Accueil | Par Pierre Jacquemain | 26 avril 2018

Philippe Rio : « Nous balançons entre espoir et désespoir »

Le rapport Borloo sur les banlieues vient d’être présenté à Matignon (alors qu’on annonçait encore hier, à l’heure de cette interview, son report de deux semaines). Où en est la fronde des élus locaux qui avaient lancé en octobre dernier, l’appel de Grigny ? Pour en parler, le maire communiste de Grigny, Philippe Rio, est l’invité de La Midinale.

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 Sur l’appel de Grigny 
« Nous balançons entre espoir et désespoir. »
« Nous allons dénicher des solutions locales avec le collectif d’associations et d’élus, regroupé dans Territoire gagnant, parce qu’il y a dans ce pays des forces citoyennes et politiques, qui se mobilisent dans nos quartiers. »
« Les solutions existent, nous avons juste besoin d’un peu de moyens et de reconnaissance pour faire vivre la République dans nos quartiers. »

 Sur les démissions d’élus 
« La crise des élus locaux peut s’aggraver si ce gouvernement ne répond pas à nos attentes légitimes. »

 Sur les reports de la remise du rapport Borloo 
« Ces retards confirment l’idée que nous ne sommes pas une priorité de ce gouvernement. »
« Nous pensons que le véritable combat sera celui de la loi de finances 2019. »
« Le plan Borloo est un plan collectif. »
« Jean-Louis Borloo nous a beaucoup écouté. »
« L’ambition c’est pas celle d’un plan pour la banlieue mais d’une mobilisation nationale. »

 Sur l’éducation et le logement 
« On attend que l’éducation nationale revienne dans nos quartiers pour de vrai. »
« Il doit y avoir une prise de conscience que l’éducation nationale doit territorialiser et adapter ses politiques. »
« Une commune comme Grigny où il y a près de 40% de logements sociaux, c’est beaucoup de craintes sur la réhabilitation et l’entretien du patrimoine. »
« Aujourd’hui c’est silence radio sur les copropriétés dégradées. »
« Les copropriétés dégradées sont une bombe sociale. »

 Sur les effets du Grand Paris 
« Les grandes machines sont des machines à broyer des initiatives locales et à faire des accords politiques qui ne tiennent pas compte des réalités locales. »
« Pour nous la réalité, c’est une ligne du RER D qui fonctionne extrêmement mal. »
« Nous n’avons pas de ligne du Grand Paris Express mais une ligne tramway qu’on attend depuis 20 ans. »

 Sur la convergence des luttes 
« Nous sommes une commune libre et indépendante. »
« Le caractère transpartisan des élus locaux montre bien qu’on a envie d’une République pleine et entière, pour tous. C’est la force du mouvement des élus locaux aujourd’hui. »
« Nous luttons, nous résistons, pour faire en sorte que notre pays la France fonctionne sur l’ensemble du territoire en opposant les territoires ruraux des territoires urbains. »

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