Accueil | Par Pierre Jacquemain | 19 décembre 2017

Philippe Poutou (NPA) : "On baigne dans une période d’extrême droite et de rejet de l’autre."

Petit tour d’actualité politique et sociale avec l’ancien candidat à l’élection présidentielle, porte-parole du NPA, Philippe Poutou. Avec au programme, les réfugiés, l’Europe, la gauche, le mouvement social et l’écologie.

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Sur la politique migratoire du gouvernement

« On baigne dans une période d’extrême droite, d’idéologie réactionnaire et de rejet de l’autre. »
« Il y a une stigmatisation de l’étranger, du musulman, de l’arabe, du noir. »
« Les frontières se ferment toujours un peu plus avec des logiques de pistage, de surveillance, de flicage. »
« A Menton, on a vu la police sur les quais des gares, rentrer dans le train pour chercher l’éventuel migrant, sans-papier. »
« Il faut revendiquer dans chaque pays l’ouverture des frontières, la liberté de circulation et d’installation. »
« Au lieu de fermer l’espace Schengen, il faudrait donner les moyens d’accueillir. »

Sur les élections européennes

« On ne se précipite pas à discuter des élections mais on sait que ça sera un rendez-vous important. »
« On a des forces assez limitées. »
« Il faut voir les liens avec les autres. On pense à Lutte Ouvrière et d’autres courants politiques, de savoir si c’est possible de faire quelque chose ensemble. »
« On aimerait bien affirmer dans ces élections-là à la fois un message humanitaire, d’Europe solidaire, des travailleurs, des peuples, sans frontière et d’affirmer qu’il y a des luttes des peuples et qu’il faudra les mener par-delà les frontières. »

Sur la France Insoumise

« On se retrouve quand même sur des combats nombreux mais on sait qu’il y a quelque chose qui nous sépare un peu se sont ses perspectives électorales ou électoralistes. »
« On reste sur l’idée que les choses ne changeront pas par les élections mais par des combats de rue et un mouvement social profond. »

Sur le mouvement social

« Il y a un climat de résignation, les défaites sociales qui pèsent très lourd et la brutalité de la crise qui fragilise notre camp social et les milieux militants. »
« Il y a une démoralisation réelle et un affaiblissement des forces militantes. »
« On ne lâche pas prise et on essaie de faire des ponts entre les résistances. »

Sur l’usine Ford

« Ford reçoit depuis des années des aides publiques normalement conditionnées à l’emploi mais en réalité non : Ford supprime des emplois, menace de fermeture de sites alors qu’il reçoit des dizaines de millions d’euros. »
« Il faut obliger Ford à maintenir l’activité. »

Sur l’emploi vs l’environnement

« Il n’y a pas l’un avant l’autre, c’est les deux. »
« Le problème c’est pas de garder un boulot mais de garder notre salaire. »
« Il faut sortir du nucléaire le plus vite possible. »

Sur le Nouveau Parti Anticapitaliste

« On est convaincus qu’on est utiles même avec des faibles forces. »
« On veut faire exister cette perspective de lutte sociale et de combats. »
« On veut faire du lien entre les militants syndicalistes, associatifs, politiques et on est dans beaucoup de combats. »
« On essaie de convaincre qu’on a intérêt à prendre nos affaires en main et s’organiser nous-mêmes et qu’il faut arrêter de faire confiance à des politiciens. »

Sur l’anticapitalisme

« Il y a le paradoxe d’un système capitaliste brutal avec des inégalités sociales et une pauvreté et en même temps peu de réaction. »
« C’est pas l’écoeurement ou la révolte contre le système qui manque, c’est le sentiment qu’on peut changer les choses. »

Sur le mépris de classe

« Il y a le mépris, la condescendance, la haine de classe. »
« Ca fait partie de la vie au quotidien, il n’y a pas que dans les médias : dans son combat de syndicaliste ou d’ouvrier, dans l’usine quand on est confronté à une direction. »

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Vos réactions

  • Bonjour
    Dure , dure de militer dans le contexte actuel, les vents sont contraires, mêmes si ont n’est pas totalement d"accord avec le NPA ,sur tout, il faut saluer leur courage et les encourager ? Et surtout il faut militer s’engager , se syndiquer partout là ou on peut, et là ou on veut, peut importe,c’est le meilleur soutient !!!

    BOB Le 19 décembre 2017 à 14:32
  •  
  • Total respect pour Poutou qui représente dignement notre classe ouvrière. Et comme en plus il est sympathique il te cloue le bec des plus ultra-libéraux que c’est un régal.
    Encore merci.

    irae Le 19 décembre 2017 à 16:45
  •  
  • "Avec nos faibles forces" (sic)... Yakafokon...N’en déplaise à ceux qui ,ici, se satisfont encore de formules creuses et incantatoires, ce n’est pas demain la veille que le NPA avec ses "combats de rue" (?) et son" mouvement social " actuellement en panne de motivation et d’action, fera bouger les choses dans le bon sens.
    D’ailleurs, l’a-t-il fait bouger un jour depuis qu’il existe ? Un peu d’introspection et la mesure d’un bilan de " suceur de roue" et de diviseur patenté, ferait vite apparaître son inutilité sinon sa nocivité.

    Alain F. Le 19 décembre 2017 à 19:01
       
    • Et bien alain F. Il n’y manque plus qu’un gnagnagnagna.
      Un candidat ouvrier, il en fallait un pour que la vie politique ne se résume pas à un entre soi de personnes bien nées. Il a eu le courage d’y aller alors merci encore M. Poutou.

      irae Le 19 décembre 2017 à 19:05
    •  
    • @ Alain F.

      Mais taisez-vooooous !

      Durruti Le 19 décembre 2017 à 20:26
  •  
  • Et voilà l’ouvrièriste de service qui trouve toute les qualités - et bien sûr aucun défaut - à une "classe ouvrière" devenue mythique, et à un candidat auto-proclamé "anticapitaliste" pour l’unique raison qu’il porte un bleu de chauffe . C’est vraiment un peu court, vous ne trouvez pas ?

    Grégory M Le 19 décembre 2017 à 19:44
       
    • Bonjour
      Certes , il ne faut pas faire dans l’ouvriérisme et ne voir que des qualités a la classe ouvrière, mais il ne faut pas non plus tomber dans l’inverse. C’est vrai qu’a une époque (les années 68) on mythifia la classe ouvrière, après on la dénigra, (elle voter soit disant facho). On dit mêmes que la classe ouvrière n’existe plus, tout une armée de sociologues théorisa dessus.....
      Voir les ouvrages de jean Pierre Levaray : Putain d’usine, classe fantôme.

      BOB Le 20 décembre 2017 à 12:12
  •  
  • "Pourquoi l’anticapitalisme n’a pas bonne presse ?"
    Quelle presse ?
    "Pourquoi au mieux c’est vécu comme une utopie, au pire comme quelque chose qui fait peur ?"
    "Question" qu’on pourrait trouver dans n’importe quelle presse ... mainstream.

    Tout mon respect à Philippe Poutou et au NPA !

    Durruti Le 19 décembre 2017 à 21:03
       
    • Dudu, il fois de plus, you are en plein délire ! À présent , vous vous raccrochez au sympathique ouvrier Poutou en rêvant d’un hypothétique grand soir et de fabuleux"combats de rue" qui changeront le monde. Je sais bien que 1917-2017 est un centenaire qu’on ne saurait oublier, mais tout de même, il faut mettre votre montre à l’heure.

      daniel C Le 20 décembre 2017 à 16:10
  •  
  • Philippe Poutou est un personnage sympathique qui dit des choses inquiétantes – enfin qui seraient inquiétantes si son parti était capable de prendre le pouvoir. Mais il ne l’aura jamais. Confiné à une opposition de principe, qu’il n’y a pas de raison de lui contester, il occupe un espace purement tribunicien qui lui est garanti par la loi. Il ne s’en prive pas et il a raison. Que ferait-il s’il était à la place du législateur ? Reconnaîtrait-il à ses ennemis politiques, nombreux à l’en croire, un statut défini en droit et protecteur, analogue à celui dont il bénéficie ? Son projet de révolution par la rue, c’est-à-dire par la violence, qu’il énonce benoîtement comme s’il s’agissait d’un pique-nique, laisse penser que non. Sa mauvaise fortune électorale doit venir de la répulsion que cette posture seule inspire, en plus de l’absurdité de ses thèses.

    Glycère Benoît Le 19 décembre 2017 à 21:30
       
    • La propension manifeste des membres du NPA, dont P. Poutou, à encourager toutes les formes d’auto-organisation et de reprise en main par les citoyens de leur destin m’incite à être nettement moins inquiet que vous sur leur intention de promulguer de façon autoritaire un centralisme etatisé totalitaire au cas ou ceux-ci parviendraient au pouvoir bien entendu...

      Ils sont, au titre des actions qu’ils encouragent, plus le fruit de leur époque et donc d’une forme de réaction à un néolibéralisme mortifère, que la résurgence d’une idéologie caduque basée sur le culte de la personnalité et l’effacement de l’identité propre de l’individu...

      Carlos Le 19 décembre 2017 à 22:08
    •  
    • @carlos. Vous raisonnez à partir du mot et non à partir de la réalité. Vous tenez à utiliser le mot ‘néolibéralisme’ et vous y appuyez votre analyse. Il est péjoratif, alors vous voilà satisfait, vous en rajoutez même une couche en lui collant l’adjectif ‘mortifère’. Vous avez bon là, dans le genre trois grammes suffisent mais j’en mets dix tonnes. Pourtant le sens de ce mot est vague, et ce qu’il désigne relève la plupart du temps d’une réalité fantasmée. C’est un outil pour usager de la langue de bois. Il est plus sérieux de parler simplement de libéralisme, sans adjectif, ou de capitalisme, ou d’économie. Les pays démocratiques n’ont pas spécialement changé de philosophie politique après que le communisme se fut écroulé.

      Glycère Benoît Le 20 décembre 2017 à 05:25
  •  
  • @glycere - le néolibéralisme n’est pas le libéralisme... Et ne vous en déplaise, si tant est qu’on puisse parler des symptômes d’une idéologie alors en ces termes, j’évoque bien en l’écrivant, la réalité qui va avec (précarité, pauvreté, et injustice)... Et je m’en presse d’y ajouter l’adjectif "mortifère" car malheureusement, il ne contient pas en lui même de sens "péjoratif" mais désigne simplement la mise en place par certains états d’un dogmatisme supportant la foi sans bornes aux politiques de déréglementation et de démantèlement de l’État providence menées à partir de la fin des années 70 et début 80 ainsi que d’une dérégulation financière à l’échelle mondiale. Il n’y a donc rien dans le "néolibéralisme" du "libéralisme" qui prône avant tous les libertés individuelles, mais tout d’un système qui n’est capable de prospérer qu’à partir du moment ou lui sont soumis le pouvoir exécutif, judiciaire et législatif... Car comment sinon se pereniserait un système fondamentalement inégalitaire et basé sur la prédation sans aucune limite en dépit du bon sens ?

    Quant à penser que les démocraties n’ont pas "spécialement" évolué lorsque l’URSS s’est effondrée, alors c’est occulter les effets de ce "cataclysme" sur les rapports entre forces politiques qui concourent à convaincre les citoyens de voter pour un projet de société capable de s’inscrire dans la réalité du monde... Une vision du monde s’est imposée à tous comme une évidence et comme l’affirmation, qu’il n’y a pas alternative...

    Carlos Le 20 décembre 2017 à 06:46
       
    • @Carlos. Une ligne économique – libre-échangisme contre protectionnisme par exemple – n’est pas une idéologie sur laquelle un pouvoir d’État fonderait sa légitimité. Néolibéralisme, ultralibéralisme, libéralisme sont des mots appartenant au domaine de l’économie, non de la politique. Certes les États se préoccupent tous d’économie, du fait de leurs attributions régaliennes, comme le droit de battre monnaie. Mais en toute rigueur il n’y a pas en économie d’idéologie comme il y en a en politique. Il y a des écoles de pensée, nombreuses au demeurant, dont peuvent s’inspirer des gouvernements ayant par ailleurs des bases idéologies totalement différentes.

      La disparition du communisme n’a pas tari le débat politique dans les pays où il est libre. Il l’était déjà du temps que l’URSS était encore debout et ne s’est pas appauvri depuis sa chute. Il y a toujours des alternatives politiques, toujours une réflexion sur la cause des inégalités injustifiées et les moyens d’y mettre fin. Philippe Poutou, au nom de son parti, en propose quelques-uns. D’autres partis font des propositions radicalement différentes. Tous ont les mêmes droits, quelle que soit la politique économique du gouvernement

      Glycère Benoît Le 20 décembre 2017 à 08:14
    •  
    • @ Carlos

      Vous avez tout à fait raison d’etre précis et de catégoriser le capitalisme que nous subissons aujourd’hui. Un capitalisme néolibéral (car la doctrine est apparue au XlX e siècle, elle n’est nouvelle) , mondialisé et financiarisé. Ce capitalisme n’a plus grand chose à voir avec le capitalisme « Fordien », qui n’hesitait pas à payer ses salariés afin que ces derniers achètent des biens et des services, qu’ils produisent. Ce capitalisme réalisait la quasi totalité de ses profils en ponctionnant une grande partie de la valeur ajoutée produite par l’economie réelle .

      « Mal nommer les choses, c’est ajouter aux malheurs du monde »
      A Camus

      Aujourd’hui , à par des personnages de droite comme Glycère Benoît qui étalent leur ignorance , tout le monde peut le constater. Et oui Monsieur Glycère Benoît qui ne cesse de venir ici faire la leçon, dans un style amphatique , dont on sent bien qu’il veut en imposer. Vous ignorez que le capitalisme depuis sa naissance au 16 ou 17 siècles selon le niveaux de développement des pays, n’a cessé d’evoluer.

      Carlos ne vous fatiguez pas trop à répondre à Glycère Benoît, j’ai déjà eu à faire à ce personnage et à son style ampoulé, il est uniquement dans la polémique. Il me fait penser à ces petits marquis des « Précieuses ridicules » de Molière . Je pense qu’il doit s’ennuyer ferme, car au vu de ses convictions , qui révèlent sa fermeture d’esprit (ses propos sur Poutou sont simplistes et affligeants) , je ne vois pas ce qu’il vient faire sur Regards.

      Gege Le 20 décembre 2017 à 08:19
    •  
    • @Gege. Laissez Carlos décider lui-même à qui il doit répondre ou non. Il en est capable. Par ailleurs vous ne connaissez pas mon niveau d’éducation, alors ne spéculez pas dessus en supposant qu’il est inexistant. Pour vous seuls vos concitoyens de gauche seraient intelligents et cultivés et ceux de droite nécessairement stupides et incultes ? Voilà une vision simpliste pour le coup. Elle n’est pas en tout cas celle de la démocratie. En attendant qu’elle disparaisse et soit remplacée par la socialisme, ce qui semble-t-il correspondrait à vos vœux, souffrez que je m’exprime ici, même si vous ne voyez pas pourquoi. Ce n’est pas grave, moi je vois.

      Glycère Benoît Le 20 décembre 2017 à 08:37
    •  
    • @Glycère Benoit - Je ne remets pas en cause la distinction académique que vous faites entre le politique et l’économique... D’ailleurs, je vous ai moi-même répondu sur l’article concernant Marie-Christine Vergiat que le néolibéralisme, en tant que philosophie politique, économique et sociale peut tout à fait se satisfaire FACTUELLEMENT d’un régime dit "démocratique" ou "dictatorial", à partir du moment ou les pouvoirs qui les administrent se soumettent tous à la même "autorité suprême" que représente le "marché".

      De fait, cette distinction n’exclue en rien la soumission du premier en second ! Car lorsque ce que vous appelez "école de pensée", et que je qualifie pour ma part d’idéologie dominante, prétend que "l’économie" (je serai d’ailleurs curieux d’avoir votre définition du terme) constitue l’alpha et l’oméga d’une société et que ses "lois" s’imposent aussi sûrement que celles des lois de la physique, alors on se retrouve dans la situation où le politique doit couler les aspirations qu’il porte dans le "moule" étroit du "dogme économique".

      C’est ainsi que les "lois" qui la régissent et qui n’existent que par un consensus entre experts (dont on est en droit de questionner la légitimité), sont invoquées pour justifier des "réformes" indispensables. Le politique, dans un tel cadre, lorsqu’il prend la forme d’un régime "démocratique" (car dans un régime dictatorial", pourquoi s’en donner la peine ?),
      voit dès lors son rôle réduit à faire de la "pédagogie" pour expliquer aux "masses" que l’impératif de la "raison économique" est premier sur toute autre réalité humaine.

      Cette renonciation du politique à assumer son rôle entier marque le triomphe d’une nouvelle forme de technocratie (dont en France, Macron est l’aboutissement), et qui s’avère être le meilleur mode d’organisation d’un contrôle intrusif s’il en est, pour pérenniser ce qui n’est rien d’autre qu’un véritable totalitarisme économique.

      Quant à la négation que vous faites sur l’influence de la chute du "communisme" (puisqu’on l’appelle génériquement ainsi) sur le débat démocratique, j’en suis pantois... L’Histoire a choisi "un vainqueur" dans la lutte des classes, vieux référentiel s’il en est du cadre de débat démocratique moderne et il est manifestement toujours bon de rappeler que l’Histoire est toujours écrite par les vainqueurs !

      C’est d’ailleurs ce qui fait que certains utiliseront des termes comme "répulsion", "absurdité" pour répondre aux arguments anti-capitalistes, éco-socialistes ou même marxistes, sur la justice sociale et la démocratie, ou assèneront avec force un indiscutable " L’histoire réfute vos assertions" pour mettre fin à tout débat ! Vous vous y reconnaîtrez sans doute, mais il me fallait une démonstration par l’exemple...

      Car après tout, à y regarder de plus près, même si l’on n’adhère pas comme moi à ce parti, on comprend que si le NPA voit le salut dans le "combat dans la rue", c’est parce qu’il se veut le
      parti des luttes sociales et écologistes qui s’expriment bien dans ce lieu ! La rue se veut en effet hautement symbolique ne serait-ce que par le fait qu’elle ne s’envisage qu’"ouverte à tous", contrairement à l’hémicycle... De plus, s’il souhaite en finir avec la propriété privée des principaux moyens de production, d’échange et de communication, c’est pour lui y substitue, je cite, la perspective de « l’auto-organisation et l’autogestion démocratiques de la société », impliquant "les plus larges libertés d’organisation et d’expression politiques, syndicales et associatives".

      Considérer que cela revient à tenir un discours inquiétant est fort dommageable... mais parfaitement rationnel si l’on s’en tient au contexte "sous influence"dans lequel évolue notre démocratie... Faut-il pour autant accuser ceux qui formulent une critique de notre système politique de vouloir en finir avec la démocratie ? Certainement pas, cette accusation ne révèle que la confusion opérée par ceux qui la brandissent justement et qui confondent de fait "économie" et "politique"...

      carlos Le 20 décembre 2017 à 11:49
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    • Il y a bien le concept et la réalité du "libéralisme" dans le néo-libéralisme. "néo" n’étant que le qualificatif qui renvoie à la période actuelle où nous vivons ou survivons.
      Quand on vide ,à coup d’ordonnances et de décrets,le Code du travail de son contenu le plus progressiste ; qu’on supprime les accords de branche professionnelle pour laisser aux directions de chaque entreprise l’entière liberté de fixer ,elle seule, le prix du travail et les conditions dans lesquelles il est effectué... on ramène tout bonnement le salariat à une situation qui prévalait aux débuts du capitalisme " libéral " ; et de même, dès lors qu’on ouvre aux investisseurs boursiers le capital des dernières grandes entreprises publiques et qu’on privatise les services publics après en avoir réduit les moyens budgétaires de fonctionner, ne renouons-nous pas avec le libéralisme pur jus du XIX e siècle où l’État exaltait le" laisser faire, laisser passer" et limitait son action à ses fonctions régaliennes : la police, l’armée et l’impôt ?

      Louis V. Le 20 décembre 2017 à 14:53
    •  
    • @Carlos. Que le communisme soit répulsif est un fait évident. Ce courant de pensée n’a jamais pu rassembler ne serait-ce qu’une majorité simple dans l’opinion et probablement n’y parviendra pas à l’avenir. La plupart des gens sont modérés et rejettent à la fois le but final, la société communiste, et le moyen d’y parvenir, le régime socialiste.

      Le parti de Philippe Poutou y est lui favorable. Soit, c’est son droit le plus strict et la sanction électorale le conduit à reporter ses espoirs sur la rue. Il le dit. Prendre le pouvoir par la rue signifie la lutte armée. Nous ne sommes plus là dans le symbolisme. On voit mal le régime dont elle accouchera reconnaître la validité de la démocratie, qui empêchait son établissement : ce serait laisser s’échapper une victoire à peine acquise.

      Mais la prise du pouvoir insurrectionnelle exige des hommes et de l’argent. Le parti de Philippe Poutou n’a ni l’un ni l’autre. Il lui reste alors la magie du verbe, la chandelle à la main, dans cette impitoyable société démocratique qui lui confère un statut des plus protecteurs mais par la même ruine ses ambitions.

      Glycère Benoît Le 20 décembre 2017 à 20:46
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    • @glycere - Je vous suis tout à fait sur le fait que l’idéologie "communiste" (au sens partidaire du terme) aujourd’hui ne rassemble pas derrière son aura... Là ou je ne vous suis pas, c’est lorsque vous l’extrapoler à des temps ou celle-ci tenait tête malgré ce que vous en pensez à l’idéologie adverse... Un temps révolu soit entendu. Et ce sont les vainqueurs qui ont écrit l’Histoire... Faut il vraiment le rappeler.

      Quant à la pseudo violence que vous prêtez aux intentions du NPA parce qu’il parle de "combat dans la rue", tous ceux qui s’y sont intéressés un temps soit peu savent que celui-ci n’envisage pas une quelconque lutte armée... Mais simplement, je cite encore une fois (décidément), une irruption de la population sur la scène politique.
      Quoiqu’il en soit, on est loin du "grand soir" et il est fort probable que, vue la résignation ambiante (il n’y a qu’a voir le taux d’abstention grandissant aux élections), ça ne soit pas non plus pour demain...

      Carlos Le 20 décembre 2017 à 21:56
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    • @Carlos. Effectivement ce n’est pas pour demain. Un parti a la politique de ses moyens et ceux de la mouvance marxiste-léniniste, orthodoxe ou trotskiste, sont limités. Ils n’ont pas été les vainqueurs de l’histoire.

      Qui la fait, qui l’écrit ? L’histoire en tant qu’évolution des sociétés est une action, un combat. Quand il est récent on parle d’actualité. L’histoire en tant que science humaine est un récit, un ensemble de textes structurés, articulés entre eux. Ils sont écrits par les historiens, qui ne sont ni des vainqueurs ni des vaincus. Ils scrutent, observent, analysent, sans parti pris. Ils agissent au titre de leur compétence, non de leur opinion. Ils ne cherchent pas à démontrer que tel ou tel régime est bon ou mauvais. Cela c’est le travail des militants, qui n’est pas de la même nature que le leur.

      Glycère Benoît Le 20 décembre 2017 à 22:52
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    • @glycere - l’impartialité de l’historien fait donc l’objectivité de l’Histoire selon vous... Et si je vous disais que c’est la nature de l’objet qui allait influer sur la "vérité" que l’observateur allait en dépeindre ? Parce que si l’on admet, comme vous le faites vous-même, que l’Histoire est une science humaine, on omet de préciser que c’est parce que son champ est celui ou s’imbriquent mémoire, oubli et questionnement sur les documents rapportant les faits étudiés ! La recherche de la vérité ne sera donc jamais la vérité elle-même mais une vérité, celle de la lecture de l’Histoire que choisi d’en faire un lecteur ancré dans un contexte ! C’est à cause de cela qu’on dit que l’Histoire est écrite par les vainqueurs, sans avoir à remettre en cause l’impartialité de l’historien...

      carlos Le 21 décembre 2017 à 06:18
    •  
    • @glycere - à me relire, je vois que j’oublie de préciser clairement quelque chose d’important (je n’en fais que le sous-entendu) pour terminer d’appuyer mon propos sur l’Histoire : Au final, ce n’est pas l’historien, aussi impartial soit-il donc dans son traitement de la mémoire, de l’oubli et plus globalement de la "trace" étudiée qui tranche sur une vérité historique, c’est la société (ou ce qui l’a dirige) qui "juge" quel discours historique sera la plus conforme à la vision du monde qu’elle s’est donnée... C’est pour cela qu’il y aura toujours une Histoire "officielle", institutionnelle, et une Histoire "parallèle", de fait souvent critique et contestataire.
      J’en ai fini sur l’explication de mon assertion : "l’Histoire écrite par les vainqueurs".

      carlos Le 21 décembre 2017 à 06:53
    •  
    • @Carlos. Vos positions sont intéressantes, contre lesquelles je ne m’inscris pas totalement en faux, à part votre propension à abuser des guillemets. Il n’y a pas d’objectivité en histoire, mais il doit y avoir de l’honnêteté intellectuelle, en plus de la compétence.

      Voilà qui va en finir avec mes propres explications sur l’histoire, autrement nous sortirions du cadre de ce forum. Nous sortirions même de tout cadre si l’un de nous se piquait d’amorcer des régressions à l’infini. Ce ne sera pas moi. Un historien a des opinions, comme en a un clarinettiste ou un plombier. On veut simplement que la musique soit bien jouée et que l’évier ne fuie plus.

      Glycère Benoît Le 21 décembre 2017 à 08:39
    •  
    • On pourrait palabrer longtemps sur ce qu’est ou n’est pas" le communisme"et si le passage par la case "socialisme" est obligatoire ou non pour y parvenir.Revenir à ses" pères fondateurs" et sur le bilan de ses expérimentations politiques et économiques ne fait jamais de mal, surtout quand l’histoire du XXe siècle comme celle qui est en train de se faire valide l’actualité de la pensée communiste comme elle appelle à son développement et à de nouvelles expérimentations.
      N’en déplaise à certains "modérés" qu’il "révulse " ici, le "communisme" n’est pas mort en 1990 avec l’effondrement du "socialisme réel" à l’Est de l’Europe et le "capitalisme néolibéral et mondialisé" n’est pas la " fin de l’histoire " ni un’horizon indépassable"...
      Quant à la fabrique de l’histoire, elle requiert la compétence de ceux qui l’écrivent , l’enseignent ou la transmettent hors du champ universitaire et académique. Les outils dont disposent l’historien sont connus : le recul qui permet de se détacher par l’esprit d’une situation ou d’un sujet de recherche pour en juger plus objectivement ; le recueil de la
      mémoire et son questionnement ; l’accès aux multiples sources premières et secondaires des faits étudiés et leur critique etc... On pourrait également discuter longuement du rapport entre impartialité et objectivité , instrumentalisation politique , idéologisation ou dé-idéologisation de l’histoire... fondamentalement l’histoire demeure celle de la lutte des classes et ce sont les peuples qui la font. Et aujourd’hui comme hier, il y a des vainqueurs et des vaincus.

      Marc M Le 21 décembre 2017 à 16:10
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    • @Marc M. Le communisme est bien documenté, on sait ce que fut ce régime. Les palabres peuvent porter sur les aspects secondaires, des points historiques précis qui s’éclairent au rythme du dépouillement des archives et des travaux des historiens qui s’y rapportent.

      Un point de votre propos mérite un commentaire : vous parlez d’expérimentation. Non, en politique il n’y a pas d’expérimentation. C’est un fait général : tout se fait directement en vraie grandeur. Gouverner n’est pas conduire une expérience de laboratoire et les hommes ne sont pas des animaux sur lesquels on appliquerait des procédés imaginés par hypothèse. Cela reviendrait à les objectiver. C’est ce que faisait le marxisme au demeurant. L’histoire nous a montré que le destin des régimes fondé sur cette idéologie, abusivement donnée pour une science, fut de s’écrouler. Probablement rien ne poussera sur leurs ruines. Ne confondez pas un régime qui s’écroule et une expérience qui échoue.

      Glycère Benoît Le 21 décembre 2017 à 18:30
    •  
    • Glycere B, un point de votre propos mérite un commentaire qui va à l’inverse de votre conclusion : l’échec de l’expérience soviétique s’est confondu avec l’écroulement du régime qui l’incarnait (1990). Et rien ne vous permet d’affirmer que le marxisme est mort avec eux si ce n’est votre crainte inavouée que ’quelque chose ne repousse"(sic). D’ailleurs, la preuve en est qu’aujourd’hui encore, notamment en France, dans l’université bourgeoise et dans les médias contrôlés à 95% par le Cac 40, certains sont bien payés pour le combattre de peur que renaisse l’espoir émancipateur et révolutionnaire qu’il recèle et que justifie le désastre économique ,social , écologique et ... humain du capitalisme que vous parez indûment de toutes les vertus. Finalement, et c’est tant pis pour vous, le cadavre du père Marx et de son camarade Engels bougent encore !

      Rodolphe P Le 21 décembre 2017 à 19:17
    •  
    • @Rodolphe P. Je dis qu’un régime politique n’est pas une expérience. Cela vaut pour tous, donc aussi pour le régime communiste. Vous allez à l’inverse de mon point de départ, non de ma conclusion, pour fonder votre raisonnement. Il est à mon avis biaisé.

      Je n’ai pas dit que le marxisme est mort. Ce qui est mort c’est le communisme. Le marxisme est une théorie philosophique, et à ce titre enseigné à l’université – que vous qualifiez de bourgeoise – où il est devenu un classique, à côté d’autres grandes théories. Loin d’en frémir ou de le craindre je trouve cet enseignement tout à fait bienvenu, conforme à la vocation de l’université qui est de dispenser des savoirs, non de formater des militants. L’université n’est pas une annexe du PCF. Aucune crainte de ma part de ce côté.

      Je ne pare pas le capitalisme de toutes les vertus. Je ne le défends pas, il n’a d’ailleurs pas besoin d’être défendu. Ce que je défends c’est le régime parlementaire. Est-ce une opinion indue ? En tout cas elle est libre et s’exprime par mon vote. Craignez-vous le suffrage universel, si cruel avec les partis d’obédience marxiste ?

      L’histoire ne repasse pas les plats. Telle n’est pas sa réputation. Vous semblez pourtant espérer une résurgence du communisme. C’est oublier le désastre moral, social, économique, juridique, humain dont il est responsable. Il constitue une singularité, posée devant la conscience des hommes. J’invite la vôtre à s’interroger.

      Glycère Benoît Le 21 décembre 2017 à 20:37
    •  
    • Apparemment, Glystère, qualifier notre chère université de "bourgeoise" ne vous plait pas plus que de caractériser "bourgeoise" notre démocratie. Et pourtant, c’est bien la réalité. Son enseignement philosophique académique fait la part belle aux différents courants idéalistes et réserve la portion congrue aux courants matérialistes, et parmi eux, au marxisme. Au demeurant , Pourquoi faites-vous l’impasse sur l’historiographie anticommuniste et antisoviétique qui règne en maitresse sur l’enseignement de l’histoire contemporaine depuis la fin de l’URSS. On continue de diffuser savamment "le livre noir du communisme" en se gardant bien d’évoquer "le livre noir du capitalisme"... bref c’est bien d "une pensée unique " sinon dominante qu’il s’ ’agit .Elle est faite de ce que Socrate appelait déjà des sophismes.

      Edouard B Le 21 décembre 2017 à 22:38
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    • @Edouard B. Non ce n’est pas la réalité, c’est votre vision de la réalité. La réalité c’est le régime parlementaire. Sans adjectif. Qu’il ne vous plaise pas est une position politique tout à fait respectable. Par principe ce régime reconnaît toute opposition, ce qui suffit à le rendre incompatible avec le socialisme qui lui n’en reconnait aucune. Par quel régime proposez-vous de le remplacer ? Vous qui vous focalisez sur les adjectifs, vous pourriez l’appeler la démocratie prolétarienne par exemple, ou progressiste, ou populaire, enfin un adjectif. Que pourront faire, face à votre pouvoir, vos concitoyens à qui elle ne plaira pas ? Qu’étudieront-ils à l’université prolétarienne, quels livres pourront-ils acheter à la librairie prolétarienne etc. ?

      Glycère Benoît Le 21 décembre 2017 à 23:22
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  • @ Glycère Benoît
    Pour qui vous prenez vous pour vouloir m’interdire de m’addresser à Carlos , à qui , contrairement à vous , je n’interdis pas de dire ce qu’il veut . Vous avez le culot de parler de démocratie . pour un démocrate vou êtes prompt à interdire . Sachez que je m’adresse à qui je veux , sur ce site et ailleurs . Ne déformez pas mes propos dans le but de polémiquer, votre vision du capitalisme immuable prouve votre ignorance. Et je connais des gens de droite intelligents, Macron par exemple, mais vos affirmations péremptoires et simplistes ne m’encourage pas à vous considérer comme tel , Monsieur le donneur de leçon.

    A bon entendeur salut !

    Gege Le 20 décembre 2017 à 09:06
       
    • @Gege. Où avez-vous vu que je voulais vous interdire de répondre à Carlos ? C’est vous au contraire qui vouliez l’inciter à ne pas me répondre. De surcroît vous essayez d’attirer sur moi la vindicte des participants au forum, en vous attaquant à ma personne, gratuitement. Ce n’est pas là une pratique saine du débat démocratique.

      Votre façon de faire est typique des communistes : dégrader l’homme, faute d’attaquer le fond du débat. Je ne sais si vous êtes communiste vous-même, ou si vous l’avez été en gardant des séquelles, en tout cas il y a du Vychinski en vous.

      Je ne donne de leçons à personne, je n’en prends pas non plus. Je n’ai pas une vision immuable du capitalisme. Ce serait un non-sens. Le capitalisme est par essence anticipateur, il est sans cesse en devenir. C’est au contraire le communisme, régime fondé sur une idéologie fixée une fois pour toutes, qui est immuable dans ses fondements. C’est ce qui a causé sa perte, entre autres vicissitudes. Vous devriez y réfléchir, vous qui êtes intelligent et cultivé.

      Glycère Benoît Le 20 décembre 2017 à 15:01
  •  
  • Le problème c’est que le NPA a quasiment disparu des écrans RADAR sur le terrain à l’exclusion de quelques grandes villes
    Poutou est certes sympathique mais dans la pratique , l’organisation s’est recroquevillée , rabougrie et sectarisée
    maintenant , elle prépare son prochain Congrès 2018 avec 7 ou huit textes, 4 ou 5 tendances , on ne sait plus pour sans doute moins de 2000 adhérents !
    Quand on a des difficultés à agir sur la réalité ; il ne reste plus qu’à considérer que ses propres camarades sont des ennemis prioritaires ; d’ou les conflits ubuesques internes au NPA qui les paralyse et lasse les quelques militants qui restent encore fidèles à l’organisation. Dommage !

    centuri Le 20 décembre 2017 à 10:04
  •  
  • Bonjour
    Peut importe Poutou, le NPA, lO, PCF, Libertaires , ou autres...nous payons des années de recul, régressions. De sous estimation du capitalisme, ses capacité formidable d’adaptation de plasticité, de se reconfiguré....
    Pour autant il ne faut pas se battre la coulpe , car les dirigeants, les élites ont toujours un tour d’avance, un tour dans leur sac...Qui aurait put pense que Macron , aller surgir 6 mois avant les élections.Les élites ont tout les instruments en main !
    Depuis les années 70 , elle ont put contourner la classe ouvrière, l’affaiblir , la divisé, l’éclater, par de multiples stratégies,(mondialisation, libéralisme, éclatement des entreprises en de multiples structure juridiques, mobilité, fléxibilité, individualisation des salaires, et des parcours....)
    Beaucoup de gens au final , on baisser les bras, fait le dos rond.... Bref il y aurait beaucoup a dire !.
    Mais, il ne faut pas voir, que le verre a moité vide, car je trouve que beaucoup de gens , reste lucide, attende .
    Dire que l’on vit une période d’extrème droite, c’est aller un peut vite en besogne.Le plus dure c’est , si l’on prend par exemple le problème de l’immigration, c’est de faire le lien , entre immigration , et l’urgence de changer radicalement de société (a tout les niveaux), lié, aussi, justement avec le changement climatique. L’expliquer a des simple individus non politisé n’est pas évident.....

    BOB Le 20 décembre 2017 à 12:40
  •  
  • Il est intéressant de constater que par une sorte de perversion ,certains , les partisans de l’ordre établi, les esprits simples , associent la rue et la violence. Comme si il y avait un lien de causalité entre les deux, comme si dans nos sociétés postes démocratiques la violence ne sévissait que dans la rue , comme si la violence symbolique, économique, et sociale n’existait pas où était plus douce. User de son droit à manifester ne conduit pas nécessairement à la violence. Hormis quelques groupuscules qui revendiquent l’usage de la violence comme moyen d’action politique, l’immense majorité de ceux qui manifestent, le font pacifiquement. Et lorsqu’il y a violence dans la majorité des cas elle vient de l’état via les forces de l’ordre , contre des manifestants pacifiques, Malik Oussekine , Rémi Fraisse , deux exemples parmi tant d’autres.

    Gege Le 20 décembre 2017 à 13:53
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  • Je lis vos réactions, celles de Carlos et de glycére, je les trouve argumentées intelligemment.

    Cependant moi qui me pense un homme pragmatique, je trouve que vos échanges si pertinents soient ils (sans ironie) font beaucoup trop d honneur a la pensée "profonde" de Philippe Poutou et de son parti le NPA.

    Reprenons un instant l historique du NPA, a l’origine, sans aller jusqu a remonter a la JCR (jeunesse communiste révolutionnaire), Krivine fondateur avec d autres noms devenus sinon célèbres, mais disons connus fondent en 1969, la Ligue Communiste puis en 1973, LC Révolutionnaire.

    Cela vous le savez, et je ne vous apprends rien.

    La LCR a pu être en son temps, un « creuset », une pépinière de talents politiques à la pointe des luttes sociales et sociétales avec des « pointures » politique telles qu’ Alain Krivine, gerard Filoche, pierre Franck, Daniel Bensaid, Michel Lequesne, Romain Goupil, Henri Weber, Daniel gluckstein.

    Mais depuis la dissolution de la LCR, dans le « pale » voir transparent NPA, la portée politique du Nouveau parti Anticapitaliste est quasiment nulle et cela s’explique.

    D’abord le poupin Besancenot, éternel jeune homme, gendre idéal pour les pasionarias de centre sociaux, estampillé « Facteur », alors qu il n’exerce plus cette fonction a La poste depuis des années, (il y est guichetier a 80 %) et déclare toucher 1000, 00 par mois, on comprends alors combien ce doit être dur d’acheter un appartement en région parisienne avec ce maigre salaire.

    Enfant chéri des medias après que la mode « Arlette » soit passée, il intervient surtout et sur tout sur les plateaux de télé, il décide donc la création du NPA en 2007 qui voit le jour en 2008.

    Ce fin politique liquide le peu qu il restait de l héritage Krivine malgré un score Historique de 4,88 % aux élections européennes de 2009.

    Les medias se détournent de lui pour s’amouracher because audience de Jean Luc Mélenchon, bon client aux début, et fondateur de PG et du FDG.

    Débute alors une séance de girouette Politique aux régionales de 2010, digne des meilleurs stratagèmes alimentaire du PCF , 15 listes en nom propre , 3 avec le FDG , 3 avec le PG .3 , 40 % obtenus ainsi.

    Le brillant poupin le 28 avril 2014 annonce qu’il mènera la liste du NPA en Île-de-France pour les élections européennes, 42. Sa liste obtient 0,84 % des voix.

    Et commence ainsi la saga du porte parole Poutou, fini les paillettes, les salons, place a un ouvrier, un vrai !

    L a devise de Philippe Poutou pourrait être « je n’ai rien a dire mais je veux le dire » rien dans l interview dans « regards » n’apporte le début d une réflexion, c est banal, creux, entendu 100 fois.

    Je cite le grand homme : « On reste sur l’idée que les choses ne changeront pas par les élections mais par des combats de rue et un mouvement social profond. »

    Tiens non ? C’est vrai ? Ho la la ! C’est puissant ça !

    « On essaie de convaincre qu’on a intérêt à prendre nos affaires en main et s’organiser nous-mêmes et qu’il faut arrêter de faire confiance à des politiciens. »

    C’est vrai ça, tous pourri ! A l’aide camarade Marion !

    « Il y a le mépris, la condescendance, la haine de classe. »
    « Ca fait partie de la vie au quotidien, il n’y a pas que dans les médias : dans son combat de syndicaliste ou d’ouvrier, dans l’usine quand on est confronté à une direction.
     »

    Patron salaud, le peuple aura ta peau !

    Honnêtement c est avec ce genre d Analyse politique que l on posera des perspectives à Gauche ?

    Qui peux réellement croire qu’avec les cendres du NPA, de ses 1000 adhérents en étant large on peut « reconstruire » ? .

    La semaine Prochaine dans regards, « Arlette le retour » suivi du troisième volet en préparation « POI ! POI ! POI ! »

    Soyons sérieux un peu camarades !

    buenaventura Le 20 décembre 2017 à 14:28
       
    • beaucoup trop d honneur a la pensée "profonde" de Philippe Poutou et de son parti le NPA.

      C’est vrai que nous sommes dirigés par un dieu à la pensée trop complexe pour la populace que nous sommes.
      Et il fait tellement de bien à ceux qui ne sont rien en allégeant le poids de leurs poches. Demain il guérira les ecrouelles.
      Ha mépris de classe tu as de bien beaux jours devant toi, ici et partout.

      irae Le 20 décembre 2017 à 23:01
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  • Oui , soyons sérieux ! Le NPA n’est qu’un avatar de la nébuleuse "ultra gauche" qui voulait , à défaut de pouvoir occuper la place du PC et du PS, constituer un 3eme pôle"révolutionnaire" de la gauche française dans l’après 1968.
    Apparemment, c’est raté : ni Arlette (LO) , ni Alain (NPA) ne sont parvenus à cet objectif. Tout juste ont-ils joué le rôle de poil à gratter d’un système qu’ils disaient vouloir abattre.

    Dans sa fonction tribunicienne,protestataire et médiatique, "l’ultra gauche" a désormais un nouveau champion en la personne de Jean Luc Mélenchon .

    Aura -t-il plus de chance avec LFI, alors que l’effondrement du PS et l’affaiblissement du PC devraient lui faciliter la tâche ?

    Rien n’est moins sûr. le mouvement "Nuits débout " a fait long feu et LFI marque le pas depuis son succès électoral aux élections présidentielles et législatives du printemps 2017 : quoi qu’elle en dise, l’échec du mouvement social contre les ordonnances de cet automne et son effacement au moment des élections corses sont aussi son échec.
    Quant à la gauche "traditionnelle ", déclarée morte ou moribonde, elle n’est nullement enterrée.Elle est en cours de reconstruction et de recomposition ( plusieurs congrès et États généraux sont en préparation et se tiendont en 2018).

    En résumé, toutes nuances confondues,la gauche française est en piteux état . Divisée et émiettée, sinon groupusculaire, incapable de créer un rapport de forces, elle n’a actuellement aucune prise sur le cours des évènements . Par conséquent, le capitalisme néo libéral , financier et mondialisé a encore de bonnes années devant lui.

    Antoine C Le 20 décembre 2017 à 16:01
       
    • @ Antoine C

      JL Melenchon « ultra gauche » , vous êtes un lecteur assidu de Valeurs Actuelles , vous reprenez leurs slogans . Le rapport de force à gauche, il est créé par la FI . Vous affirmez que la FI marque le pas , pouvez vous citez une étude sérieuse qui viendrait étayer votre affirmation ? D’un côté vous dites la FI marque le pas et de l’autre vous affirmez que sont influence est telle, qu’elle a provoqué l’échec de la mobilisation contre la loi travail XXL. Vous refusez de regarder la réalité en face , la division syndicale , le rôle joué par JC Mailly , ont été déterminants dans cette échec . Je ne sais pas ce que vous entendez par « Gauche traditionnelle » , mais je suis certain que son discrédit est tel qu’il faudra plusieurs générations avant que les électeurs lui fassent de nouveau confiance . Les congrès et états généraux n’y changeront rien , je ne pense pas que ce soit la préoccupation des français. Au vu des dernières élections la recomposition à gauche ne peut pas se faire autour de ce que vous appelez la « gauche traditionnelle » . En attendant il’y à urgence, les élections européennes vont éclairer la situation.

      Gege Le 20 décembre 2017 à 18:26
    •  
    • @Antoine C. Il faudrait plutôt parler d’affaiblissement du PS et d’effondrement du PCF.

      Glycère Benoît Le 20 décembre 2017 à 20:48
  •  
  • Eh oui ! Que cela plaise ou non, quand on se gargarise d’être " le premier opposant à la politique de Macron", il faut en assumer les responsabilités et les devoirs : on attend toujours à cette heure le million sur les Champs Élysées que JLM et LFI nous avaient annoncé en bombant le torse et s’agissant de la Corse, non seulement ,depuis le continent, JLM et LFI ont passé leur temps à taper sur la liste d’union de la gauche , mais encore ils ont souhaité "bon vent " (sic) aux listes de la droite nationaliste et indépendantiste. C’est cela regarder la réalité en face.Quant aux élections européennes prochaines , s’il y a une urgence, c’est bien celle de présenter des candidatures de rassemblement à gauche, à défaut de quoi, il est probable que ce sera une Bérézina électorale, y compris pour LFI.

    Benoît .L Le 20 décembre 2017 à 18:55
       
    • Rassemblement de la gauche ? Sur quelles bases et selon quelles modalités exactement ? S’il s’agit de reproduire le front de gauche... Je vous prédis une très forte désillusion.

      Carlos Le 20 décembre 2017 à 20:46
    •  
    • @ Benoît .L

      Pour vous regarder la réalité en face , c’est de refaire « l’union de la gauche » et comme par miracle les français vont tous se lever comme un seul homme et voter pour. Vous rêvez, pour « l’union de la gauche » les français ont déjà donné, et ils peuvent constater tous les jours le résultat qui est sous leur yeux. Ce que les gens ont besoin c’est qu’on leur rende l’espoir , sortir du TINA. C’est ce que fait , tant bien que mal , JL Mélenchon et la FI .

      Ce qui devient vraiment lassant avec des gens comme vous c’est que pour étayer vos affirmations, vous tordez le cou sans cesse de la réalité.

      JL Melenchon n’a jamais prétendu réunir un million de personnes à lui tout seul . Il a PROPOSÉ aux syndicats de prendre la tête du mouvement de contestation en appelant à une grande manifestation , à laquelle participeraient les associations et mouvements divers, ainsi que les partis politiques , avec l’objectif de réunir un million de personnes . Les syndicats n’ont pas donné suite. Voilà la réalité , nous sommes très loin de votre présentation caricaturale, fausse et simplistes.

      Vous ne regagnerez jamais le cœur des gens avec de tels procédés et vous ne convaincrez personne, sauf ceux qui le sont déjà, et visiblement ils sont de moins nombreux.Vous devriez regarder cette réalité là en face , et vous interroger .

      Gege Le 21 décembre 2017 à 08:12
    •  
    • Quand on est infoutu soi-même d’atteindre son objectif et de mettre le feu à la France des riches, soit on ferme sa gu... , soit on "analyse concrètement la situation concrète" et on fait de la politique autrement.

      Cet automne, "les syndicats" (sic) ( du moins certains) ont fait ce qu’il ont pu pour barrer la route aux ordonnances. LFI le sait parfaitement puisqu’elle a joué les suceurs de roue de la CGT et de SUD. Comme elle sait bien qui a freiné des quatre fers ou qui était dès le début aux abonnés absents (FO , CFDT,CFTC , Unsa etc...). La division "soft" entre syndicalisme de lutte de classes et syndicalisme réformiste a plombé le mouvement du début à la fin.
      Sur le plan politique, la gauche affaiblie, et elle aussi éparpillée, a été dans l’incapacité de mobiliser au-delà des militants... Cela, les têtes pensantes de LFI le savaient.

      Ce qui ne les a pas empêché de jouer les "kakou" devant les médias et de lancer le faramineux "un million sur les Champs Élysées" en même temps que JLM, depuis la Grèce, donnait le point à Macron !!! Dans ces conditions il faut être sacrément culotté pour clamer à qui veut l’entendre "c’est pas nous, c’est les autres"...

      Nico M Le 21 décembre 2017 à 17:30
  •  
  • Bien sur ,il revient très vite chez certains commu-tristes , l idée qu’en fait la seule opposition c’est eux, vous savez "le-parti-de-la-classe-ouvrière".

    Entre nous, il y a peu de différence entre le groupuscule NPA et la coquille Vide PCF . Un parti grabatérisé par l’âge canonique de ses adhérents et ce ne sont pas les "petits fils de " c’est a dire les JCF qui vont remonter la pyramide des ages aux sein du PCF.

    Pour répondre a BENOIT , qui attend toujours le million chez les champs Elysées , cela fait 30 ans , depuis la fin du règne du grand résistant Marchais que l ’on attend une remontée du PCF dans les sondages et les urnes.

    Quand a liste "faux nez" du PCF en corse, elle a obtenu un score "historique" de plus comme seul ce parti sait en aligner tous les 5 ans et a toute les élections

    Quand a recomposer la gauche avec LO, le NPA , et le PCF , autant chercher a déstaliniser Charasse.

    "groupuscules de tout pays unissez vous " !

    buenaventura Le 20 décembre 2017 à 21:04
       
    • à "la coquille vide du PCF", au "groupuscule du NPA", ajoutons
      pour faire bonne mesure le soufflé de LFI . Nous avons là le portrait bigarré de la gauche alternative française aujourd’hui et l’addition des incapacités de créer le moindre rapport des forces favorable aux dominés. Triste fin d’année 2017 !

      léo F Le 21 décembre 2017 à 16:24
  •  
  • Je suis de ceux qui pensent que "l’unité" de la gauche (et ceux qui ne comprennent pas mes guillemets oublient qu’elle peut s’avérer à géométrie variable comme elle le fut avec le Front de gauche ) n’est pas un objectif à atteindre...

    Ce qu’il faut c’est trouvé un projet alternatif de société capable de fédérer et de convaincre un nombre croissant de citoyens autours des valeurs humanistes et écologistes qui font tant défaut aujourd’hui... Pas d’accords d’appareils creux ne préservant l’intérêt que des partis ( qui s’ils sont nécessaires, n’ont pas à adopter la "raison du parti" comme on invoque la raison d’Etat).

    Pour ma part, je trouve clairement l’ambition du programme "l’avenir en commun" à la hauteur du défi et s’il y a matière à discuter et que ce programme, qui n’est pas immuable, doit évoluer, ce n’est que vers toujours plus de fraternité, de liberté et d’équité.

    N’en deplaisent à ceux qui personnalise le débat autours de JL Mélenchon, discuter le programme n’est pas réservé aux sympathisants dits "insoumis", il suffit pour cela de remplacer la critique "psychologisante" par une critique "programmatique"’, et nous verrons alors clairement en quoi des visions de ce que doit être la société divergent reellement ! Et j’en ai autant à dire à ceux qui refusent le débat sous prétexte d’incarner la seule option possible et légitime uniquement notamment parce qu’il la pense moderne en comparaison des autres voix dissonantes...

    On doit discuter, tous ensemble, pas pour chercher l’unité, mais pour répondre à l’injonction du débat démocratique... Seule injonction qui s’impose à ceux qui ont pour ambition de modifier le régime politique actuel afin que le citoyen puisse prendre en main son destin !

    Carlos Le 21 décembre 2017 à 09:18
       
    • S’étourdir de raisonnements plus ou moins savants sur le monde comme il fut, comme il va et comment il faudrait le changer semble être la grande occupation des contributeurs sur le site de "Regards". Pendant ce temps-là, le peuple tarde à "prendre son destin en main" et le nouveau tarde à prendre la place de l’ancien.
      Pourquoi , en dépit de plusieurs projets alternatifs de société , sommes - nous "incapables de fédérer et de convaincre un croissant de citoyens qui font tant défaut aujourd’hui "(sic) ?C’est bien la seule question qui vaille d’être résolue... en 2018 peut-être ?

      Nicolas T Le 21 décembre 2017 à 16:40
    •  
    • @Nicolas T - j’aurai la même réponse que Poutou à cette question : on en sait rien et on ne peut que constater le paradoxe d’une insatisfaction montante rapportée à une absence de réaction... Fatalisme digéré ?

      Carlos Le 21 décembre 2017 à 19:52
  •  
  • @ Nicolas

    Reconstruire la gauche ?

    Tout simplement personne n’en a envie ! et personne ne voit un danger immédiat comme nous le décrivons ici et ailleurs qui dans son syndicat, qui dans son parti .

    Je ne veux pas jouer le rôle du "sachant" de service, il y en a suffisamment dans regards, mais je me pose une question : es t ce que l on vit dans le même monde ?

    Que ce soit dans le monde du travail, ou dans les associations, les clubs de sport, la famille, les amis , je n’entends personne venir me dire " oh mon dieu quel dictateur ce Macron ! "

    Personne ne m interpelle en me disant , "il y a urgence de reconstruire la gauche ! " vous oui ? ah bon ! ok .

    Au contraire pas mal de gens disent " il fait ce qu il dit ce MACRON " en " plus il leur a bien dit " vous êtes pas en danger et bien vous rentrez chez vous " , il lui a bien dit en Algérie " pkoi vous me prenez la tète avec la colonisation " et ainsi de suite ! .

    Je sais ca fait " café du commerce " mais c est comme ca, je ne sens pas dans la population, une envie de se "battre contre Macron" , pire je trouve même que depuis juin, des gens de plus en plus nombreux semblent l’apprécier .

    La preuve, les syndicats n ont pas mobilisés contre les ordonnances et la FI non plus .

    La reconstruction de la gauche ? avec un PS explosé et son satellite le PCF qui lui tendait sa sébille , une FI en construction, des verts éclatés . C ’est pas pour toute suite a mon humble avis

    buenaventura Le 21 décembre 2017 à 19:48
       
    • Effectivement, le changement ( mais quel changement ? ), c’est pas pour demain. Le bulldozer macronien s’est mis en marche après qu’un fois de plus on nous a fait le coup du danger fasciste. L’idéologie dominante distille une peur de tout en même temps que l’inutilité de la lutte, et ça fonctionne ! chacun se terre, fait l’autruche et se tourne vers le maitre pour demander protection. On retrouve le vieux réflexe féodal : Louez soit nos seigneurs ! On ne mord pas la mains qui te donne à manger .Quelle modernité !

      Edouard B Le 21 décembre 2017 à 21:58
    •  
    • @Édouard - La seule certitude que l’on ait réellement c’est qu’effectivement, les gens vont de moins en moins voter et partagent de moins en moins leurs positions politiques...

      La résignation sur leur sort, le dégoût de la chose politique ou l’efficacité du système de verouillage médiatique "anti-lutte" ne peuvent être que des hypothèses plus ou moins vérifiées. Car il est bon de rappeler qu’il n’y a aucune étude "sérieuse" sur l’un de ses sujets en particulier, que des intuitions somme toute subjectives.

      Maintenant, il est aussi sûr que plus on véhicule l’idée qu’une alternative est possible à la réalité d’une vie qui se perçoit de plus en plus dure, plus l’idée qu’un autre monde est souhaitable pourrait prendre. Et pour cela il faut faire vivre le débat démocratique. Et continuer à le faire tenir jusqu’à ce que les gens aient atteint le point d’exaspération capable de leur faire bousculer tout ce qui faisait leur certitude jusqu’ici...

      Mais je crains qu’on ne puisse pas le provoquer...

      Carlos Le 22 décembre 2017 à 06:51
    •  
    • @buenaventura. Ne désespérez pas. Il y a la reconstruction de la gauche, il y la reconstruction de la droite. Le jeu politique n’est ni fermé ni inerte. Il continue à se faire autour de ces notions, la droite et la gauche, qui ne sont que des repères dans l’arc parlementaire, sans lien fixe avec leur contenu programmatique ou idéologique à un moment donné. Le curseur va bouger, c’est sûr, les contenus aussi. Intéressant.

      Glycère Benoît Le 22 décembre 2017 à 08:32
  •  
  • Bonjour
    A quelle beau pays la Pologne !!
    anticommuniste, anti -russe, anti -allemande, anti homo, anti musulmanne, anti immigrés,anti féministe, bien catho tendance intégriste, nationaliste , plutôt facho....
    Certes l’Europe l’admoneste un peu , lui dit qu’elle ne respecte pas les formes, que c’est pas bien, qu’elle va se faire tirer les oreilles, mais ....bon on ne braque pas trop les projecteurs, comme pour le Vénézuela ou ailleurs....
    Et puis , ils ont tant fait pour faire tomber le communisme, avec JP II , et lech Walesa, un bon ouvrier celui là....
    On se demande pourquoi Macron va les embêter sur les travailleurs détaché, car si l’on veut sortir de cette étouffoir qu’est la Pologne, la meilleur façon c’est de partir.
    Voir article Agoravox, Europe,:Pologne nouvelle terre de l’anticommunisme.

    BOB Le 22 décembre 2017 à 11:38
       
    • bob

      je suppose que votre post est en rapport avec l ’extreme droite qui était le sujet de l interview de Poutou, vous faites bien de poser cette critique car, la Pologne semble être la quintessence des nationalismes qui s élèvent en Europe, l’Autriche suit !!!!!. l ex Yougoslavie c’est déjà fait et l Ukraine n’est parfois pas très loin .

      Cependant , si votre constat est juste et pertinent, vous semblez attribuera la "montée" du fascisme en Pologne à des " ils on tant fait .......celui la "

      Ces " ils " ce sont qui ? les curés, les américains, les gouvernements européens ?

      Vous croyez réellement qu " ils " sont responsables de tant d ’anticommunisme ?

      Voyez vous je pense que les plus grands "fournisseurs " d anti communisme et qui a entrainé tout le reste, c’est bel et bien la clique a Jaruzelski et au PC polonais, parti godillot qui léchait les bottes du "grand parti frère russe"

      C est un fait que c’est dans les ex pays de l’est que l on dénombre le plus de nationalistes, d ’opposant a la théorie marxiste et de racismes en tout genre.

      Comment l Europe doit elle se positionner surement pas en étant laxiste sur nos valeurs , mais également en essayant de comprendre comment ces pays ont ou arriver a tant de haine.

      Il ne s’agit pas de faire un anti pénultième procès en stalinisme mais bel et bien de comprendre les raisons de cette radicalisation fascisante.

      buenaventura Le 22 décembre 2017 à 19:25
  •  
  • Bonjour
    Mon point de vue , est teinté d’humour ironique, disons....
    Oui vous n’avez pas complètement tord, et la Pologne a une histoire propre, coincé entre les Russes et les Allemands , et victime du stalinisme russe.La conséquence aussi de la guerre froide, de la logique des camps et affrontement Est/Ouest....
    Mais le nationalisme,et le fascisme n’on pas besoins du communisme pour prospérer, et l’anticommunisme, est largement partagé, chez nous comme ailleurs. Mais bon c’est un long débat....

    BOB Le 23 décembre 2017 à 10:41
       
    • @BOB. La Pologne n’a pas été victime du stalinisme. Elle a été victime du communisme. Les Polonais en ont une connaissance intime, pour l’avoir subi.

      Glycère Benoît Le 23 décembre 2017 à 11:01
    •  
    • La Pologne a connu (et connait encore) surtout le cléricalisme catholique (JPAUL II), l’antisémitisme, (Auschwitz),le fascisme ( Pilsudski)et le capitalisme. La parenthèse socialiste fut imposée par l’URSS à la sortie de la seconde guerre mondiale et pendant la guerre froide Est-Ouest. Ce qui ne justifie rien et sûrement pas le fait qu’aujourd’hui l’UE et l’OTAN utilisent la Pologne nationaliste comme base d’une éventuelle confrontation armée avec la Russie de Poutine. D’où leurs réactions modérées devant les atteintes aux droits de l’homme et la re- fascisation rampante de la société polonaise actuellement.

      Simon S Le 23 décembre 2017 à 18:04
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  • bonjour
    A Benoit, disons que les Polonais ont été victime du "communisme" "historique" , reste après a définir , le système politique qui pris forme en URSS. Tout une école de penseurs, militants, et d’intellectuels ,ont travailler dessus, a partir des années 1930. Certains ni voyait pas du communisme......

    BOB Le 23 décembre 2017 à 14:44
  •  
  • Voici le système en place ; il y a une cage, un cadre qui délimite le fonctionnement de la création des richesses, un seul modèle est toléré ; le libéralisme, qui est la doctrine revendiquée par le capitalisme, libéralisme... c’est tellement positif comme mot concept.
    Dans ce cadre il y a 2 variantes :

     1 : le libéralisme autoritaire représenté par la droite classique ; de Fillon à Macron en passant par Sarkozy c’est la valeur sure par excellence pour les investisseurs capitalistes car elle garantie, grâce à son autoritarisme et son cynisme, une paix royale pour les possédants d’où la fréquence de ses passages à la tête des gouvernements.
    Le FN et les autres mouvements d’extrême droite font partie de ce bloc, ils sont d’ailleurs au pouvoir en Hongrie, en Autriche, en Pologne et les grands démocrates ne s’en scandalisent pas car ils appliquent le remède libéral avec un zèle particulier, qui a toujours été apprécié dans la haute société. Il faut noter qu’il figure régulièrement dans cette engeance ; des hommes de gauche qui rivalisent avec les pires droitards quand leur moment arrive : Adolphe Thiers et Manuel valls en sont des représentants.

     2 : le libéralisme libertaire, représenté en France par la gauche rocardienne et anti communiste qui avec Jacques Delors et le centriste juppé ont fait un sacré boulot pour casser le projet communiste du CNR.
    Libéralisme super sympa, magnifié à l’international par les « ex-hippies » de la sylicon Valey, ces personnes qui commencent à devenir tellement « think different » que certaines envisagent de partir s’installer dans des pays offshore flottant pour errer dans les eaux internationales loin des règlements, des pauvres pas vegans et surtout des impôts…

    Voilà le tableau et tout projet qui veut faire société en dehors de ce cadre est moqué, traité de gentil utopisme ou de totalitarisme stalinoïde.
    La solution est pourtant en dehors de ce cloaque libéral autoritaire ou libéral libertaire qui ne sait qu’organiser la misère et les guerres dés que ses intérêts sont menacés, et cette solution c’est le SOCIALISME, le COMMUNISME, il n’y en a pas de plus grande et son heure va venir.

    Travaillons toujours à sa mise en place, que ce soit dans 5 jours, dans 5 ans ou dans 1500 années, dans un moment de paix ou dans la violence sans pitié.

    Arouna Le 23 décembre 2017 à 22:01
       
    • Il faut regarder les expériences socialistes, en URSS et dans d’autres pays allant de la Yougoslavie au Mali décolonisé, surtout pas comme des échecs mais comme des essais.
      Les capitalistes décrivent comme tels les premières tentatives de prise de pouvoir bourgeois, à partir du XIVème siècle, avec des villes-cités comme Gènes ou Venise, dans un monde féodal et ils ont parfaitement raison.
      Le capitalisme s’est pris des énormes raclées par l’ancien régime, il a mis 4 ou 5 siècles pour imposer son pouvoir basé sur le droit et la propriété lucrative, c’est le temps qu’il faudra peut être pour mettre fin à son règne.

      La révolution c’est le changement radical de mode de production et non le fantasme du « grand soir ». Tant que l’on acceptera le concept « de preuve d’échec du communisme » au XXème siècle, les capitalistes gagneront la bataille du récit et il est temps que cela cesse.

      Arouna Le 24 décembre 2017 à 03:50
    •  
    • Et sinon Philippe Poutou est sympa, le genre de queum avec qui on doit se régaler mais il est complètement inoffensif pour le pouvoir. C’est bien pour ça que tout le monde l’aime bien, comme Arlette autrefois.
      Il devrait plutôt se concentrer sur son rôle de syndicaliste car il est sincère, combatif et que le syndicalisme a vraiment merdé gravement cet automne 2017.

      Le NPA était marxiste naguère, il y avait dans ce parti des penseurs clairvoyants comme Daniel Bensaïd qui avait compris l’arrivée de l’hégémonie totale du capitalisme sans filet avec la chute de l’URSS, contrairement à tous ces débiles d’extrême gauche qui sabraient le champagne parce que le mur était tombé.
      Aujourd’hui.. on avec le npa affaire au mieux à une sorte de doctrine sociale de l’église catholique, genre "il faut aimer les pauvres et repartissez mieux les richesses", ça craint.

      Arouna Le 24 décembre 2017 à 08:44
  •  
  • Oui , hélas , nous en sommes rendus à ce point que "l’extrême gauche" s’est émasculée elle-même et qu’elle est devenue une curiosité plutôt qu’un danger pour le capitalisme triomphant. Cela explique que Besancenot ( ex -trotskiste) soit invité sur les plateaux de télé et que JLMélenchon (ex-trotskiste ex- socialiste mitterandien) lui-même s’y retrouve plus souvent qu’à son tour pour gonfler l’audimat.

    Alain F Le 24 décembre 2017 à 10:30
  •  
  • Bonjour
    A Alain F, ou Arouna, et les autres
    Oui, nous mesurons le recul, la régression politique , historique, idéologique. Belle phrase Arouna" les capitalistes(élites, bourgeoisie, intellectuels...)ont gagner la bataille du récit, et tant que l’on acceptera le concept de preuve de l’échec du communisme, ils ont de beaux jours devant eux.
    Pourtant , tout un travail de réflexion, et de critique,a était fait, qui est passé sous silence, mêmes dans nos propres rangs.Du communisme de conseil, à l’ultra gauche, luxembourgistes, communiste de gauche,marxistes libertaires anarcho-communiste, gauche communiste.....:A Pannekoek,Rosa luxembourg, Ciliga,Bordiga,Gramsci, K.Korsch,Herman Gorter,O.rûhle, P.Mattick,Castoriadis, lefort. M.Rubel,D .GuérinG Debord, vaneigen,la liste est longue ...autant de militants, et intellectuels,révolutionnaires qui n’avaient pas attendu les nouveaux philosophes, et les historien libéraux a partir des années 1670. Touts ces personnages cités plus haut dés les années 20/30 critiqués, l’URSS, qu’ils ne reconnaissez pas comme un pays socialiste, ou communiste, dénoncez Staline , et le stalinisme .Mais ils restez marxistes et révolutionnaires, ou libertaires.
    La bataille du récit , commence par rappeler la mémoire historique....

    BOB Le 24 décembre 2017 à 16:43
  •  
  • A Bob,
    Bien sur dans nos rangs !
    Victor Serge fut un des premiers à exprimer des critiques, mais il ne s’est jamais résigné, il n’a jamais abandonné son idéal révolutionnaire.

    On ne va pas comparer des hommes de cette trempe avec la deuxième gauche quand même..

    Arouna Le 24 décembre 2017 à 18:23
       
    • @Arouna

      La question de la nature de l’URSS est fondamentale pour savoir ce qu’est vraiment le communisme.

      La définition du communisme dépend toujours du niveau atteint par la science historique et la science économique.

      C’est pourquoi, aujourd’hui, il est impossible de connaître la nature du capitalisme d’État en URSS sans connaître la theorie de la reproduction élargie (Le Capital livre 2 Section 3).

      À l’aide des schémas de la reproduction élargie, on démontre que lorsque la production des moyens de production s’accroît relativement plus vite que la production des biens de consommation,
      il se dégage une macroplus-value que la classe ouvrière ne peut pas consommer.

      La production de cette macroplus-value est impossible sans étatiser et planifier l’économie.Car dans une économie de marché normal la production des biens de consommation, contrairement au premier cas, s’accroît relativement plus vite que la section des biens de production.

      Telle est en résumé le secret du capitalisme d’État conçu par Lenine dès 1893. Et c’est ce qu’on appelle communisme non seulement par mis les gens peu cultivés mais aussi parmi les théoriciens qui se disent communistes.

      La plus-value dont je viens de décrire différe de la plus-value marxiste parce que la mienne ne peut être produit que de façon planifiée bref une macro-plus-value par opposition à une plus-value marxiste produite par des grandes entreprises privées.

      Dès les années 1920-1930, des théoriciens communistes ont qualifié l’URSS de capitalisme d’État. Mais ils ont tous échoué jusqu’ici en se qui concerne l’explication scientifique du mecanisme d’exploitation en URSS. Car ils partaient tous de la plus-value marxiste classique.Or en URSS tout est macroéconomie.Sans partir de la theorie de la reproduction élargie, on ne peut jamais démontrer le mécanisme d’exploitation conçu par Lenine et mise en pratique dès la NEP.

      Jao Aliber Le 25 décembre 2017 à 21:06
  •  
  • Pour information complémentaire, d’une part,ces quelques éclaircissements historiques : la revendication de la nationalisation de l’économie industrielle russe fut émise très tôt par les comités d’usine dans lesquels les bolcheviques furent majoritaires dès mai 1917, donc bien avant de l’être dans les soviets et avant la révolution d’octobre.

    Ces nationalisations permettaient alors d’éviter les fermetures d’usines , dans une situation marquée à la fois par le sabotage et la fuite des patrons, le délitement de l’économie russe et la perturbation des chaînes de production.

    Le décret sur le contrôle ouvrier de novembre 1917 n’ayant pas suffi à résoudre les difficultés économiques, dans un contexte où se multipliaient les conflits entre patrons et ouvriers , mais aussi entre salariés eux-mêmes ( notamment entre ouvriers et ingénieurs, techniciens et contremaîtres), où les tensions étaient parfois vives entre les syndicats et les comités d ’usines, alors que la guerre civile faisait rage, le gouvernement bolchevique décida finalement, en juin 1918, la nationalisation totale de l’industrie et la fusion des comités d’usine avec les syndicats dont la tâche fut désormais de soutenir la productivité en réintroduisant primes et salaires aux pièces.

    D’autre part, La direction unique d’entreprise remplaça peu à peu la direction collégiale, laquelle cependant perdura jusqu’en 1920 dans 69% des usines de Pétrograd...

    La plus -value créée par le travail des salariés dans le processus de production, est répartie en masse salariale, en avantages en nature , en achat de la matière première , en investissement dans ce qu’on appelle aujourd’hui la recherche- développement de techniques de production et de commercialisation.

    Mais, dans le système capitaliste , qui est celui de la propriété privée des moyens de production et d’échange, la production de la plus -value et sa répartition tient compte de la rémunération du capital social ( les actionnaires) qui a permis la création de l’entreprise.

    La nationalisation rend l’État seul actionnaire de l’entreprise et lui seul accapare la rémunération du capital qui lui sert à rétribuer sa bureaucratie, à équiper le pays, à faire fonctionner les services publics, à assurer ses pouvoirs régaliens.

    On doit évidemment se poser la question de savoir de quel État il s’agit et au service de qui son pouvoir est exercé. Dans les sociétés de classes,telles que nous les connaissons, l’État est dirigé par les représentants directs ou indirects de la classe dominante dont l’objectif n’est pas l’intérêt général mais son intérêt particulier . De là découlent les politiques de dé-nationalisation de tout ou partie de l’économie que, par
    exemple, la France a connu à partir d es années 1980, et de privatisation rampante ou non ( la sidérurgie, la prodction et la distribution de l’énergie,les télécommunications , les voies de communication, les médias, la santé etc..

    Benoît Pradier Le 26 décembre 2017 à 13:52
       
    • Bonjour
      Voilà , pour beaucoup de théoriciens, marxisants , l’URSS n’a jamais été communiste, mais plutôt une forme de capitalisme d’Etat, et cela mêmes pour Lénine, et Trotsky se trompé quand il voyait dans l’URSS un Etat ouvrier dégénéré.
      Mais il faut surtout bien voir , que taxer l’expérience de l’URSS, mais aussi de la Chine actuel, ou d’autres pays , comme étant des pays communistes , arrange bien les affaires des classes dirigeantes , surtout occidentale....Vous voyez cela à échouez !.
      Reste a comprendre ce qu’est le communisme, travail énorme , d’analyse et d’explication, que ne font pas justement nos partis qui se veulent révolutionnaires ou communistes, si il en reste encore. D’ou la régression actuel et le triomphe de l’’idéologie bourgeoise.

      BOB Le 26 décembre 2017 à 16:19
  •  
  • Le communisme, ou le socialisme, sa classique étape intermédiaire après le capitalisme, est un objectif , une visée, un projet, et une tentative politique et économique de dépasser la société de classes dans laquelle l’humanité se reproduit depuis le XIXe siècle.

    Qu’il y faille des conditions et des circonstances favorables, l’histoire nous l’a appris , de la Commune de 1871 à la fin de la grande promesse d’octobre 1917, et souvent aux dépens de ceux et celles qui s’étaient lancés (et se lancent encore aujourd’hui) dans ce qui est et demeure un combat .

    L’apparent triomphe du capitalisme néo-libéral qui sème partout la violence, la guerre et la misère sociale s’est construit depuis le fin du XXe siècle autant sur les ruines du communisme soviétique et une division mortifère du mouvement révolutionnaire international que sur la fabrication d’un consentement des opinions publiques à une intégration au mode de vie individualiste, consumériste et aliénant qui leur a été imposé par un "soft power" particulièrement efficace jusqu’à présent.

    .

    laurent H Le 26 décembre 2017 à 17:13
  •  
  • Accueillir ceux qui fuient les exactions des forces impérialistes ????
    Non. Il nous faut construire une union des républiques socialistes de la francophonie.

    L’URSF représente la seule alternative crédible à l’Union libérale européenne. Les peuples de la francophonie sont prêts et attendent que le prolétariat français montre le chemin.

    zz Le 5 janvier à 16:30
       
    • l URSF ! le " prolétariat Français ! "

      ZZ ! quèsaco ? Zarathoustra Zorro ?

      buenaventura Le 12 janvier à 14:29
  •  
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