu’ici, cela nous a pas mal réussi. »

 Sur sa nouvelle pièce Maudite révolution !
« Dans la pièce, la figure révolutionnaire la plus récente que l’on nomme est Thomas Sankara. […] Évidemment, les figures révolutionnaires seront plus connues quand les révolutions auront eu lieu, […] mais oui, aujourd’hui, il y a des gens qui ont cette étoffe. »
« Les révolutions adviennent quand le système résiste de façon trop violente à des demandes qui ne sont plus négociables. »

Plus d’information sur le spectacle Maudite révolution ! au Théâtre de Nesle sur https://www.facebook.com/events/469417860200197/

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